République
Algérienne Démocratique et Populaire
Ministère de l'Énergie et des Mines
Journée de présentation du bilan 2005 et des perspectives de développement du secteur des Mines et Carrières en Algérie.
Allocution du Dr Chakib KHELIL Ministre de l'Énergie et des Mines
Hôtel Aurassi
28 Mai 2006
Messieurs les Ministres,
Monsieur le Secrétaire Général de la Fédération Nationale des Mines,
Messieurs les Présidents des Directoires des SGP,
Messieurs les Présidents des Agences,
Messieurs les Présidents Directeurs Généraux,
Messieurs les Directeurs généraux,
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Je suis très honoré de procéder à l’allocution d’ouverture de cette journée consacrée à la présentation du bilan 2005 et des perspectives de développement du Secteur des Mines et Carrières en Algérie.
Cette journée permettra de nous rendre compte directement des progrès accomplis par ce secteur et de prendre connaissance des contraintes rencontrées par les investisseurs et qui entravent encore son développement.
Il s’agit d’une première rencontre, et j’espère qu’elle ne sera pas la dernière, regroupant les opérateurs miniers venus d’horizons divers et ayant des statuts particuliers.
Qu’il me soit permis de saluer ici la présence et la participation active de partenaires étrangers qui ont fait confiance à notre pays en investissant dans un secteur réputé très capitalistique, mais néanmoins très porteur.
Pour s’en convaincre il n’y a qu’a voir la flambée actuelle des cours des métaux et des matières premières tels que l’or, le cuivre, le fer, le manganèse, le zinc, le plomb, etc. ;
Il s’agit aussi d’un secteur particulier, ayant ses règles spécifiques d’investissement, et d’exploitation de ressources minérales qui sont par définition non renouvelables et agressives pour l’environnement immédiat. De ce fait toute exploitation minière, a une durée de vie limitée quelque soit les méthodes et les techniques d’extraction utilisées.
Dans le cadre du développement durable tout projet minier doit donc prendre en considération l’ensemble des paramètres liés à cette cessation d’activité, et en particulier les conséquences à caractères environnementales, économiques et sociales.
La situation toujours dramatique de fermeture d’une exploitation minière quelque soit son statut m’amène à vous rappeler dans quel état se trouvait le secteur minier dans notre pays à la fin des années quatre vingt dix.
En effet malgré le fait que l’Algérie a toujours été considérée comme un pays minier, ce secteur était dans une situation difficile qui peut se résumer en quelques mots :
Déficit chronique des principales exploitations minières
Exploitation anarchique des mines et carrières en l’absence d’un cadastre minier fiable et d’une réglementation adéquate.
Main d’œuvre non spécialisée et vieillissante
Arrêt de l’investissement dans ce secteur
Depuis cette situation a changé et le panorama actuel de ce secteur n’a rien à voir avec ce qu’il était précédemment.
Cette amélioration intervenue dans le secteur des mines et carrières n’a cependant pas un caractère conjoncturel, en relation par exemple avec l’envolée des cours des métaux ; elle est la conséquence directe d’un nouveau concept dans les maitre mots sont transparence et concurrence.
Ce concept s’est traduit par la mise en place d’un nouveau cadre législatif et réglementaire patiemment mis en place depuis 2001 date de l’adoption de la Loi Minière.
Permettez-moi de vous rappeler quelques faits connus de tout un chacun :
Le secteur minier a rapporté 2.5 milliards de DA à l’Etat dans le cadre des adjudications des titres miniers.
Environ 17 000 postes de travail ont été créés par le secteur privé
Un montant d’environ 50 millions de dollars a été investi dans le secteur des mines et des carrières par des partenaires étrangers.
La formation dans les métiers de la Mine a été réactivée avec la création de l’Ecole des Mines d’El Abed.
L’activité d’exploration et de développement minier a repris avec la participation de partenaires étrangers. Actuellement cinq (5) projets de ce type sont en voie de réalisation en association avec des partenaires étrangers.
Le développement du gisement de fer de Gara Djebilet a été relancé dans le cadre d’un récent appel à manifestation d’intérêt.
Pour la première fois en Algérie un levé géophysique aérien sera effectué et financé par une entreprise minière dans le cadre de ses d’activités d’exploration minière.
Tout ceci démontre d’un redressement économique du secteur, et c’est également un indice de confiance des investisseurs étrangers dans la démarche et les instruments mis en place.
La Loi Minière a permis, par ailleurs, la mise en place de deux Agences de régulation et de promotion des activités du secteur.
Ces Agences ont développé et mis en place des instruments modernes de gestion et de contrôle de nos ressources minérales, il s’agit entre autres :
d’une base de données géologiques et minières
d’un cadastre minier fiable et géré de façon moderne
d’instruments de contrôle et de suivi dans le domaine environnemental et de l’exploitation rationnelle de nos ressources minérales.
Je reste convaincu que le secteur des mines et carrières est actuellement sur la bonne voie et de nouvelles opportunités pour son développement sont en cours de mise en place.
A ce propos je dois rappeler que les investisseurs étrangers sont les bienvenus dans le secteur minier, tant qu’ils activent dans le respect de la réglementation et dans le cadre de la transparence et de la concurrence que nous avons mis en place.
Malgré tous les efforts consenti, il y a encore des contraintes à caractère exogène et / ou endogène qui freinent une meilleure prise en charge de l’investissement dans ce secteur. Tous ces aspects devraient être identifiés, et soumis à débat en vue de dégager des recommandations utiles.
Je profite également de cette opportunité pour demander à l’ensemble des opérateurs activant dans le secteur des Mines et des Carrières, quel que soit leur statut de s’organiser, à l’exemple d’institutions similaires connues dans le monde, en associations professionnelles en vue d’apporter leur contribution au développement de ce secteur.
L’ANECAM dont j’ai parrainé il y a quelques années la création sera une branche active de cette association.
Les experts miniers auxquels la Loi Minière accorde de larges prérogatives, sont également invités à se perfectionner et à s’organiser en association professionnelle.
Je ne terminerai pas cette allocution sans espérer que ce genre de forum de professionnels se déroule de façon régulière.
Je souhaite plein succès à vos travaux et déclare ouverte la présente journée de présentation du bilan 2005 et des perspectives de développement du secteur des Mines et Carrières en Algérie.