Forum
Mondial SORIA 21
« Énergie,
changements climatiques,
développement durable »
Soria,
31 janvier, 1er février 2005
Son Altesse Royale la
Princesse Mme Elèna de Borbon,
Son Excellence Mr Alvaro de Marichalar, Duc de Lugo,
Monsieur Amalio de Marichalar, président du Forio Soria 21,
Excellences,
Mesdames, Messieurs,
Le
docteur Chakib KHELIL, Ministre de l’énergie et des mines, qui est retenu par
d’autres obligations regrette de ne pas se trouver aujourd’hui parmi nous.
Il m’a fait l’honneur de le représenter à ce forum et de vous lire sa
communication.
Son
Altesse Royale la Princesse Mme Elèna de Borbon,
Son Excellence Mr Alvaro de Marichalar, Duc de Lugo,
Monsieur Amalio de Marichalar, président du Forio Soria 21,
Excellences,
Mesdames, Messieurs,
Je
voudrais remercier les organisateurs de ce forum pour l’aimable invitation
qu’il m’ont adressée pour assister à cette importante manifestation. Je
les félicite aussi pour le thème qu’ils ont retenu pour leurs travaux à
travers « l’Énergie, les changements climatiques et le développement
durable ». Cette question d’intérêt commun revêt une grande
importance dans nos programmes de développement en Algérie.
Les
nombreux facteurs d’instabilité qui minent les relations internationales,
sont suffisamment connus et répertoriés
pour ne pas avoir besoin d’être rappelés ici. Ces germes de nuisance
trouvent, pour une large part, leur origine dans les contradictions du développement
économique mondial, tel qu’il a été rappelé notamment lors du Sommet de la
terre sur le développement durable tenu en septembre 2002 à Johannesburg.
Ce
Sommet a permis à la communauté internationale de réaffirmer une fois de plus
son engagement en faveur du développement durable. Cet engagement devra
se traduire par le renforcement du développement économique et social des pays
les moins avancés et la protection de l’environnement et des ressources
naturelles, qui sont les piliers complémentaires du développement durable.
Force
est de constater, que plus de dix ans après le Sommet de la terre à Rio de
Janeiro, le défi du développement durable continue de se poser avec acuité du
triple point de vue de la faiblesse de la croissance économique des pays en développement,
de l’aggravation de la pauvreté, et de la dégradation accélérée de
l’environnement.
La
généralisation sans précédent des moyens d'information et de communication,
si elle nous permet de prendre utilement la juste mesure des disparités
criantes qui caractérisent notre planète, accroît en même temps le sentiment
de frustration des populations déshéritées de la planète où 2 milliards
d’individus survivent sous le seuil
de la pauvreté absolue, avec moins de un dollar par jour.
L'accès à l'énergie commerciale, à l’éducation et aux soins médicaux leur sont quasiment interdits. C'est une situation insupportable et déstabilisante sur le plan sécuritaire. Cette fracture qui pose de sérieux problèmes à la cohésion sociale de ces pays, alimente en même temps les flux migratoires vers les pays industrialisés.
Si
l’on voulait résumer en deux mots ce bref constat on pourrait dire d’abord
qu’il n’y a pas de développement durable possible sans stabilité et que la
malvie et la misère entretiennent de leur côté l’instabilité.
La
perception d'une fragilité croissante de notre planète alimente enfin de légitimes
préoccupations écologiques pour la protection des éléments vitaux de notre
monde, tels que la préservation des écosystèmes, de l’eau, de l’air, des
espaces maritimes et des zones côtières.
Cette dernière
observation souligne l’impérieuse nécessité pour les pays méditerranéens,
en particulier, d’opter pour des politiques publiques qui favorisent le développement
durable tout en préservant la Région des risques majeurs de pollution. Cet
objectif doit nous mobiliser et orienter notre coopération selon la formule de
la « responsabilité collective différenciée » préconisée par l’Organisation
des Nations Unies. Cet objectif s’inscrit, au demeurant, parfaitement dans
l’esprit du « processus de Barcelone » dont le dixième
anniversaire sera célébré cette année
La
question du développement durable déborde du cadre des frontières des
Etats-nations. Les enjeux économiques, sociaux, et écologiques sont désormais
interdépendants et échappent aux approches conjoncturelles ou limitées dans
l’espace car ils s’inscrivent dans la durée et concernent tous les pays
sans distinction.
Il
va de soi que la question de l’énergie ne se pose pas seulement en termes de
pollution. L’énergie, et les hydrocarbures en particulier, compte tenu du
poids spécifique qu’ils occupent dans l’économie et de leur statut
particulier dans les relations internationales, se posent à la fois en tant
qu’enjeu mais aussi en tant que moyen du développement durable et de
rapprochement entre nations.
Son
Altesse Royale la Princesse Mme Elèna de Borbon,
Son Excellence Mr Alvaro de Marichalar, Duc de Lugo,
Monsieur Amalio de Marichalar, président du Forio Soria 21,
Excellences,
Mesdames, Messieurs,
En
ce qui la concerne l’Algérie fait
de ces principes son crédo de développement. Tout comme elle est consciente de
ses responsabilités dans l’approvisionnement en énergie des pays
consommateurs : gaz et pétrole aujourd’hui, avec l’électricité en
plus demain. Celà lui confère des droits et des devoirs qu’elle entend
assumer pleinement.
C’est
un rôle qu’elle continuera à assurer dans des opérations de co-développement
mieux adaptées encore au contexte de la globalisation en général et à l’évolution
de l’Union Européenne en particulier avec laquelle elle est liée par un
Accord d’association signé à Valence en avril 2002, par Monsieur le Président
Abdelaziz Bouteflika, alors que l’Espagne assurait la présidence de l’Union
Européenne.
L’Algérie
est décidée à consolider la part qui lui revient dans l’approvisionnement
énergétique de l’Europe. Mais elle entend, en même temps, élargir et
renforcer ses moyens de développement internes tout en diversifiant ses
exportations et en se redéployant sur le plan international par le biais de ses
ressources énergétiques.
La
préoccupation
écologique a été prise en compte très tôt au sein du secteur de l'énergie
et des mines où d'importants investissements sur fonds propres des entreprises
du secteur ont été réalisés. Pour
me résumer je ne citerai que quelques exemples parmi les mesures prises en
faveur de la protection de l'environnement par ce secteur:
§
Concernant la lutte contre la
pollution par les hydrocarbures l’élimination progressive des gaz torchés
au niveau des champs pétrolifères est déjà une première contribution à
la réduction des gaz à effet de serre engagée par l’Algérie. Nous avons
joué un rôle de pionnier dans l’initiative internationale concernant la réduction
des gaz torchés. Ces mesures sont coordonnées par la Banque Mondiale, dans le
cadre du programme Global Gaz Flaring Réduction (GGFR).
La
part du gaz torché sur les gaz associés produits qui était de 62% en 1980 ne
représentera que 7% à la fin de cette année grâce à un investissement de
225 millions de dollars qui lui a été consacré au cours de la période de
2002 – 2005. Cet effort de réduction sera poursuivi. À ce rythme la réduction
totale du torchage des gaz de production sera possible à partir de 2010.
Le
traitement de ces gaz permet en même temps de récupérer du gaz de pétrole
liquéfié (GPL) qui est une forme d’énergie non polluante et dotée d’une
grande souplesse d’utilisation (stockage et transport) pour les populations éloignées
des grands centres urbains. L’utilisation du GPL qui est substituable au bois
de chauffage est particulièrement encouragée en Afrique pour limiter les dégâts
posés par la déforestation.
§
Notre pays a été le premier à
initier, par ailleurs, des projets de récupération de gaz carbonique (CO2)
et sa réinjection dans le sous-sol contribuant ainsi à la réduction des émissions
de ce gaz dans l’atmosphère. Nos projets de développement
gaziers sont tous dotés d’unités d’extraction de CO2 en vue de
la séquestration géologique du gaz carbonique.
Trois
projets structurants, d'envergure géostratégique, et s'inscrivant dans les
objectifs du développement durable sont en cours d'élaboration. Dans ce cadre,
notre pays
envisage en partenariat avec différents opérateurs européens la réalisation
de deux gazoducs en liaison directe avec l'Espagne et l'Italie en plus des deux
gazoducs existants Algérie-Europe le reliant à l'Espagne et à l'Italie. Ces
projets devraient se traduire par:
§
La réalisation d'un
nouveau gazoduc sous-marin (MEDGAZ) reliant directement l'Algérie à l'Espagne
sera accompagné d'un câble pour l'exportation d'électricité d'une capacité
de 2000MW, dans le cadre d'un projet en cours de2000MW dont 800 sont destinés
au marché national.
Les
travaux de ce nouveau gazoduc, qui témoigne de la qualité des relations algéro-espagnoles
vont démarrer cette année. Son achèvement est prévu pour fin 2007.
Des
lettres d’intention d’achat faites par des clients espagnols, français et
britanniques, de gaz naturel représentent déjà 8 milliards m3/an.
Il
est heureux que l’Espagne soit le premier point d’arrivée de ce gazoduc sur
le continent européen.
§
La réalisation de
nouvelles voies d'approvisionnement aussi bien en GNL grâce à de nouveaux
terminaux de regazéification en projet en Italie, qu'en gaz naturel acheminé
par un nouveau gazoduc (GALSI) reliant l'Algérie à la Sardaigne pour desservir
le marché du Nord de l'Italie. Un projet d'électricité d'une capacité de 600
à 1000 MW accompagnera la réalisation de ce gazoduc pour l'exportation d'électricité
vers l'Italie.
§
La réalisation d'un
gazoduc transsaharien grâce à l'initiative prise par les Gouvernements Algérien
et Nigérian, relative à la construction d'un gazoduc d'une longueur de 4400 km
et d'une capacité de 25 milliards de m3/an. Ce gazoduc (NIGAL) qui
va relier les champs gaziers du Nigeria, à la côte algérienne en se
raccordant au réseau algérien existant, permettra d'écouler sur les marchés
européens la production gazière du Nigeria. Ce projet s’inscrit dans
l’esprit des projets structurants du NEPAD destiné à sortir le continent
africain de sa situation actuelle.
Ce gaz qui est actuellement brûlé en torchères représente une perte d’énergie pour le Nigeria équivalent à 220.000 barils/jour indépendamment des graves conséquences que cela provoque sur l'environnement. Ce projet sera d’un apport majeur parmi les moyens de lutte contre la déforestation en Afrique grâce à la substitution du gaz au bois de chauffage auprès des populations des pays traversés par le gazoduc.
La rentabilité de ces ouvrages qui vont tous dans le sens du développement durable ne saurait être évaluée exclusivement à l’aune des seules études micro-économiques dont les conclusions sont souvent réductrices. Nous devons garder à l’esprit l’importance des effets induits bénéfiques que vont dégager ces projets sur les opérateurs qui vont participer à leur réalisation, et leur contribution vitale à l’approvisionnement du marché européen qui redoute un déficit de l’offre gazière à moyen terme.
Un
dispositif législatif et réglementaire adopté au cours des quatre
dernières années consacre de manière irréversible les options de l’Algérie
en matière de l’environnement. Je peux citer, entre autres, une série
de mesures incitatives pour illustrer nos propos :
La
loi relative à l’électricité et à la distribution publique du gaz,
promulguée en février 2002, a libéralisé le secteur de l’électricité en
ouvrant à la concurrence la production et la commercialisation d’électricité.
Cette loi qui prend en compte la protection de l'environnement prévoit l’intégration
des énergies renouvelables dans le bouquet (mix) énergétique du pays. Elle a
ouvert par ailleurs, la voie à la promulgation d’autres mesures incitatives
en faveur des énergies renouvelables.
Des
primes avantageuses sont accordées aux producteurs d’électricité produite
à partir de sources renouvelables. Le dispositif mis en place préfigure le modèle
des titres négociables, (certificats verts) que nous allons adopter à
moyen terme si les conditions du marché le permettent.
Notre souhait est précisément que le système des certificats verts, en usage dans certains pays de l’Union Européenne, soit harmonisé à l’échelle de l’Europe et étendu aux pays du Bassin Méditerranéen en prévision de l’instauration de la boucle électrique méditerranéenne.
Indépendamment
des unités d’énergie solaire destinées à alimenter des centres isolés,
des projets d’énergies renouvelables connectés au réseau national sont en
cours d’élaboration. Notre stratégie consiste à réaliser une synergie
entre le Solaire et le Gaz naturel grâce à des projets hybrides gaz/solaire en
profitant de la dotation algérienne en gaz naturel et à l’ensoleillement
permanent du Sud du pays.
Un
premier projet hybride gaz/solaire, de grande capacité, a fait déjà l’objet
d’un appel à manifestation d’intérêt. Sa réalisation apportera une
contribution significative de l’énergie solaire au bilan énergétique
national et constituera une première expérience, à grande échelle, dans la
production d’électricité renouvelable raccordée au réseau de distribution
nationale.
Ces
projets vont permettre également, au-delà de la satisfaction des besoins en énergie
électrique du pays, de reculer l’échéance de déplétion de nos réserves
d’hydrocarbures, et de rendre ainsi disponible une plus grande quantité de
gaz pour nos clients européens notamment qui consomment actuellement 95% de nos
exportations gazières.
Un
accord signé à Rome en décembre 2003, par trois ministres maghrébins de l’énergie
(l’Algérie, le Maroc, la Tunisie) et la Commission européenne, visant la création
d’un marché maghrébin de l’électricité et son intégration progressive
au marché européen est un exemple de coopération sous-régionale.
Ce
protocole d’accord fixe comme objectif la création d’un marché intérieur
maghrébin de l’électricité entre les participants à partir de 2006, selon
le modèle du marché intérieur de l’Union Européenne.
La
réalisation de ce marché se fera, notamment, par un rapprochement progressif
du cadre législatif et des politiques nationales des pays du Maghreb dans le
secteur de l’électricité
La
participation active de l’Algérie à la réalisation des marchés sous-régionaux
Algérie –Maroc- Espagne d’une part, et Algérie - Italie d’autre part, témoigne
de la volonté de l’Algérie de mettre en place les conditions et les moyens nécessaires
au développement d’une politique énergétique euro-méditerranéenne.
C’est
un objectif de coopération réaliste que l’Algérie souhaite développer en
profitant de la pose des deux câbles électriques qui vont longer les deux
nouveaux gazoducs sous-marins à liaison directe, vers l’Espagne et vers
l’Italie via la Sardaigne.
Son
Altesse Royale la Princesse Mme Elèna de Borbon,
Son Excellence Mr Alvaro de Marichalar, Duc de Lugo,
Monsieur Amalio de Marichalar, président du Forio Soria 21,
Excellences,
Mesdames, Messieurs,
Les énergies fossiles occupent toujours la première place dans la consommation énergétique mondiale. La production d’électricité reste tributaire dans une large mesure des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) dans une proportion de 65% en moyenne mondiale. Le gaz naturel, moins polluant que le fuel et le charbon, va de plus en plus contribuer à la génération électrique en raison de sa qualité d’énergie propre et de sa plus grande disponibilité que le pétrole.
Par
l'exportation du gaz naturel et du GNL, de plus en plus utilisée dans la génération
électrique et réputée sans dommages
pour l'environnement, l'Algérie contribue au delà de ses frontières à
l'effort de réduction mondiale des gaz à effet de serre et d'atténuation de
la pollution chez nos partenaires tout en assurant leur sécurité
d’approvisionnement. C’est pour ces raisons que le gaz occupe une
position de premier plan dans nos relations avec l’Espagne.
C’est
avec un esprit constructif que l’Algérie s’attelle à son intégration dans
le processus de Barcelone où elle à pris déjà une certaine longueur
d’avance par rapport à ses partenaires du Nord de la Méditerranée. En témoignent,
notamment , ses réalisations et ses projets énergétiques (gaz et électricité)
destinés à l’approvisionnement des pays de l’Union Européenne et le
nombre d’accords passés avec ses partenaires européens, avec l’Espagne
notamment.
Notre
pays attend, en retour, plus d’investissements directs (capitaux, technologie
et savoir - faire) de la part des entreprises européennes, et une ouverture
plus franche du marché européen à nos produits énergétiques. Nous somme déjà
présents et très compétitifs sur le marché énergétique européen. Mais
nous souhaitons nous diversifier. C’est pour cette raison que nous attendons
avec intérêt l’ouverture de l’aval des hydrocarbures en Europe.
Il convient de saluer les efforts exemplaires de l’Espagne dans cette entreprise dans le cadre de sa coopération avec l’Algérie. Les retombées de la qualité de nos relations est démontrée dans les faits.
La
coopération bilatérale algéro-espagnole pour nous limiter au seul domaine de
l’énergie est très éloquente.
La
Sonatrach est en effet le premier
fournisseur de gaz naturel sur le marché espagnol avec une part de marché de
58% en 2003. à ce jour, les
engagements fermes de Sonatrach sur
ce marché portent sur un volume annuel de prés de 16 milliards de m3 /an.
L’option
choisie par l’Algérie d’instaurer un partenariat croisé avec ses
partenaires espagnols a été concrétisée à travers de nombreux projets
existants et d’autres projets récents dont il convient de citer quelques
projets qui illustrent la volonté commune de nos pays de s’engager dans la
voie du développement durable :
§
Projet intégré
de Gassi-touil :
La récente signature d’un projet intégré de grande envergure avec le
consortium espagnol (REPSOL-YPF et Gas Natural) vient renforcer les relations énergétiques
entre nos deux pays. Ce contrat a été remporté par le groupe espagnol après
un appel d’offres international qui avait réuni de nombreux compétiteurs.
Ce
projet d’un montant global de 4 à 4,5 milliards de dollars vise à développer
en commun, sur une trentaine d’années, les richesses de la région de
GASSI-TOUIL, à transporter ce gaz naturel jusqu’à la côte algérienne, à
mettre en place un nouveau train de liquéfaction et à en assurer conjointement
sa commercialisation.
§
Projet
reganosa :
La Sonatrach possède une
participation de 10% depuis l’année 2001 au sein de cette société. La société
reganosa a pour mission la réalisation
et l’exploitation d’un terminal de regazéification de GNL et d’un système
de gazoducs de 95 Km dans la région de la Galice. A travers cette prise de
participation, la SONATRACH vise :
-
l’accroissement de ses volumes
de GNL à l’exportation vers l’un de ses marchés naturel, par la fourniture
de 1,5 Gm3/an au terminal de regazéifcation.
-
La création de conditions nécessaires
au développement, en partenariat, de la commercialisation directe de gaz aux
consommateurs éligibles sur le marché espagnol et particulièrement dans la région
de la Galice qui est dépourvue de gaz.
Les
partenaires espagnols sont constitués par la Xunta de Galicia, deux compagnies
d’électricités, un groupe industriel et trois banques régionales.
§
Projet
gepesa :
La société de cogénération “generacion
electrica peninsular, S.A.” (gepesa)
regroupe quatre unités industrielles de cogénération de capacité totale de
190 MW, localisées au Sud-ouest de l’Espagne, dans les régions de Huelva et
Cadiz.
L’objectif
de ce projet vise la
fourniture
d’un volume total de 250 millions de m3 de GNL par an aux quatre
unités de cogénération et sa participation dans la production et la vente,
conjointement, avec Cepsa de l’électricité
et de la vapeur produites. Les accords de ce partenariat ont été réalisés en
2002.
§
Projet
“gepesa Gas Comercializadora”:
Cette société a été créée en septembre 2002,
dans le cadre de la nouvelle loi espagnole sur les Hydrocarbures,
permettant à des opérateurs de commercialiser directement du gaz naturel sur
le marché espagnol. La SONATRACH va fournir un volume total 300 millions de m3
de GNL par an à Cepsa Gas
Comercializadora.
Les
partenaires de Sonatrach qui détiennent
30% du capital dans ce projet sont Cepsa (35%), et total-fina-elf (35%).
§
Projet sonacep :
Ce projet
concerne une joint-venture créée en 2002 entre la Sonatrach
(50%) et Cepsa (50%),
pour gérer les options de pricing d'un nombre défini de cargaisons de Sahara
Blend pour un mois donné, en ajustant la période de pricing de ces cargaisons
moyennant l'achat, à Sonatrach
et à un prix fixe, du droit de gestion de ce pricing. Cet accord
permettra notamment : l'amélioration du know how de SONATRACH découlant
de la coopération rapprochée entre les deux compagnies ; la formation du
personnel de SONATRACH aux techniques de couverture sur le marché papier.
§
Accord
avec endesa (1er
producteur d’électricité en Espagne) :
Conclusion en 2001 d’un contrat de vente et d’achat de GNL à long
terme (15 ans) portant sur un volume annuel de un milliard de m3
destiné au projet de la centrale CCGT de Sagunto (projet Reganosa).
La date de la première livraison régulière de GNL est prévue pour
juillet 2005.
§
Accord
avec IBERDROLA
(2ème producteur d’électricité en Espagne) : Conclusion
en 2002 d’un contrat de vente et d’achat de GNL à long terme (15 ans)
portant sur un volume annuel de un (01) milliard de m3 par an. La
date de la première livraison régulière a démarrée en août 2002.
§
Projet
propanciiem
(Tarragone) : En plus d’une
coopération bilatérale Algéro-Espagnole, il est important de souligner le
caractère européen qui est promu
par une dynamique de ces relations. Ainsi la Sonatrach
et l’entreprise BASF (BASFESA) ont procédé en mars 2000 à la signature
d’un contrat EPC portant sur la réalisation d’une unité de déshydrogénation
du propane (PHD) localisée à Tarragone à partir de propane en provenance
d’Algérie.
Cette
unité qui a nécessité un investissement de 246,7 millions €, a été
inaugurée en mars 2004 en présence de Sa Majesté Juan Carlos 1er,
Roi d’Espagne.
Implantée
sur le site BASFESA à Tarragone, cette réalisation a été l’œuvre de
l’entrepreneur allemand lurgi espagnola,
filiale de lurgi (Allemagne). Le
capital de cette société est détenu par la Sonatrach
pour 49% des parts et par BASF pour 51%.
Son
Altesse Royale la Princesse Mme Elèna de Borbon,
Son Excellence Mr Alvaro de Marichalar, Duc de Lugo,
Monsieur Amalio de Marichalar, président du Forio Soria 21,
Excellences,
Mesdames, Messieurs,
Nous
n’avons qu’à nous féliciter de la qualité exceptionnelle de nos relations
politiques avec le Gouvernement du Royaume d’Espagne et de l’état de notre
coopération économique avec les entreprises espagnoles. Ceci est particulièrement
éloquent en ce qui concerne le domaine de l’énergie notamment. Nos deux pays
sont en effet liés par des accords énergétiques qui revêtent un caractère
d’exemplarité remarquable. Sur le plan général le Traité d’amitié,
de voisinage et de coopération signé entre nos deux pays en 2002 renforce et
préserve le développement de notre coopération.
Les
résultats obtenus qui n’ont pas failli à nos espoirs ouvrent des
perspectives fécondes aussi bien pour l’Espagne et l’Algérie que pour
l’Europe et la Région méditerranéenne. Cette situation augure de belles
perspectives en faveur de dialogue euro-méditerranéen et du développement
durable.
Je
suis convaincu que ce forum nous permettra de définir de nouveaux objectifs
communs, et de contribuer à la coordination de nos actions, afin de rendre plus
cohérentes nos stratégies internes pour parvenir à un système énergétique
Régional efficient et plus conforme aux objectifs du développement durable.
Notre problème à tous est de concilier les impératifs du développement économique et social avec la préservation de notre planète, des nuisances qui la rongent tout en veillant à la gestion optimale de nos ressources naturelles.
Il est heureux que votre forum se situe en Espagne qui a vu naître le processus de Barcelone. Nul doute que les conclusions de vos travaux contribueront à l’amélioration du caractère opérationnel de ce processus à la faveur de la commémoration de son 10ème anniversaire.
Je
vous remercie pour votre attention et souhaite un plein succès à vos travaux.