" L'Algérie, état d'avancement dans la privatisation "


Article paru dans le journal économique espagnol
" Cinco Dias ",
du 1er Décembre 2003

 

1. Dans le secteur électrique le Gouvernement algérien a introduit, depuis 2001, une série de changements législatifs qui permettent, aujourd'hui, l'entrée sans restrictions du secteur privé. L'Exécutif a lancé un projet d'appel d'offres, à l'Est d'Alger, pour la génération d'électricité de 1100 MW pour laquelle Il est fait appel à la participation d'un investisseur privé. L'objectif de l'Algérie et de produire de l'énergie électrique au moyen de centrales à cycle combiné. Un projet est en cours, depuis deux ans, pour l'exportation d'électricité vers Espagne et la France, mais ce qui est certain c'est qu'il n'y a pas encore d'accord, Quatre offres de compagnies françaises et espagnoles sont sur la table, mais elles sont encore à l'étude et il n'est pas prévu d'accord à court, terme.

2. Dans le secteur du gaz, une loi sur la libéralisation et la distribution " identique à la législation espagnole ", selon les propos de Khelil (le Ministre de l'Energie et des Mines), a été adoptée en février. Le projet le plus ambitieux mis en marche, consiste en la construction d'un gazoduc qui relie l'Algérie à l'Espagne. Le plan prévoit un investissement de 600 millions d'euros et compte avec la participation de la société algérienne Sonatrach, Cepsa, Endesa, Iberdrola, BP, Total et Gaz de France. Il est prévu que ce projet sait opérationnel à partir de 2007. L'Algérie prendre en charge les coûts de construction depuis les gisements jusqu'à la côte.

3. La production de pétrole de l'Algérie augmentera rapidement, durant les prochaines années, et ce, particulièrement, grâce à la participation des entreprises privées étrangères. Parmi les plus grandes firmes du secteur figurent Cepsa et d'autres compagnies pétrolières internationales telles que BHP Billiton, Burlington Ressources, Anadarko et Amerada Hess, La compagnie espagnole opère au niveau du gisement Orouhoud, où est également présente Anadarko. Ce champ pétrolier a une capacité de production basse de près de 75.000 barils/jour. Mais les réserves prouvées peuvent atteindre l'équivalent de 1 milliard de barils.