Cérémonie de signature du protocole d’Accord entre la Sonatrach et les entreprises portuaires d’Arzew, de Skikda et de Béjaïa

Allocution du Docteur Chakib KHELIL, Ministre de l’Énergie et des Mines

Alger, 25 juillet 2004

 

Monsieur le Ministre,
Messieurs les P.D.G. et les vice-présidents de la Sonatrach,
Monsieur le président du Directoire de la S.G.P « Ports »,
Messieurs les P.D.G. des Entreprises portuaires d’Arzew, de Skikda et de Béjaïa,
Messieurs les P.D.G. des filiales du Groupe Sonatrach,
Messieurs les représentants de l’UGTA,

Mesdames et Messieurs,

Il m’est particulièrement agréable de participer, aux côtés de mon ami M. Mohamed Maghlaoui, Ministre des transports, à cette cérémonie de signature du Protocole d’Accord sur les Terminaux marins à Hydrocarbures, entre la Sonatrach, et les Entreprises portuaires d’Arzew, de Skikda et de Béjaïa.

Le protocole qui sera signé dans un instant porte sur la création d’une société mixte de gestion et d’exploitation des terminaux à hydrocarbures (S.T.H.). Cette société sera dotée d’un capital social d’un milliard de DA, réparti entre la Sonatrach (avec 60% des parts), l’Entreprise portuaire d’Arzew (avec 20%), l’Entreprise portuaire de Skikda (avec 15%), et l’Entreprise portuaire de Béjaïa (avec 5% des parts).

Ce partenariat entre la Sonatrach et les trois Entreprises portuaires, que je viens de citer, est l’aboutissement d’une réflexion commune engagée par le Ministère de l’énergie et des mines, le Ministère des transports, et le Ministère des travaux publics. Ce travail qui a été entrepris suite aux décisions du Conseil Interministériel du 26 janvier 2003 a pour but d’introduire un nouveau mode de gestion et d’exploitation des terminaux marins à hydrocarbures. L’option pour l’élaboration d’une société mixte a été retenue et validée par le C.IM. du 19 avril 2004.

Il s’avère que ces installations constituent le maillon faible de la chaîne des hydrocarbures. Leur exploitation se heurte depuis longtemps, en effet, à de nombreuses contraintes préjudiciables à l’économie nationale. Il fallait remédier donc rapidement à cette situation.

Je voudrais rendre hommage à l’abnégation, à la persévérance et à l’esprit de responsabilité de toutes celles et de tous ceux qui ont travaillé pendant deux années pour parvenir à ce résultat. J’associe à cet hommage nos partenaires sociaux qui ont fait preuve d’un esprit constructif pour l’aboutissement de ce projet.

Je me félicite aussi de la synergie des compétences réunies par ce Protocole d’Accord qui nous permettra de faire face aux impératifs de la globalisation des marchés et de tirer un meilleur profit de nos ressources en hydrocarbures. Cette opération va constituer, à coup sûr, un modèle à suivre pour le renforcement de la réactivité et de l’efficience économique de nos capacités d’exportation.

La création de cette nouvelle société résulte d’une volonté partagée d’engager, sur des bases économiques solides et un mode de gestion rationnel, le développement des capacités de nos ports pétroliers afin de mieux répondre aux exigences de nos engagements contractuels d’exportation d’hydrocarbures liquides (brut, condensats, produits raffinés, GPL et GNL) et aux opportunités du marché pétrolier international.

Il faut rappeler également que notre production d’hydrocarbures qui a connu une forte croissance au cours de ces dernières années est appelée à se développer dans le temps. Nos objectifs d’exportations qui sont en constante augmentation, de leur côté, représenteront, en terme de volume, 125 millions de tonnes-équivalent-pétrole (TEP) à l’horizon 2009, contre 109 millions de TEP en 2003.

Parallèlement à la constitution de cette société mixte la Sonatrach a engagé la réalisation de 5 postes de chargement d’hydrocarbure liquides en haute mer (bouées Single Point Mooring, ou SPM). Ces postes de chargement qui permettront l’accostage de tankers à grand tirant d’eau (capacité de 320.000 tonnes) seront réalisés à Arzew (2 bouées), à Skikda (2 bouées), et à Béjaïa (1 bouée). Ces nouveaux moyens d’évacuation permettront de faire passer nos capacités de chargement actuelles, en hydrocarbures liquides, qui sont de l’ordre de 85 millions de tonnes à 210 millions de tonnes en 2009.

Nous devons nous féliciter par conséquent des efforts communs qui nous ont permis d’aboutir à l’adaptation et au développement de nos installations portuaires. Ces résultats s’avèrent plus que jamais nécessaires au regard de la compétitivité internationale que durcit de plus en plus la mondialisation économique.

Je souhaite longue vie et de grands succès à cette nouvelles société mixte.

Je vous remercie pour votre attention.