Allocution introductive à la Conférence-débat devant
le Forum d’El-Moudjahid

du Docteur Chakib Khelil, Ministre de l’Énergie et des Mines

Alger, le 7 février 2004

 

Excellences,
Mesdames,
Messieurs,

Je remercie tout d’abord Monsieur Abdelmadjid cherbal, directeur général du quotidien El-Moudjahid, d’avoir eu l’amabilité de m’inviter une nouvelle fois à cette conférence-débat.

Il m’a été demandé de centrer nos discussions sur trois points :

-         Les questions liées au partenariat et aux activités du secteur.

-         Le bilan synthétique du secteur de l’énergie et des mines.

-         La Conférence de l’opep qui aura lieu dans trois jours (10 février) à Alger.

Mais en raison du temps qui nous est imparti et afin de laisser toute sa place au débat qui va suivre je me limiterai ici à résumer quelques éléments marquants du secteur de l’Énergie et des Mines.

Mesdames, Messieurs,

Les performances du secteur s’améliorent à un rythme soutenu grâce à la qualité de nos ressources humaines et à de nouvelles méthodes de gestion.

J’avais eu l’occasion de démontrer au cours de la conférence que j’avais donnée, ici-même, le 19 avril 2003 que le bilan du secteur était très encourageant. Les faits n’ont fait que confirmer ce constat à ce jour. Les perspectives d’avenir s’annoncent également très prometteuses au regard de l’ampleur et de la variété des mesures que nous mettons en œuvre et des résultats enregistrés.

Le secteur de l’Énergie et des Mine reste marqué par un développement sans précédent. Il a enregistré ces dernières années une croissance continue et multiforme dans ses divers segments : mines, électricité, et hydrocarbures.

Ces progrès sont perceptibles aussi bien dans le domaine de la création de richesses que dans celui du renforcement des instruments législatifs, des modes de gestion, et des moyens financiers de l’État. Ces progrès, on peut également les déceler dans les réponses aux besoins d’énergie de plus en plus forts et des aspirations de nos concitoyens.

A la source de ces réelles avancées l’on trouve, naturellement, la détermination et l’esprit de suite qui ont prévalu dans la mise en œuvre des réformes inscrites dans les programmes successifs du Gouvernement. Ces programmes sectoriels font partie, comme vous le savez, du programme politique sur lequel a été élu le Président de la République, Monsieur Abdelaziz bouteflika.

Dans le cadre de ce processus deux nouvelles lois ont été promulguées : celle de l’électricité et celle des mines. Ces lois s’appliquent sur le terrain avec des résultats concrets et très probants, tant financiers, économiques, que sociaux. Elles ont eu aussi des impacts positifs insoupçonnés, notamment sur l’emploi et la qualité des services proposés grâce à la transparence et à la concurrence.

Vous savez la place qu’occupe le domaine des hydrocarbures dans l’économie nationale. Ils y contribuent pour 41% au produit intérieur brut pour 77 % aux recettes budgétaires de l’État, et pour 97% aux recettes extérieures du pays (avec 24 milliards de $ pour l’année 2003). En termes de croissance le secteur des hydrocarbures était en deuxième position en 2003, après le secteur agricole, avec un taux de croissance de 8%.

Pour longtemps encore, le secteur de l’Énergie et des Mines demeurera un facteur vital de sécurisation des revenus de l’État et donc des citoyens. Il continuera d’être sollicité pour accroître la richesse nationale et doter notre pays de ressources renouvelables. Celà conforte la pertinence et des nouvelles orientations qui lui ont été imprimées et la nécessité de leur indispensable continuité.

Un aspect particulier, sans doute le plus marquant de cette nouvelle stratégie énergétique et minière, nécessite d ’être relevé : il réside dans la place qu’y occupent désormais le partenariat et la coopération internationale.

Cet élément novateur s’intègre dans cette démarche sous un double rapport : celui des réformes économiques engagées par notre pays, à la mise en œuvre desquelles s’attelle le Gouvernement, et celui de l’insertion avantageuse de l’Algérie dans les nouvelles réalités économiques mondiales.

L’objectif primordial est d’accroître de manière continue et de rendre moins aléatoires les revenus de l’État grâce, tout à la fois, aux investissements nouveaux, au développement et à la diversification des activités productives et des exportations.

Dans cet ordre d’idées, la Sonatrach a prévu, à elle seule, dans son nouveau programme quinquennal, un volume d’investissements de 23 Milliards de dollars US. Mais elle le fera sans puiser dans les réserves du Trésor Public et sans demander la garantie de l’État. L’entreprise recherche désormais elle-même ses financements grâce aux moyens qui sont les siens.

Une telle démarche vise a restituer à l’État ce qui lui revient. L’État est propriétaire du domaine minier. Il est aussi le facilitateur des investissements et le protecteur de l’intérêt public.

Mais c’est, naturellement, aux entreprises publiques et privées qu’incombe le rôle d’accroître la richesse nationale dans le cadre des lois et règlements en vigueur.

Mesdames, Messieurs,

Dans l’Amont, l’exploration et le développement de nos réserves occupent une position-clé.

En dépit de ses potentialités, d’ores et déjà identifiées et qui sont prometteuses, le territoire Algérien reste sous exploré avec 8 puits /10.000-Km2 alors que la moyenne mondiale est de 100 puits /10.000-Km2. (500 puits /10.000 Km2 au Texas).

Même s’il a remarquablement progressé au cours des quatre dernières années, le nombre des opérateurs dans l’exploration, le développement et l’exploitation, reste limité à une trentaine de compagnies. Ce nombre atteint 80 dans un pays tel que la Colombie dont les potentialités géologiques sont bien moins importantes que les nôtres.

Il convient de rappeler aussi que nos réserves gazières développées ont pratiquement toutes fait l’objet de contrats d’exploitation jusqu’aux horizons 2015–2020. On mesure ainsi l’étendue du chantier qui demande à être fertilisé. Il nous faut donc tout en développant les réserves existantes, en découvrir de nouvelles pour ne pas être pris au dépourvu.

En raison de l’étude et de la prospéctivité de notre domaine minier des sociétés d’exploration portent un intérêt de plus en plus grandi au Nord de l’Algérie. C’est le cas notamment de Gulf Keystone présent dans le Sud-Est Constantinois et de la société chinoise cnpc dans le bassin de Chlef.

Il importe, par conséquent, de tirer profit des opportunités nouvelles qui s’offrent à notre pays, en particulier sur le marché européen qui s’ouvre et se libéralise, mais aussi sur le marché gazier américain qui procure des prix attractifs. Tout cela en garantissant, à long terme, la couverture des besoins du marché national.

Mais, les travaux d’exploration et de mise en valeur des gisements, exigent la mobilisation de moyens financiers et techniques considérables dans un contexte mondial très concurrentiel, où encore une fois, les investisseurs, cibles de sollicitations diverses, sont de plus en plus exigeants.

On comprendra aisément que, dans ce contexte incontournable qui s’impose à tous, il s’avère indispensable et urgent pour nous, d’adapter nos instruments et nos méthodes afin d’attirer des capitaux frais et des technologies nouvelles, avec en vue, une préoccupation essentielle : la recherche d’une croissance économique forte, durable, et porteuse d’emplois nouveaux.

L’État est en recherche de ressources supplémentaires destinées à répondre aux légitimes besoins des citoyens et à se désendetter.

La Sonatrach, de son côté, a un besoin vital d’améliorer ses performances en se libérant de nombreuses contraintes d’ordre opérationnel, financier et institutionnel qui continuent de peser sur elle, et il lui faut adapter son fonctionnement afin de jouer pleinement son rôle de créatrice de richesses.

D’ores et déjà, la mise en place du système d’appel à la concurrence en deux phases, en écartant la procédure du gré à gré, a permis de réaliser des gains considérables de l’ordre de 1 milliard de $US depuis la mise en place du processus d’appel d’offre. Cette procédure nous a permis également de réduire les coûts et les délais et de mieux assurer la sécurité des installations à travers l’application strictes des cahiers des charges techniques. Elle a permis enfin d’améliorer les recettes de l’État et de diversifier nos partenaires.

Hormis les grandes compagnies internationales, nous comptons aujourd’hui parmi nos partenaires étrangers des sociétés russes, chinoises, vietnamiennes et tunisiennes notamment. Les sociétés chinoises se retrouvent maintenant parmi les plus grands investisseurs en Algérie. À titre d’exemple les Chinois ont consacré l’année dernière un investissement de 325 millions $US dans le gisement de zarzaitine.

Ces performances nous ont conduit à lancer un nouvel appel d’offres en 2003 pour l’attribution de 5 nouveaux blocs.

En 2003 nous avons inauguré plusieurs gisements importants, dont ourhoud (200.000 b/j) avec cepsa et burlington. En 2004 nous mettrons en production deux nouveaux gisements rod et el-gassi. En mai prochain in-sallah entrera en production de gaz.

Et c’est pour la première fois aussi qu’est engagé un projet de gaz naturel intégré sur le gisement de Gassi Touil. Ce projet inclut l’amont, le transport et la liquéfaction. Les offres commerciales seront ouvertes en mars 2004.

Au vu de ces résultats exceptionnels, cette méthode d’adjudication a été étendue aux autres branches d’activités du secteur ainsi qu’aux contrats de fournitures, d’équipements et de prestations de services.

En ce qui concerne plus particulièrement le développement et l’exploitation, le regain d’intérêt porté à notre pays par les sociétés étrangères ces dernières années se confirme.

Je ne manquerais pas de citer aussi la création de la société mixte Numhyd entre la Sonatrach et la société tunisienne etap pour effectuer des opérations d’exploration conjointes en Tunisie et en Algérie.

Nous enregistrons, à ce jour, 45 contrats d’association de compagnies internationales avec la sonatrach dont 17 contrats sur des gisements en développement et en exploitation, et 28 contrats sur des gisements en exploration.

Mais il serait pour le moins hasardeux de penser que la partie est définitivement gagnée. Il importe encore de fidéliser les investisseurs déjà présents chez nous et d’en attirer de nouveaux, dans un contexte de forte compétition entre pays producteurs.

Mesdames, Messieurs,

Dans l’Aval, nous nous attachons à améliorer nos capacités d’évacuation et à diversifier la production nationale et les exportations.

C’est ainsi que dans le domaine du transport par canalisation et parmi les projets les plus récents :

§        Nous avons inauguré l’oléoduc oh3 qui relie Hassi Berkine et Haoud el-Hamra, dont la capacité passera prochainement à 900.000 b/j.

§        L’oléoduc oz2 sera inauguré prochainement. Il nous permettra d’atteindre notre objectif de 1,5 millions b/j en 2005.

§        La station de compression de Mecheria qui sera inaugurée incessamment permettra d’augmenter notre capacité d’exportation de gaz naturel de 3 milliards de m3/an à travers le Maroc et l’Espagne. Le démarrage de cette station nous permettra de combler le déficit d’exportation crée par le sinistre de Skikda.

Plusieurs actions et projets d’envergure témoignent, par ailleurs, de la cohérence et du dynamisme qui caractérisent les programmes engagés ces trois dernières années. A titre d’illustration, l’on peut citer, le projet d’usine d’hélium de Skikda déjà attribué à linde, la construction d’une mini-raffinerie à Adrar déjà attribué à cnpc, le projet de raffinerie de condensât de Skikda en cours d’appel d’offres, sans compter les projets pétrochimiques d’envergure actuellement en préparation concernant notamment les oléfines et les aromatiques qui seront localisés à Skikda.

Dans le même temps la société Polymed a été restructurée et renforcée. Le démarrage de l’usine de poly-éthylène haute densité d’une capacité de 130.000 T/an est prévu pour le mois de mai 2004. Ces résultats ont été obtenus grâce à un apport de trésorerie de la Sonatrach et à une restructuration de la dette dûe aux banques. C’est la décision d’un Conseil inter-ministériel (cim) qui a permis d’atteindre cet objectif.

Le secteur s’est également impliqué fortement dans le dessalement d’eau de mer afin de desserrer les contraintes posées par la pénurie d’eau particulièrement dans la région oranaise qui verra la réalisation de la première usine  de dessalement dans notre pays.

Cette unité qui sera adossée à une centrale électrique d’une capacité de 300 MW produira 90.000 m3/jour. La Sonatrach et la Sonelgaz sont associées à Black and Veatch pour la réalisation de ce projet. La construction qui est confiée à itochu se terminera vers la fin 2004. L’originalité de cette centrale réside dans le fait qu’elle sera réalisée sans la garantie financière ni de  sonatrach ni de l’État. Elle sera réalisée et exploitée sous l’entière responsabilité du partenaire étranger.

Une autre usine de dessalement d’une capacité de 200.000 m3/jour sera réalisée à Alger. Le projet a été attribué, après appel d’offres, à la société américaine ionics.

D’autres usines de dessalement sont prévues, par ailleurs, à Alger (2), Skikda (1) et Oran (1). Ces projets sont menés par l’Algerian Energy Company (aec) une filiale partenaire Sonatrach-Sonelgaz créée à la faveur des changements institutionnels qu’a connus le secteur de l’électricité.

D’important projets de génération électrique ont ainsi été initiés comprenant des centrales électriques de grande capacité comme celle d’Alger (Hamma), de Skikda ou encore d’Arzew, qui sera couplée à un projet existant de dessalement d’eau de mer.

Ces projets qui seront tous réalisés en partenariat s’intègrent dans une perspective qui laisse une large part la possibilité d’exportation d’électricité comme l’illustrent les projets de câbles électriques qui longeront les deux nouveaux gazoducs qui relieront directement l’Algérie à l’Espagne et à l’Italie.

Notre secteur s’intéresse, par ailleurs, à la question des énergies renouvelables et non polluantes, dans toutes ses dimensions, depuis la promulgation en février 2002 de la loi relative à l’électricité et à la distribution du gaz, suivie de celle sur les énergies renouvelables et le décret de diversification des coûts des énergies renouvelables.

Grâce à cette loi et à ce décret le développement de nombreux projets de cogénération et d’énergie renouvelables à base de déchets solides, d’énergie solaire et éolienne seront possibles.

L’introduction de ces sources d’énergie dans le bilan énergétique national vise des objectifs de cohésion  socio-économique ainsi que des objectifs liés au développement durable.

Des dizaines de villages ont été électrifiés par système solaire. Un nouveau programme d’électrification par système solaire concernant une vingtaine de villages a été lancé l’année dernière. Ceci indépendamment des multiples applications ponctuelles de l’énergie solaire telles le pompage de l’eau, les balises de signalisation, les applications industrielles, et qui se concrétiseront en tant que de besoin sur le terrain.

La nouvelle loi relative à l’électricité a donné une impulsion considérable au développement  des énergies alternatives qui permettra une exploitation massive des énergies renouvelables, l’énergie solaire principalement mais aussi éolienne et géothermique. Aux côtés des opérateurs déjà présents dans ces filières, une nouvelle société la New Energy Algeria (neal) a été créée en février 2002 en partenariat entre Sonatrach, Sonelgaz et une société Algérienne privée. Son capital est ouvert aux sociétés nationales ou étrangères.

Dans le domaine de la distribution et du stockage des produits pétroliers, le nouveau cadre réglementaire institué en 1997 suscite un engouement marqué des investisseurs privés ; plus de 600 autorisations ont été délivrées à la fin de l’année dernière et le montant des investissements pour la création de centres enfûteurs et d’installations de stockage et de distribution dépasse d’ores et déjà 10 Milliards de DA qui généreront 3000 emplois directs. La compétition ainsi ouverte entre opérateurs privés a eu des répercussions positives sur la prise en charge des besoins des citoyens et la qualité du service proposé. Nous travaillons pour la levée des barrières à l’entrée de nouveaux opérateurs grâce à la réorganisation de Naftal et la facilitation d’accès du secteur privé aux raffineries, grâce notamment à l’interchangeabilité des bouteilles de gaz.

En matière d’électrification rurale l’effort consenti par l’État depuis 1999 a permis la mise en exploitation de plus de 18.000 Km de lignes électriques et le raccordement de 191.523 foyers.

Dans ce domaine, le taux d’électrification atteint 95% et il est prévu de raccorder 11.000 nouveaux foyers en 2004 sur un programme entièrement financé par l’État.

Pour les Wilayates du Sud, l’État consent depuis deux années, une réduction de facturation de l’électricité et ces mesures touchent aussi bien les ménages que les activités économiques. Il convient d’ajouter que l’aide accordée aux agriculteurs est passée de 2.500 DA à 3.500 DA par hectare l’an.

Pour ce qui est de la distribution publique du gaz, le programme triennal 2002-2004 engagé par le Gouvernement prévoit la réalisation de 8.000 Km de réseaux pour le raccordement de 188 nouvelles localités et l’alimentation de 360.000 foyers.

Le nouveau mode de financement de ces programmes de distribution de gaz naturel dispense les collectivités locales de tout engagement financier et limite la contribution du citoyen à 10.000 DA par foyer. Pour la seule année 2003, il a été procédé au raccordement de 98 localités et au branchement de 392.000 foyers. Ce programme se poursuit à un rythme soutenu.

De manière générale la production d’énergie électrique a connu une évolution rapide. Elle était de 24.419 Gwh en 1999. Elle est passé à 29.192 Gwh en 2003, soit une progression de 20%.

Notre programme de production d’énergie électrique se poursuit normalement pour faire face aux nouveaux besoins de notre pays. Je peux vous donner quelques exemples :

§        Nous avons inauguré en 2003 la nouvelle centrale électrique de Berkine de 300 MW qui est reliée au réseau Nord de l’Algérie à travers Hassi-Messaoud.

§        La centrale de Fkirina (Aïn el Beïda) d’une capacité de 300 MW entrera en production à la fin de cette année.

§        Monsieur le Président de la République a posé récemment la première pierre de la nouvelle centrale électrique de Skikda (300 MW).

§        Nous avons lancé deux nouveaux appels d’offres en novembre 2003 pour la construction d’une centrale de 1200 MW à Hajret Ennous (Daïra de Cherchel) et une autre de 300 MW à Berrouaghia.

§        Les travaux de réhabilitation du tunnel de Ziama Mansouriah engagés par la cosider devait nous permettre de récupérer une capacité de 100 MW dés novembre 2003 selon les engagements de cette entreprise. Mais suite à des retards cette disponibilité ne sera possible qu’en mars 2004.

Notre démarche vise à encourager aussi des partenariats dans la maintenance des installations de générations électriques.

Des interrogations légitimes ont été soulevées depuis le black-out occasionné par une panne de la nouvelle centrale électrique d’Alger, à propos de l’adéquation entre l’offre et la demande nationales d’électricité et de la cohérence du réseau électrique national.

Pour éviter toute équivoque il est nécessaire de rappeler une évidence. La capacité de tout réseau électrique est tributaire de sa puissance installée et de la fiabilité de son mode de fonctionnement.

Malgré une augmentation de la demande de puissance de 4% par rapport à l’hiver 2002/2003 (7% en tenant compte de la charge délestée durant la pointe de février 2003), le fonctionnement du réseau électrique national n’a connu aucune contrainte majeure durant l’hiver 2003-2004. En effet, à part des coupures dues à des incidents conjoncturels ou exceptionnels, aucun délestage programmé de charge n’a été opéré durant la période hiver 2003-2004.

Il est à rappeler que durant l’été 2003 les très importantes contraintes qui ont perturbé le réseau d’électricité étaient dues au fait, que :

§        près de 1402 MW (soit 24% des 5.984 MW installés), étaient hors service ;

§        753 MW provenant d’arrêts pour cause d’entretien ;

§        et 649 MW pour cause de limitation de capacité des groupes suite à des problèmes techniques.

C’est l’amélioration des conditions de fonctionnement en matière de maintenance et de fiabilisation des groupes de production et de renforcement du réseau de transport d’électricité qui a permis de traverser la présente période hivernale sans problèmes. Ces actions se sont traduites en effet par un gain de capacité de 605 MW suite à :

§        Une meilleure disponibilité des moyens de production par rapport à l’hiver 2002/003, ce qui a permis la récupération d’une puissance totale de l’ordre de 355MW.

§        Un gain en puissance de l’ordre de 250 MW au niveau de la région Est, suite à l’injection d’un apport de puissance à partir de la région de Hassi Messaoud grâce à la mise en service de la ligne 400 KV (exploitée en 220 KV) reliant la région de Hassi Messaoud au réseau Nord du pays (Biskra).

La puissance maximale appelée a été de l’ordre de 5.262 MW en janvier 2004 contre 4.965 MW en décembre 2002, marquée par un délestage de 65 MW.

Il faut noter également la bonne tenue du réseau de transport de l’électricité lors de l’incident du 19 janvier 2004 au complexe de Skikda. En effet au moment de l’incident il a été enregistré un appel de puissance de 5.262 MW jamais atteint depuis l’indépendance du pays. La perte de puissance de la centrale n’a pas entraîné de black out ni de délestage. Les asservissements prévus pour protéger les interconnexions avec les pays voisins ayant correctement fonctionnés.

Par ailleurs, il est important de signaler : 

§        l’action de sensibilisation à l’économie d’énergie initiée par la campagne lancée le 29 novembre dernier, incitant les citoyens à consommer utile,

§        et l’alimentation en 2003 de près de 98 localités en gaz naturel, totalisant près de 150.000 nouveaux abonnés, ce qui probablement a eu pour effet une réduction de la consommation électrique suite à la substitution du chauffage électrique par celui au gaz naturel. Cette substitution devrait représenter environ 30 à 50 MW.

Il faut noter enfin que comparativement à l’hiver 2002/2003 au cours duquel des importations d’électricité à partir des réseaux des pays voisins ont été de 140 MW (80 MW en provenance de Tunisie et 60 MW du Maroc), durant l’hiver 2003/2004 aucune importation n’a été opérée, jusqu’à présent, pour faire face à la couverture de la demande électrique nationale.

Dans le cadre de l’application des dispositions de la nouvelle loi sur l’électricité nous avons mis en place les 3 filiales prévues (production ; transport gaz ; transport électricité) ainsi que la création de filiales de distribution. Les nouveaux pdg de filiales ont été installés après un appel à candidatures internes à Sonelgaz. Cette opération est la première du genre au sein de la Sonelgaz.

Mesdames, Messieurs,

Sur le plan international, il s’agit de se redéployer pour survivre car il ne suffit pas de produire. Il importe de vendre en s’intégrant harmonieusement au processus de globalisation. Il faut aussi diversifier son portefeuille par des échanges d’intérêts ou des prises de participations conjointes.

Deux contrats ont été signés pour l’achat en partenariat de deux nouveaux méthaniers.

Des travaux d’adaptation des ports pétroliers sont engagés pour supporter l’augmentation attendue des flux. La mise en œuvre du contrat de réalisation de 5 postes de chargement d’hydrocarbures liquides en haute mer, est engagée par ailleurs pour améliorer nos capacités d’évacuation. La sonatrach va constituer avec l’entreprise portuaire nationale une société chargée de l’amélioration de la gestion des ports.

La sonatrach s’est engagée d’un autre côté dans la réalisation de grands projets structurants, reconnus «  d’intérêt régional prioritaire » par l’Union Européenne.

Aux deux gazoducs reliant l’Algérie à l’Espagne via le Maroc, et l’Algérie à l’Italie via la Tunisie et dont la capacité sera renforcée, vont s’ajouter deux autres ouvrages reliant directement notre pays à ces deux partenaires européens.

Ainsi des accords conclus avec l’Espagne et l’Italie envisagent la réalisation en partenariat avec différents opérateurs européens de deux gazoducs sous-marins (medgaz et galsi) et de deux câbles électriques reliant l’Algérie à chacun de ces deux pays. La mise ne place de ces câbles électriques ainsi que les liaisons en fibre optique qui vont les compléter bénéficieront de la pose de ces deux gazoducs, ce qui favorisera l’économie globale de ces projets.

Le gazoduc medgaz dont les études de faisabilité sont achevées reliera directement l’Algérie à l’Espagne et sera d’une capacité de 10 milliards de m3. La partie algérienne a obtenu l’accord des autorités espagnoles pour le prochain démarrage des travaux de ce gazoduc et de la fourniture d’un volume de 4 milliards m3 en 2007.

Le projet de gazoduc galsi, d’une capacité similaire à celle de medgaz, reliera l’Italie via la Sardaigne pour desservir le marché italien et européen. Les études de ce gazoduc sont en cours et se déroulent selon le calendrier prévu.

Ces projets de transport s’inscrivent à la fois dans la perspective du partenariat euro-méditerranéen telle qu’elle découle du Sommet de Barcelone et dans la vision stratégique de diversification du porte-feuille et de minimisation des risques de la Sonatrach. Celle-ci, dans le cadre de son redéploiement international, se fixe comme objectif d’atteindre le client final en s’impliquant dans tous les segments de l’industrie des hydrocarbures des pays partenaires.

Le projet de gazoduc, entre le Nigeria et la côte méditerranéenne, (nigal) s’inscrit dans l’esprit de la nouvelle initiative pour le développement durable en Afrique (nepad). Ce projet, interconnecté au réseau algérien, contribuera de manière appréciable à l’approvisionnement gazier de l’Europe et induira des effets socio-économiques importants dans les pays de transit tout en contribuant à la protection de l’environnement grâce à l’élimination des gaz torchés. Une société d’études a été créée conjointement à cet effet entre la Sonatrach et la compagnie nigériane nnpc.

Dans le domaine de la commercialisation de gnl il faut rappeler le retour de notre pays, après une longue absence sur le marché britannique, grâce à un accord de partenariat avec bp. La Sonatrach et bp ont remporté en 2003 l’appel d’offres concernant la réservation de la capacité du terminal de regazéification de Isle of Grain.

D’autres actions sont menées par sonatrach à l’international, tels que la réalisation de l’unité de production de propylène de Tarragone (Barcelone), le terminal de regazéification en Galice en Espagne ou encore le projet de cogénération électrique en partenariat avec une société espagnole dans ce même pays.

Dans le cadre de sa stratégie d’accès à de nouvelles réserves et de rapprochement des marchés, la Sonatrach a doublé sa participation au capital du gisement de Camisea (Pérou) en la portant à 21% dans le segment transport. Elle est présente aussi dans l’amont du projet avec une participation de 10%, avec une option pour l’unité de liquéfaction destinée à ravitailler la marché Nord américain.

Il convient de rappeler enfin que notre pays a joué un rôle important en matière de conciliation et de préservation des intérêts mutuels des producteurs, des consommateurs et des compagnies, lors du 1er Sommet du gnl organisé à Washington en décembre 2003.

Mesdames, Messieurs,

Notre pays recèle des ressources minières importantes.

Mais en dépit de ces potentialités le secteur minier contribue faiblement à l’économie nationale. La nouvelle loi minière promulguée en juillet 2002 a pour objectif de promouvoir les investissements dans ce secteur afin d’en tirer les meilleurs gains possibles.

L’ouverture de l’exploitation des carrières aux investisseurs privés a permis de créer au cours de ces quatre dernières années au niveau national, plus d’emplois dans le secteur privé que ceux qui existent dans le secteur public. Déjà porteuse de fruits, cette ouverture va se poursuivre en se renforçant car ce secteur offre de nombreuses opportunités d’investissement dans les gisements et carrières de sable, de pierres de décoration, de bentonite, de marbre, etc.

En vérité nous sommes en train de sortir le secteur des mines d’une situation de léthargie insoupçonnée et qu’il était difficile de continuer à accepter au regard du potentiel qu’il recèle. A titre d’exemple, chaque carrière peut générer en moyenne 20 emplois, à un moment ou les agrégats et autres matériaux de construction font défaut sur le marché.

Grâce à ce processus nous ne fermons plus de mines alors que prés de vingt mines ont été fermées ces vingt dernières années. Aujourd’hui nous en ouvrons de nouvelles.

L’attractivité du domaine minier engagée à la faveur de la nouvelle loi sur les mines nous a en effet permis d’attribuer, depuis juillet 2000, 500 titres miniers qui ont généré plus de 2500 emplois nouveau. Les opérations menées dan ce cadre ont permis de rapporter au Trésor Public la somme de 528 millions de Dinars.

Cette ouverture commence également à attirer les investisseurs étrangers dont certains se sont déjà directement engagés dans l’exploration de gisements aurifères à Tririne-Hanane (Sud-Est). D’autres se sont associés à des entreprises nationales, leur apportant des capitaux et les technologies qui leur faisaient défaut pour maintenir et développer leurs activités, créer de nouvelles richesses pour l’État et de nouveaux emplois.

C’est le cas de l’Entreprise Nationale d’Exploitation des Mines d’or (enor) qui en ouvrant son capital à la participation majoritaire d’un grand groupe minier australien, s’engage résolument dans le développement des mines d’or de Tirek et de Amesmassa (Sud-Ouest). L’emploi actuel va être consolidé et 300 nouveaux postes de travail seront créées. Ce partenariat avec le groupe australien Gold Mines a permis un apport de capital de 12,5 millions de dollars en plus d’un apport de savoir-faire.

L’exemple de l’entreprise nationale ferphos est encore plus significatif du potentiel de croissance et de dynamisme que peuvent générer les réformes en cours dans l’économie nationale grâce à leurs effets induits.

En ouvrant son capital à une compagnie indienne, ferphos l’a associée à l’exploitation des mines de fer de l’Ouenza et Boukhadra grâce à la nouvelle Loi minière, et lui a garanti l’approvisionnement du complexe sidérurgique d’El Hadjar qu’elle a pu exploiter, comme on le sait, avec des résultats satisfaisants : doublement de la production d’acier, modernisation de l’outil de production et du management, préservation de l’emploi, tout en améliorant l’efficience économique du complexe.

Je voudrais ajouter un autre exemple pour illustrer la cohérence d’ensemble des réformes que nous menons et montrer les effets structurants d’une Loi réputée sectorielle comme celle des mines en l’occurrence.

C’est le projet d’une nouvelle cimenterie que la société étrangère orascom a réalisé à M’sila et qui n’a pu voir le jour qu’en raison de la garantie qu’il a eue d’explorer et d’exploiter les gisements de calcaire, d’argiles et de gypse, substances minérales nécessaires à la fabrication du ciment. C’est, une fois de plus, la nouvelle législation algérienne des mines qui a permis d’encourager un investisseur étranger à investir dans une activité industrielle aussi indispensable que celle des matériaux de construction.

De nouvelles filiales de l’ORGM ont été créées (Aquamine, Goldmine), et une filiale spécialisée dans les pierres ornementales sera créée prochainement. Aquamine est à la recherche de partenariat avec des sociétés de forage nationales et étrangères.

Ce nouveau départ de l’industrie minière dans note pays pose par ailleurs la question cruciale de la disponibilité des ressources humaines qualifiées dans les métiers de la mine et pour lesquelles il n’existe pas de centres de formation spécifiques.

Aussi, le secteur de l’Énergie et des Mines a pris l’initiative de lancer la création d’une École des mines à El Abed en utilisant les infrastructures de la mine d’El Abed qui était en cours de fermeture. Cet établissement contribuera à répondre à des besoins nationaux pressants en matière de formation minière et participera à l’animation de l’activité économique et culturelle de la région. Il a été décidé d’intégrer cette école dans le groupement iap de l’énergie, mines et hydrocarbures.

Soucieux de favoriser la transparence et l’équité dans l’attribution des titres miniers, principes de base de la nouvelle loi minière, le Ministère de l’Énergie et des Mines a décidé, dés l’année 2000, de n’octroyer les titres miniers relatifs à des indices et/ou à des gisements préalablement reconnus que par adjudication.

Il y a lieu de préciser que l’attribution de titres miniers par adjudication pour l’exploitation d’un gisement ne signifie nullement la vente du gisement comme d’aucuns l’avait compris. Il s’agit uniquement d’octroi de droits réels pour l’exploitation du gisement pour la durée et dans les conditions du titre minier octroyé, le gisement restant évidemment propriété de la collectivité nationale telle que stipulé par la Constitution.

Les investisseurs publics ou privés, mis en confiance par la transparence des opérations et la régularité de l’attribution des titres miniers, ont montré au fur et à mesure du déroulement de celles-ci, leur satisfaction et leur adhésion à cette manière de procéder.

Fort de la réussite de ces opérations, il a été décidé de faire une adjudication chaque trimestre avec comme objectif de proposer à chaque adjudication un minimum de 50 sites pour l’exploitation minière.

Mesdames, Messieurs,

Je ne saurais terminer ce rapide bilan sans évoquer quelques aspects de ces grands chantiers que le secteur a engagés dans le cadre d’une dynamique de concertation, de formation et d’implication de nos ressources humaines.

En matière de formation, nous avons crée un groupement iap avec des actionnaires constitués de la Sonatrach, Sonelgaz, Naftec, Naftal et intégrant le cpe d’Alger, l’iap d’Alger de Naftogaz et de hmd. Ce groupement va accélérer la formation du personnel du secteur de l’énergie et des mines en partenariat avec des instituts de grand renom et développer des filières d’avenir dans le marketing, les finances, la commercialisation, le "procurement", etc. Des conférences annuelles sur la formation seront organisées en outre au sein de ces instituts.

La promotion du dialogue avec tous les personnels (hommes et femmes), avec les cadres, et naturellement avec le partenaire social, dans toutes les entreprises du Groupe sonatrach, et au sein du Ministère de l’Énergie et des Mines, s’est intensifiée et systématisée.

La pratique des brainstormings au sein du Groupe Sonatrach a fourni un espace d’expression, de communication, d’échange et de créativité à tous nos cadres. Ils ont été ainsi des milliers à se réunir, à débattre et décider ensemble des objectifs propres à chacune de leurs entreprises et des plans d’actions à mettre en œuvre pour les atteindre.

Les femmes et les hommes du secteur de l’Énergie et des Mines sont au cœur de notre démarche. Nos ressources humaines sont un capital précieux; elles constituent le levier principal de l’adaptation des entreprises  du secteur à la nouvelle configuration de l’économie nationale et de l’environnement international où les évolutions s’évaluent à l’aune de la performance, de la compétitivité et de la création continue de richesses.

C’est ainsi que nous concevons le développement durable non comme une approche théorique mais comme un travail persévérant de proximité.

Dans le contexte de crise sociale qui caractérise notre pays, nous avons bien conscience de l’ampleur et de la diversité des problèmes sociaux à résoudre, de la nécessité de revoir les structures et les dispositifs sociaux jusqu’ici en vigueur, dans le but d’impulser une dynamique de solidarité nationale apte à saisir des réalités sociales complexes et d’optimiser leur traitement.

Nous redoublons d’efforts pour transcender les cloisonnements, assurer la durabilité de l’action, impliquer collégialement et solidairement l’ensemble des acteurs publics, privés et sociaux, au moyen d’actions communes, d’une concertation soutenue et d’un partenariat efficient.

La solidarité telle que nous la concevons vise à prémunir la société contre les excès du Marché. Nous avons conscience que les règles de la Nouvelle Économie qui se met en place doivent être strictement contrôlées et évaluées afin de s’assurer que chacun a des chances égales d’accès à de nouvelles opportunités. Nous ne perdons pas de vue, surtout, que les ressources humaines constituent le capital le plus précieux dans toute action que nous engageons.

Mesdames, Messieurs,

Concernant la Conférence de l’opep et le marché pétrolier :

La 129ème Conférence Extraordinaire de l’opep se tiendra dans trois jours à Alger (10 février 2004). Deux points sont à l’ordre du jour de cette conférence :

§        L’analyse des récents développements du marché, ses perspectives à court terme et ses implications pour l’opep.

§        La question de la nomination du nouveau Secrétaire Général de l’organisation.

La tenue de cette réunion qui sera suivie immédiatement par celle de l’afrolac, réunissant les pays d’Afrique et d’Amérique latine, confirme encore une fois que notre pays a bel et bien retrouvé sa place au plan international et son rôle au plan pétrolier. Une quarantaine de Ministres de l’énergie représentants l’Afrique et l’Amérique Latine seront ainsi présents à Alger. Cette réunion qui est la première du genre a été initiée sur recommandation du 37ème Sommet de l’Union Africaine tenue à Lusaka en juillet 2001 sur proposition de la Commission Africaine de l’Énergie (afrec) dont le siège est à Alger. L’Organisation Latino-américaine du développement de l’Énergie (olade), dont l’Algérie est adhérente est partie prenante à cette manifestation.

En ce qui concerne le marché pétrolier :

Les prix sont particulièrement élevés (Brent à 30,23$/b selon la cotation du 4 février 2004), induits par un équilibre Offre/Demande relativement tendu, ainsi que par des facteurs conjoncturels, comme le niveau des stocks très bas, notamment aux États-Unis et la vague de froid qui y sévit.

Ce niveau des stocks rend le marché vulnérable, et amplifie sa réaction à tout effet, même minime, sur la demande ou l’offre. Cette situation accentue grandement les effets spéculatifs. L’impact de cette spéculation sur la hausse des prix est évalué par certains analystes à 4 $/baril.

Il est donc clair que la flambée actuelle des prix répond plus à des facteurs conjoncturels, qu’a une évolution structurelle de l’équilibre Offre/Demande.

Il est à noter que l’opep fait des efforts considérables pour calmer le marché. Ainsi sa production de décembre 2003 a augmenté de prés de 0.6 mb/j par rapport à celle de novembre, atteignant donc 28.0 mb/j. Ce niveau dépasse de 1,5 Mb/j le plafond arrêté pour l’opep. Cette tendance devrait normalement se poursuivre en reflétant la volonté de l’opep de stabiliser le marché.

Il faut bien noter que si tout le monde parle de prix élevés du pétrole, personne n’a parlé de pénurie. Ce qui illustre l’esprit de responsabilité dont a toujours fait preuve l’opep.

Les craintes possibles des pays producteurs quant à une baisse subite de la demande au 2eme trimestre 2004, peuvent se justifier au vu des chiffres annoncés par tous les prévisionnistes relatifs à l’appel au pétrole opep pour cette période.

L’opep observe évidement de prés l’évolution du marché pour le 2eme trimestre 2004. L’organisation penche pour une politique de prudence et ne réagira que sur la probabilité d’évolution des facteurs fondamentaux de l’équilibre pétrolier global, à la sortie de la saison hivernale.

Je rappelle que la réunion ordinaire de l’opep est prévue pour le 30 mars à Vienne, et l’on peut penser, sauf imprévu, que le marché se sera calmé d’ici là, avec des prix reflétant mieux les fondamentaux du marché.

Le dollar s’est fortement déprécié par rapport à l’euro en 2003, avec une baisse de près de 20% entre janvier 2003 et janvier 2004, ce qui a fortement entamé le pouvoir d’achat des pays producteurs.

Mesdames, Messieurs,

J’espère avoir réussi à vous donner une idée de ce que nous avons réalisé mais surtout de vous avoir sensibilisé sur l’ampleur de ce qui nous reste encore à faire.

J’espère vous avoir fait partager l’optimisme raisonné qui nous anime et vous avoir convaincu de la cohérence de la démarche du secteur  algérien de l’énergie et des mines.

Je vous remercie de votre attention et suis disposé à vous écouter et à répondre à vos questions.