Conférence débat organisée par lI.S.G.
Alger, 19 novembre 2003
Allocution du docteur Chakib Kheli, Ministre de lEnergie et des Mines
" La nouvelle politique énergétique de lunion européenne et son impact sur le secteur des hydrocarbures "
Monsieur le Directeur Général,
Excellences,
Mesdames et Messieurs,
Je remercie et félicite le Club Excellence Management de lI.S.G. de mavoir invité à cette conférence-débat et davoir pris linitiative du choix du thème de cette soirée: " La nouvelle politique énergétique de lUnion Européenne et son impact sur le secteur des hydrocarbures " en Algérie.
Une remarque préalable simpose dabord. Le thème que vous avez choisi renvoie de manière plus générale, au processus de coopération entre lUnion Européenne et les pays de la rive sud de la Méditerranée qui sont appelés à construire ensemble une zone de prospérité partagée dans un monde de plus en plus soumis aux nouvelles règles de la mondialisation.
Cest dire que lénergie ne doit pas être appréhendée isolément. À linstar des autres secteurs, elle sinscrit en fait dans les nouvelles formes de partenariat bâties sur le co-développement dans la Région euro-méditerranéenne telle que prévu dans le processus de Barcelone.
Mesdames et Messieurs,
La globalisation économique et les changements structurels profonds de léconomie mondiale sont à lorigine dun mouvement généralisé de réformes économiques, industrielles et institutionnelles qui touchent les grands secteurs énergétiques dominés jusque là par des monopoles publics et les grands opérateurs privés internationaux.
Auparavant cloisonnés, les marchés du gaz et de lélectricité en particulier étaient régis en situation de monopole et contrôlés par lEtat au nom du principe de lindépendance énergétique nationale et de lobligation de service public.
Quelle est dans ce contexte la configuration de la nouvelle politique énergétique européenne ?
La mise en place dun marché intérieur européen de lénergie repose sur trois grandes Directives :
L'Europe étant notre marché gazier essentiel ces Directives ont introduit de nouveaux principes juridiques (éligibilité des clients ; principe de séparation juridique ou " unbundling legal " ; accès des tiers au réseau (ATR), etc.). Ces changements nous obligent à profiler notre stratégie au plan national et international pour ladapter à la fois aux nouvelles contraintes du marché européen et tirer profit, au mieux de nos intérêts, des nombreuses opportunités quil offre.
Ce processus de dérégulation a remis en cause les fondements sur lesquels sétaient construits les marchés gaziers européens et leurs relations avec les pays producteurs. Lémergence dune ère de compétition accrue met les pays producteurs de gaz et les pays européens face à un grand nombre de défis.
A cet effet, il faudra concilier la nécessité de satisfaire une demande européenne en gaz naturel de plus en plus importante en consentant les investissements nécessaires à des conditions acceptables pour le vendeur et pour lacheteur, dans un marché énergétique international de plus en plus volatile et instable.
Mesdames et Messieurs,
Des facteurs de complémentarité importants caractérisent nos économies respectives. L'Europe qui dispose d'un marché énergétique porteur tant pour les hydrocarbures (gazeux en particulier), que pour l'électricité, se préoccupe légitimement de sa sécurité dapprovisionnement en gaz naturel et de la compétitivité des prix en faveur des consommateurs.
Par l'intermédiaire d'un réseau de gazoducs renforcé et d'un système de production et de transport d'électricité à créer, la coopération énergétique algéro-européenne est appelée à se développer davantage, avec la coopération de nos voisins maghrébins.
De part la place quelle occupe à léchelle mondiale (5éme exportateur de gaz naturel et 2éme exportateur de GNL), lAlgérie est le premier pays producteur et exportateur de pétrole et de gaz naturel à l'échelle de la Méditerranée où elle détient ainsi une place privilégiée.
LAlgérie figure parmi les trois principaux fournisseurs de gaz à lEurope, à côté de la Russie et de la Norvège. Actuellement plus de 95% de nos exportations de gaz sont destinées à lEurope. Sur le plan bilatéral les importations de source algérienne représentent 88% des besoins du Portugal, 64% pour lEspagne, 38% pour lItalie, 24% pour la France et 26% pour la Grèce pour ne citer que ces pays.
Ainsi, lAlgérie joue un rôle important, par le biais de la SONATRACH, dans l'approvisionnement en gaz de l'Europe en consentant des investissements considérables, en respectant ses engagements depuis la naissance des exportations vers l'Europe (en 1964) et en jouant un rôle de facilitateur de dialogue entre les pays producteurs et consommateurs au sein de l'OPEP, de lOPAEP, du Forum des pays exportateurs de gaz, du Forum international de lÉnergie et du Forum des compagnies pétrolières nationales.
Mesdames et Messieurs,
Le formidable développement de nos relations gazières avec lEurope na été rendu possible que grâce à des accords " Take or pay " bâtis sur le long terme et équitables, donnant des avantages équilibrés à toutes les parties intervenant au long de la chaîne gazière, du champ de production jusquau consommateur final.
Les dispositions contractuelles originelles permettaient dune part au fournisseur de se protéger contre les risques financiers associés à la rigidité de la chaîne gazière et dautre part à limportateur de sassurer un approvisionnement fiable de gaz naturel sur le long terme à des prix compétitifs avec dautres produits énergétiques. Ce sont ces mesures de sécurité, qui ont permis au gaz naturel de simposer dans les bilans énergétiques des pays européens. La logique des contrats signés à cette époque repose, sur la cohérence de lensemble des termes contractuels.
Par un regrettable manque de concertation avec les pays producteurs au moment de lélaboration de la Directive sur le gaz, le processus de dérégulation en Europe a eu des incidences sur les mécanismes qui sont les fondements des équilibres des transactions entre lAlgérie en sa qualité de fournisseur de gaz et ses partenaires européens. Ce qui abouti depuis à un ralentissement de nombreux projets dapprovisionnement de lEurope.
Le nouvel environnement réglementaire que comptait mettre en place la Commission Européenne, tel que prévu dans la Directive Gaz de 1998, risquait de menacer la stabilité des transactions commerciales, notamment à travers la remise en cause des équilibres économiques de ces transactions en abrogeant le principe des contrats " Take or pay " à long terme. Lintroduction de nouvelles dispositions concernant la " clause de destination " a accentué, de son côté, le déséquilibre des intérêts au détriment des producteurs.
Cest pourquoi nous avons estimé, avec dautres pays producteurs, que le changement du cadre réglementaire régissant les marchés gaziers devrait se faire de manière concertée et progressive afin de permettre à tous les acteurs de sadapter aux nouvelles situations, en identifiant les voies et les moyens adéquats pour la préservation de leurs intérêts respectifs, tout en assurant un approvisionnement continu de lEurope.
Une telle préoccupation a été évoquée lors de la Table Ronde des pays producteurs de gaz, tenue à Alger en septembre 2002 et de la réunion de Doha tenue au printemps dernier, quand les représentants des pays exportateurs, des compagnies gazières, des institutions financières et de la Commission Européenne, ont convenu de la nécessité de préserver les contrats " Take or pay " en raison de leur rôle dans la sécurité dapprovisionnement et le bon fonctionnement des marchés du gaz naturel tout en préservant les intérêts des pays producteurs et des bailleurs de fonds.
Lors du 8ème Forum international de lEnergie qui sest tenu à OSAKA (Japon) en septembre 2002, lAlgérie a eu à loccasion lors de la réunion des pays producteurs et exportateurs de gaz de souligner encore la nécessité de renforcer la concertation et la solidarité entre tous les acteurs de la chaîne gazière.
Les contrats signés avant l'adoption de cette Directive, et qui sont des contrats à long terme sétalant sur vingt-cinq à trente ans, comportent une disposition (clause de destination) qui ne permet pas à lacheteur de revendre dans un autre pays le gaz qui lui est fourni par le pays producteur.
La Commission européenne propose de supprimer cette " clause de destination " pour permettre au gaz d'être revendu partout sans quil existe déjà un marché ouvert, compétitif et transparent en Europe et sans que les producteurs ne sachent où il est consommé, et surtout à qui reviennent les marges commerciales générées par la revente de ce gaz. Une telle situation nuit aux clients qui ont investi massivement à nos côtés pour rendre ce gaz disponible, et nous cause aussi un préjudice commercial parce qu'elle crée une tension concurrentielle anormale où personne n'est véritablement gagnant sauf les traders. Nous nous opposons au transfert dune rente à lavantage exclusif des revendeurs intermédiaires sans quil aient pris aucun risque pour découvrir le gaz et lacheminer.
Il nest certes pas question d'empêcher qui que ce soit de revendre notre gaz ; c'est la liberté commerciale qui prime en loccurrence. Le problème se pose en termes dalternative : ou bien on nous laisse la liberté de vendre cette énergie directement au consommateur, ou bien le bénéfice récolté doit être partagé entre le revendeur et nous-mêmes. Or jusquici notre requête de vendre directement du gaz au consommateur final na pas reçu décho favorable au niveau de la Commission Européenne chargée de la concurrence, alors que cette possibilité est octroyée à dautres opérateurs.
Nous restons favorables à lavènement dun marché réellement ouvert et compétitif pour parvenir à des prix et marges concurrentielles profitables à toutes les parties, à commencer par les consommateurs. Ce qui nest pas le cas dans la formule proposée par la Commission. Notre proposition se résume en trois points :
La résolution de ces questions fondamentales est maintenant en bonne voie dans les discussions entre la Commission Européenne et l'Algérie. Je me félicite de lesprit de dialogue et de compréhension mutuelle qui prévaut dans nos négociations avec les membres de cette Commission.
La Commission admet maintenant le rôle joué par les contrats " Take or pay " dans le développement des marchés gaziers européens. La récente proposition de Directive du Parlement européen et du Conseil relative à la sécurité énergétique reconnaît limportance de ces contrats dans la sécurité dapprovisionnement de lEurope. Elle affirme aussi que les contrats " Take or pay " constituent un élément important de stabilité pour les fournisseurs extérieurs et permettent daméliorer la capacité de ces fournisseurs de poursuivre le développement de grands projets destinés à alimenter lEurope en énergie.
Des signes encourageant nous laissent entrevoir aussi une issue au règlement du problème de la clause de destination allant dans le sens de la préservation dun marché de lénergie ouvert et transparent, et du respect des intérêts de toutes les parties allant du producteur jusquau consommateur final.
Mesdames et Messieurs,
De manière plus générale, la coopération requiert, dans lesprit du processus de Barcelone, des approches concertées (voire consensuelles) entre pays producteurs et consommateurs notamment lorsquil sagit de changer les règles fondamentales du jeu.
Pour lAlgérie, cest à travers un partenariat intégré sur toute la chaîne dhydrocarbures que la coopération est recherchée et privilégiée. Cest dans ce cadre que sinscrit notre stratégie énergétique. Cest ainsi que plusieurs projets denvergure géostratégique sont déjà en exploitation et dautres en développement ou à létude.
LAlgérie sest engagée en effet dans de grands projets structurants, reconnus " dintérêt régional prioritaire " par lUnion Européenne. Aux deux gazoducs reliant lAlgérie à lEspagne via le Maroc, et lAlgérie à lItalie via la Tunisie, et dont la capacité sera renforcée, viennent sajouter deux autres ouvrages reliant directement notre pays à ces deux partenaires européens.
Compte tenu des attentes, pour les décennies prochaines, dune forte croissance de la demande de gaz en Europe, les accords conclus avec lEspagne et lItalie envisagent la réalisation, en partenariat avec différents opérateurs européens, de deux nouveaux gazoducs sous-marins à liaison directe pour augmenter la capacité de transport par gazoduc entre lAlgérie et lEurope et de deux câbles électriques reliant lAlgérie à chacun de ces deux pays. La mise en place de ces câbles électriques ainsi que des liaisons en fibre optique vont compléter la pose de ces deux gazoducs. Ces projets concernent :
Ces trois projets dune portée géostratégique indéniable sont en conformité avec les objectifs visés dans le cadre du partenariat Euro-Méditerranéen, découlant du Sommet de Barcelone, de la Nouvelle Initiative pour le Développement Durable en Afrique (NEPAD) et avec lesprit de lAccord dassociation que lAlgérie a signé avec lUnion Européenne.
Tous ces projets contribueront de manière effective à lapprovisionnement et à la diversification énergétique de lEurope, à lintégration des réseaux gaziers et électriques algériens aux réseaux maghrébin et européen, à la protection de lenvironnement et à laccès à des sources dénergie compétitives.
En plus de ces projets, la SONATRACH envisage le développement en partenariat d'un grand projet intégré. Il s'agit du projet de Gassi-Touil qui prévoit le développement des champs gaziers de cette région, le transport par gazoduc, la construction d'un nouveau train de liquéfaction d'une capacité de 4 millions de tonnes par an, ainsi que la commercialisation du GNL produit.
Dautres actions sont menées par lAlgérie dans laval tels que lunité de production de propylène de Tarragone, avec BASF, le terminal de regazéification en Galice, en Espagne, ainsi que la cogénération dans ce même pays avec Cepsa.
Des compagnies pétrolières européennes ont parfaitement saisi limportance des enjeux en présence et la pertinence de notre stratégie qui consiste à allier la recherche de nouveaux modes de partenariat à notre souci daffirmer notre présence, à chaque fois quil y va de nos intérêts, sur lensemble des maillons des filières énergétiques damont en aval.
On retrouve ainsi des sociétés telle que la firme allemande BASF qui investit dans laval tout en sintéressant à lamont et au transport du gaz par lintermédiaire de sa filiale WINTERSHAL qui a une prise de participation dans le financement des études de faisabilité du gazoduc Algérie-Italie via la Sardaigne. Une autres firme allemande, Linde, construira la nouvelle usine dHélium de Skikda.
Le même intérêt se retrouve du côté des sociétés françaises avec Gaz de France et TOTAL ; ces sociétés sont déjà présentes dans lamont et sont intéressées par le transport dénergie vers l'Europe et la production délectricité.
Dans le même ordre didées on notera encore la participation de firmes françaises à côté de sociétés Espagnoles et Italiennes dans le financement des études de faisabilité des gazoducs MEDGAZ et GALSI.
Mesdames et Messieurs,
Si lAlgérie est l'un des principaux fournisseurs de l'Europe en gaz naturel, cest parce quelle a accompagné l'évolution du marché gazier européen à chacune de ses étapes.
Aujourd'hui que l'Europe gazière vit une nouvelle phase de son évolution en adoptant une législation visant a ouvrir les marchés du gaz et de l'électricité, il est clair qu'une compagnie comme la SONATRACH ne pouvait tourner le dos à ces mutations en les ignorant et en continuant à avancer selon des schémas qui ont atteint leurs limites.
Il en est ainsi du GNL qui connaît un net développement au vu de la demande croissante des consommateurs et des possibilités offertes par les nouvelles opportunités sur le marché spot.
Forte de son expérience la SONATRACH a donc fait le choix stratégique du partenariat pour aborder ce nouveau tournant. Cette voie permettra, non seulement de renforcer sa présence sur ses marchés traditionnels, mais de pénétrer également de nouveaux segments énergétiques grâce à la convergence gaz-électricité et à la pétrochimie.
En Espagne, la SONATRACH détient une participation de 10% du capital social de Reganosa, qui est chargée de réaliser et dexploiter un terminal de stockage de GNL et de regazéification à Mugardos, et dun système de transport de gaz à Galicia. Elle contribuera aussi à l'approvisionnement du terminal sur une durée de vingt ans.
En effet, la SONATRACH estime quen Péninsule Ibérique, les perspectives de croissance de la demande de gaz laissent la place à davantage de gaz naturel sans être gênée par les limitations imposées par les législations.
Il en est de même pour lItalie où SONATRACH envisage avec lENI lextension de la capacité du GEM de près de 6,5 milliards m3 à partir de la fin 2006.
Notre compagnie nationale va également approvisionner en GNL, en provenance dAlgérie et dautres pays, à travers une JV avec notre partenaire BP, lun des plus importants marchés gaziers en Europe, en loccurrence le marché britannique. Ceci permettra dapprovisionner et de fournir conjointement près de 5 milliards de mètre cubes de gaz sur le marché britannique à lhorizon 2005, ce qui représente environ 5% des besoins de ce marché.
Ces nouvelles livraisons de Gaz Naturel Liquéfié (GNL) seront assurées à travers le terminal de Isle of Grain (situé sur la Medway River à 20 miles à lEst du Centre de Londres), pour lequel cette JV a remportée lappel doffres concernant la réservation de la capacité de ce terminal de regazéification.
Cet accord permettra au GNL algérien, lune des sources les plus compétitives et les plus fiables, un retour sur le marché gazier britannique, après une longue absence. En effet, la cargaison du premier méthanier fut livré en 1965 sur le terminal de Canvey Island à partir de " La Camel " à Arzew.
LAlgérie ambitionne aussi détendre, à partir de sa compagnie nationale, la coopération internationale à des projets de partenariat sur dautres continents. Cest ainsi quelle assure déjà une présence au Pérou par des prises de participation dans un projet de transport dhydrocarbures gazeux quelle vient de renforcer par son élargissement à lamont et à la réalisation dune usine de liquéfaction associée au projet. Cette usine exportera le GNL en direction du marché nord américain.
Mesdames et Messieurs,
Les événements évoluent favorablement en matière de coopération régionale tant sur le plan bilatéral que sur le plan multilatéral. En effet :
Ce programme inclut les projets de gazoduc MEDGAZ et GALSI ainsi que le câble électrique reliant lAlgérie à lEspagne que la Commission européenne considère maintenant comme " projet prioritaire ".
Mesdames et Messieurs,
Les changements structurels profonds quils soient économiques, institutionnels ou sociaux induits par la globalisation des marchés, imposent aux pays de la Région euro-méditerranéenne la nécessité dune coopération soutenue et équilibrée en vue de parvenir à cet espace de codéveloppement inscrit dans la déclaration de Barcelone. Par son rôle intégrateur lénergie a un grand rôle à jouer dans lédification de cet espace de paix et de prospérité commune.
Le niveau de dépendance de L'Europe envers le gaz naturel importé, dont la consommation est appelée à doubler au cours des 30 prochaines années, est à lorigine de la priorité légitime accordée à la sécurité et à la sûreté des approvisionnements tant par les institutions gouvernementales que par la Commission Européenne.
En ce qui la concerne lAlgérie continuera, comme par le passé, à jouer son rôle de fournisseur sûr et régulier en gaz de lEurope. Forte de ses avantages comparatifs elle se prépare à diversifier ses exportations vers lEurope par de lélectricité produite localement.
LAlgérie et lUnion européenne ne ménagent pas leurs efforts pour parvenir à des solutions mutuellement avantageuses même sil nous reste encore, de part et dautre, du chemin à parcourir. Des accords de principes ont été établis avec la Commission européenne en ce qui concerne les accords " take or pay ". Nos négociations évoluent positivement en ce qui concerne la clause de destination et nous laissent entrevoir une solution mutuellement profitable.
La signature de lAccord dassociation avec lEurope, les mesures de modernisation prises dans le secteur de lénergie et lampleur des investissements engagés et à venir font de notre pays une tête de pont énergétique incontournable vers lEurope.
Ceci étant nous avons clairement démontré au cours de ces quatre dernières années notre volonté constante de développer nos réserves et dêtre présents sur toute la chaîne de valeur des hydrocarbures. Les bilans de ces dernières années parlent deux-mêmes.
Je vous remercie pour votre attention.