République Algérienne démocratique et populaire

Editorial Numéro Spécial BAOSEM
Par

le Docteur Chakib Khelil ,
Ministre de l' Energie et des Mines

28 décembre 2004
 

 

C’est avec un réel plaisir que je réponds à l’invitation qui m’a été faite d’ouvrir, par quelques mots, ce numéro spécial du Bulletin des annonces officielles du secteur de l’énergie et des mines (BAOSEM).

Avec ce 179ème numéro le BAOSEM qui a vu le jour en juillet 2001 a déjà fait beaucoup de chemin, même s’il reste encore perfectible. En moins de trois ans et demi sa diffusion atteint déjà 5000 exemplaires : 3000 par distributeurs et 2000 par abonnements auxquels s’ajoutent 400 abonnés sur Internet. Seul support spécialisé de cette importance en Algérie il jouit déjà d’une notoriété appréciable.

Mais le succès réel du BAOSEM va, pour nous, au-delà de ces chiffres. Ce Bulletin, inexistant auparavant, nous a permis en effet d’introduire un outil de gestion rationnel pour l’achat des équipements et des services du secteur. Il nous a aidé à instaurer par ce biais une nouvelle culture des transactions commerciales, plus rigoureuse et plus performante, auprès des différents opérateurs du secteur, qui se résume en trois mots-clés : transparence ; équité ; efficience.

L’usage du BAOSEM consacre pour la première fois en la systématisant la procédure d’appel d’offres, qui est considérée, je le rappelle, comme l’une des premières règles de la bonne gouvernance, par les Nations-Unies.

Cette nouvelle procédure d’appel d’offres se fait en deux temps, avec ouverture publique des plis en présence des représentants de l’ensemble des soumissionnaires et sous le contrôle d’un huissier de justice : une première phase consacrée à l’ouverture des offres techniques permet d’aligner sur une même configuration technique les soumissionnaires retenus ; une seconde phase porte sur l’ouverture des offres commerciales et l’attribution du marché, séance tenante, à la meilleure proposition financière.

Ce nouveau système de mise en compétition a permis aux opérateurs du secteur de réaliser des gains très appréciables en coûts et en délais de réalisation, tout en rehaussant leur crédibilité. Il nous a permis, d’un autre côté, de diversifier et d’élargir considérablement le champ des soumissionnaires aux appels d’offres.

Le BAOSEM est un moyen qui permet, en outre, à nos opérateurs qui dépensaient auparavant plusieurs millions de DA pour la publication de leurs appels d’offres dans des organes extérieurs, de réaliser des économies considérables et sans être soumis aux aléas de la diffusion externe.

L’avènement du BAOSEM a introduit enfin plus de rigueur et de discipline dans la passation des marchés, en exigeant beaucoup de réflexion et de professionnalisme dans la préparation des cahiers des charges et des contrats-types. Vecteur de transmission d’informations économiques, techniques et commerciales, son utilisation a permis également la création d’une banque de données au sein du Groupe Sonatrach, qui renforce l’efficience économique du groupe en matière de passation des marchés notamment.

La société d’édition et de publicité du BAOSEM est une SPA qui gagne déjà de l’argent. Il reste cependant que pour élargir son audience ce Bulletin doit entreprendre dans l’immédiat les efforts nécessaires pour être publié en anglais. Cette observation concerne également la rédaction des appels d’offres et s’adresse aussi aux différents cadres concernés par les transactions internationales. À l’heure de la mondialisation économique, qui avance à grands pas, l’anglais est devenu un outil de travail incontournable.

Nul doute que le BAOSEM qui progresse en se consolidant est appelé à élargir son lectorat et servira de plus en plus de support publicitaire aux entreprises intéressées, ce qui va renforcer encore les ressources de cette jeune entreprise.

La publication de ce numéro spécial coïncide avec le Nouvel An. Je profite de cette coïncidence pour présenter mes meilleurs vœux de bonheur et de prospérité aux membres de l’équipe du BAOSEM, à ses annonceurs et à tous ses utilisateurs.