Deuxième Conférence du Global Gas Flaring Reduction

Alger,10-11 Mai 2004

Discours de Monsieur Chakib Khellil,
Ministre de l'Energie et des Mines
 

 

Mesdames, Messieurs,

Tout d'abord, je voudrais vous remercier et vous féliciter tous pour le travail remarquable que vous avez accompli pendant ces deux jours pour faire avancer notre partenariat et réaliser les objectifs que l'on s'était fixés à Oslo puis à Johannesburg en 2002.

Je tiens également à féliciter chaleureusement les auteurs des différentes communications présentées au cours de ces deux journées de travaux qui ont permis d'engager des débats mutuellement enrichissants autour des meilleures pratiques et méthodologies à même de soutenir nos objectifs et de renforcer notre partenariat.

Votre participation et vos contributions démontrent clairement l'engagement des gouvernements et compagnies que vous représentez en faveur d'une action internationale concertée et suivie pour la réduction des gaz de torche, ce dont nous nous félicitons.

J'aimerais aussi remercier en votre nom à tous Monsieur Rashad Kaldani et son équipe de la Banque Mondiale pour les efforts remarquables qu'ils ont déployés depuis le début pour faire de ce partenariat un exemple de coopération, et qui ont rendu possible le démarrage effectif du programme d'action et la réunion de cette seconde conférence.

Cette conférence est, comme vous le savez, la première à être organisée depuis le lancement officiel de cette initiative et la mise en oeuvre du programme d'action.

Cette conférence a été une excellente occasion pour prendre la mesure des progrès réalisés, échanger les expériences et les leçons apprises, et pour explorer les voies et moyens de renforcer et surtout approfondir notre coopération et notre collaboration.

J'ai le plaisir de dire que grâce à vos contributions à tous, cette conférence a été une grande réussite.

Nous avons beaucoup appris des pays et des compagnies qui ont enregistré des succès sur la voie de la réduction des gaz torchés et ces succès sont importants non seulement pour les pays et compagnies concernés mais peuvent également servir de modèle pour tous les membres du partenariat GGFR.

Les enseignements tirés des différentes expériences ?constituent assurément une voie à suivre pour tenter de prendre en charge les défis qui nous attendent.

Les 100 milliards de mètres cubes encore torchés à travers le monde, sont une source de grande préoccupation non seulement pour notre industrie mais aussi pour tous ceux qui aspirent à un monde meilleur. Il s'agit là d'un grand défi que tous ensemble nous nous devons de relever.

Indéniablement, la forte corrélation existant entre le développement durable, la réduction de la pauvreté dans le monde et la protection de l'environnement font de la réduction du torchage des gaz l'un des grands enjeux de l'industrie pétrolière d'aujourd'hui.

Mesdames, Messieurs,

Vous avez tous constaté les efforts qui ont été fournis par l'Algérie à travers sa compagnie pétrolière Sonatrach pendant ces trente dernières années qui ont permis le passage du ratio gaz associés torchés sur gaz produits de 80% à 11%.

Vous avez également noté les investissements importants sur ses fonds propres que prévoie l'Algérie à travers Sonatrach, pour réduire le taux de torchage des gaz associés produits à moins de 7% pour la perspective 2007.

Pour ce qui est de l'élimination totale du torchage de production, le Gouvernement algérien et Sonatrach la voient possible à l'horizon 2010 grâce à sa politique volontariste et également aux démarches tel que le Mécanisme de Développement Propre.

Les différents projets déjà initiés sous l'égide de la Banque Mondiale constituent un bon départ mais des efforts supplémentaires seront nécessaires pour appuyer ce programme et faire de ce partenariat un exemple de coopération.

Les méthodologies et procédures de base pour l'éligibilité au Mécanisme de Développement Propre prévu par le protocole de Kyoto, qui sont en cours de développement revêtent, à notre sens, un caractère urgent dans la mesure où elles pourraient servir de base à tous les efforts ultérieurs et surtout permettre la mobilisation des ressources à travers notamment l'obtention de Crédits Carbone prévu par le Mécanisme.

Nous devons démontrer que tous ces efforts deviendront rapidement des réalités sur les champs pétroliers.

Mesdames, Messieurs,

Avant de terminer, je tiens à réitérer l'engagement du Gouvernement algérien et en particulier du secteur de l'énergie et des mines (dont j'ai la charge), à poursuivre les efforts engagés de longue date pour la réduction des gaz à effet de serre en général et des gaz torchés en particulier.

Ce faisant, nous continuerons de soutenir le partenariat GGFR et de maintenir une collaboration constante avec la Banque Mondiale et les différents partenaires afin de parvenir aux objectifs visés par ce partenariat.

Tout comme le secteur de l'énergie et des mines tout entier et Sonatrach en particulier ont fait de la transparence leur démarche dans toutes les transactions commerciales et à fortiori dans la passation des contrats d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures, le secteur de l'énergie et Sonatrach s'engagent à poursuivre et à renforcer leur politique de transparence quant aux quantités de gaz torchés et les actions menées pour les réduire.

Mesdames, Messieurs,

Il est clair qu'ensemble, nous avons déjà réalisé des avancées et ensemble, nous pourrons réaliser notre vision pour le futur dans le cadre d'un partenariat puissant et fructueux.

Avant de terminer, je remercie encore une fois tous les organisateurs qui ont rendu possible cette conférence particulièrement la Banque Mondiale et souhaite aux participants étrangers un bon retour chez eux.

Je déclare ainsi la clôture solennelle de cette deuxième conférence en souhaitant que nous nous retrouverons tous très prochainement.