Cérémonie d'Installation des conseils d'Administration des Agences Minières et de la Commission de Régulation de l’Eléctricité et du Gaz

Allocution de Monsieur Chakib KHELIL, Ministre de l'Energie et des Mines

Alger, le 24 Janvier 2005

 

Monsieur le Chef du Gouvernement,
Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs,
Honorables invités,

Meilleurs vœux, pour l’Aid el Adha, et pour le nouvel an.

Permettez moi, tout d’abord, de vous remercier d’avoir honorer de votre présence, cette modeste cérémonie d’installation des conseils d’Administration des Agences de régulation et de contrôle des secteurs de l’Énergie et des Mines

Nous vous avons conviés aujourd’hui à participer avec nous au lancement de l’ultime phase de parachèvement des réformes initiées voilà plus de cinq (05) ans par le Ministère de Énergie et des Mines à l’effet d’améliorer la gestion de son domaine d’activité et de redynamiser le développement du secteur.

La mise en place des nouvelles institutions consacrées par la loi minière et la loi relative à l’électricité et à la distribution du gaz par canalisations, obéit à un souci d’une prise en charge plus efficiente des taches que doit assumer le Ministère de Énergie et des Mines et d’une meilleure gouvernance des prérogatives qui lui sont dévolues.

Mesdames et Messieurs, Honorables invités,

Dans un monde en continuelle mutation, ne peuvent réussir que les pays qui s’adaptent et qui parviennent à faire évoluer leur organisation et leurs procédures de travail au diapason de l’évolution de la conjoncture économique mondiale.

Nous vivons dans un monde qui se rétrécira de plus en plus, pour ceux qui se marginalisent et se démarquent de l’économie de marché et de la mondialisation mais qui pourra devenir plus vaste et plus avantageux pour ceux qui y adhèrent et qui savent tirer profit des possibilités offertes par cette mondialisation.

Tous les pays émergents, et même ceux à tendance socialiste, ont compris les enjeux et agissent dans le sens de l’utilisation des avantages que peut offrir cette globalisation.

L’Algérie ne pouvait rester à la traîne et ses dirigeants avaient bien appréhendé la situation ; c’est ainsi que depuis 1999, le programme du Président de la république s’est inscrit dans cette démarche mondialiste qui s’est imposé à toutes les nations, en visant le développement de notre économie et l’amélioration du bien-être de la population.

Il faut rappeler qu’à la fin des années 90, la situation était alarmante, et tous les indicateurs économiques étaient au plus bas ; il fallait donc agir vite mais sans précipitation.

Dès l’année 2000, en application du programme du gouvernement, qui était l’expression du programme du chef de l’état, le Ministère de Énergie et des Mines avait entamé les réformes à introduire dans ses trois secteurs d’activités.

Partant du diagnostic de la situation qui prévalait en ce moment là, la décision fut donc prise de lancer la réflexion sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour redynamiser le secteur, améliorer son développement et y augmenter l’investissement.

Des équipes d’experts Algériens, assistées par des consultants nationaux et étrangers, furent constituées.

La tache de ces équipes consistait à proposer, après analyse de la situation des trois secteurs d’activités et en s’inspirant des exemples des pays ayant réussi leurs réformes dans les dits secteurs, les variantes de solutions susceptibles d’être mises en oeuvre en Algérie.

La conclusion était claire et la décision fut vite adoptée :

Une révision du cadre légal et réglementaire ainsi que la mise en place d’une nouvelle organisation de l’administration avec une redistribution des rôles, s’imposaient.

Il fallait proposer des solutions, qui s’inscrivent dans le processus de réformes économiques et structurelles que le gouvernement devait entreprendre en application du programme du Président de la République.

Cela signifiait, œuvrer dans le sens d’une politique d’ouverture de notre économie en encourageant la concurrence et la transparence que nécessiterait la réussite de la mise en place d’une économie de marché.

L’État devrait donc abandonner ses rôles d’opérateur, de détenteur de monopole et d’unique investisseur et ne se consacrer qu’à son rôle de régulateur et d’incitateur à l’investissement.

L’État régulateur restera le garant de l’intérêt public en général et du service public en particulier.

L’État demeurera donc engagé dans son rôle de pourvoyeur de l’énergie électrique et du gaz pour l’ensemble des citoyens là où ils se trouvent.

Il veillera à assurer d’une manière rationnelle, l’alimentation de ses citoyens en développant les réseaux de distribution existants pour atteindre toutes les régions du pays et plus particulièrement les zones déshéritées.

Mesdames et Messieurs, Honorables invités,

L’économie de marché visée, n’était donc pas une libéralisation sauvage et incontrôlée, mais une déréglementation raisonnable et une ouverture économique, qui tiennent compte de nos spécificités.

C’est avec cette vision de la situation, que deux textes de lois ont été proposés à nos législateurs qui les ont adoptés ; il s’agit de la loi minière, promulguée en Juillet 2001 et de la loi relative à l’électricité et au transport du gaz par canalisation, promulguée en Février 2002.

Ce nouveau cadre législatif a consacré certains principes, parmi lesquels je citerais :

-         pour les mines

-         pour l’électricité et la distribution du gaz

Mesdames et Messieurs, Honorables invités,

Le ministère de Énergie et des Mines a, dès la promulgation des lois que je viens de citer, mis en application les dispositions qui y sont contenues et les actions retenues

C’est ainsi que dans le secteur des mines, il a été procédé à :

Grâce à toutes ces actions, le nombre de titres miniers attribués durant cette période a été de 1300 dont plus de 500 titres miniers d’exploration et que le domaine minier est constitué actuellement de plus de 1400 titres miniers et autorisations d’exploitations en cours de validité.

Cette croissance de l’activité minière est essentiellement due à la participation, en force, du secteur privé national et étranger qui mobilisera pour mettre en exploitation ses unités de production, un investissement global estimé à 20 Milliards DA.

Il en a été de même dans le secteur de l’électricité, où plusieurs actions ont été réalisées parmi lesquelles nous relevons :

Mesdames et Messieurs, Honorables invités

Nous sommes convaincus que ces résultats peuvent être améliorés après l’installation des Agences et de la commission de régulation qui, grâce à la liberté d’action dont elles disposent et aux prérogatives qui leur sont dévolues, auront une plus grande efficacité.

C’est dans cet objectif que le nouveau cadre institutionnel a été retenu et que les agences ont été crées. A l’image de l’ARPT (autorité de régulation des télécommunications) ces agences seront des autorités administratives autonomes.

Cette nouvelle forme d’organisation, comme son nom l’indique, se caractérise par :

Cette situation permettra à ces autorités administratives :

Quelles sont les prérogatives réelles que confère la loi à ces autorités ?

Pour le secteur des mines :

L’Agence Nationale du patrimoine minier est chargée principalement de :

L’Agence nationale de la géologie et du contrôle minier est chargée principalement de :

La Commission de Régulation de l’électricité et du Gaz est chargée de :

Les missions, comme nous le constatons dans le résumé, sont multiples et diverses et nécessitent un effort intense et soutenu.

L’organisation de ces autorités administratives a été faite en tenant compte des différentes taches et prérogatives qui leur sont dévolues, mais c’est avec la pratique et l’application sur le terrain que le modèle final sera forgé.

Elles serviront à nous familiariser avec cette nouvelle formule de gestion et de gouvernance de l’administration, formule que l’on étendra, sans nul doute, aux autres secteurs que nous projetons de réformer. C’est des hydrocarbures que je parle, puisque le débat a été relancé, où nous envisageons d’accentuer nos efforts pour rattraper le temps perdu.

Nous fondons un espoir réel sur ces autorités et nous espérons qu’après la mise en place de leurs structures qui leur permettront d’atteindre l’efficacité nécessaire projetée, elles contribueront à l’amélioration de la contribution du secteur dans l’économie du pays.

Il faut souligner que dans le cadre du respect de la transparence que pratiquons, le choix des présidents et des administrateurs ainsi que des membres de la commission que nous allons installés, a été effectué parmi les candidats qui avaient répondus aux appels à candidatures que nous avons affichés auprès des Entreprises du secteur et publiés dans les quotidiens nationaux.

C’est la procédure en vigueur dans le secteur de Énergie et des Mines, pour le pourvoi de tout poste, quelque soit le niveau de la responsabilité.

Je vous remercie pour votre attention.

J’invite maintenant, son Excellence le Chef du Gouvernement à prendre la parole à l’occasion de cet événement.