Workshop sur le renforcement de capacité projet mécanisme de développement propre GGFR
Discours de Monsieur Chakib Khellil, Ministre de l'Energie et des Mines 
 Alger, 27 septembre 2004

 
Mesdames, Messieurs,

Permettez moi, en premier lieu de souhaiter encore une fois la bienvenue à Son Excellence Madame Thorhild Widvey,  Ministre de l’Energie de la Norvège et de la remercier d’avoir bien voulu participer aux travaux de cette importante rencontre qui s’inscrit dans le cadre de l’initiative Global de réduction des gaz torchés (GGFR).   

Je voudrais féliciter le groupe d’experts qui accompli un travail remarquable,  en matière de renforcement de capacité nationale dans la mise en œuvre de projets de réduction des gaz torchés, avec recours au mécanisme de développement propre. Cela constitue une avancée importante en terme de réalisation des objectifs de notre partenariat que l'on s'était fixés à Oslo en avril 2002 puis à Johannesburg en août 2002 et réaffirmés à Alger en mai 2004.

Je tiens également à féliciter chaleureusement les auteurs des différentes communications présentées au cours de ces deux journées de travaux, qui ont permis d'engager des débats mutuellement enrichissants autour des méthodologies et des procédures en vigueur pour l'éligibilité au Mécanisme de Développement Propre prévu par le protocole de Kyoto.

Madame la Ministre, Mesdames, Messieurs,


Notre attachement au développement durable est dicté par la nécessité de concilier le développement économique et social avec la préservation de notre planète, des risques de bouleversements écologiques irréversibles, tout en veillant à la gestion optimale de nos ressources énergétiques fossiles.

C’est pour cela, que l’Algérie a ratifié un ensemble de traités internationaux y afférents, notamment la convention cades des nations sur les changements climatiques en juin 1993, la ratification du Protocole de Kyoto devrait intervenir dès son entrée en vigueur.

Le dispositif législatif et réglementaire adopté au cours des quatre dernières années témoigne de notre engagement irréversible à réduire l’impact du système énergétique sur l’environnement ainsi que les émissions de gaz à effet de serre.

En effet, le secteur de l’Energie s’intéresse, par ailleurs, à la question des énergies renouvelables et non polluantes, dans toutes ses dimensions, depuis la promulgation en février 2002 de la loi relative à l’électricité et à la distribution du gaz, la loi sur la maitrise de l'énergie, suivie de celle sur les énergies renouvelables et le décret de diversification des coûts des énergies renouvelables.


Grâce à ce cadre législatif et réglementaire, le développement de nouveaux projets de cogénération et d’énergies renouvelables à base de déchets solides, d’énergie solaire et éolienne sera possible.

L’introduction de ces sources d’énergie dans le bilan énergétique national vise des objectifs de cohésion socio-économique ainsi que des objectifs liés au développement durable.


Des dizaines de villages ont été électrifiés par l’énergie solaire tandis que  d’autres sont en cours de réalisation dans le cadre du programme d’électrification rurale. Ceci indépendamment des multiples applications ponctuelles de l’énergie solaire notamment dans les domaines du pompage de l’eau, du fonctionnement des balises de signalisation ainsi que dans d’autres   applications industrielles.
Le secteur de l’Energie dont j’ai la charge a également promulgué en 1999, une loi relative à la maîtrise de l'énergie à l’effet d’améliorer l’efficacité énergétique et de favoriser l’atténuation de l'impact du système énergétique sur l'environnement et la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Madame la Ministre, Mesdames, Messieurs,

Cet atelier représente une excellente opportunité en matière d’évaluation des progrès enregistrés, dans l’élaboration de projets pilotes de réduction des gaz torchés en collaboration avec nos partenaires de la Banque Mondiale.

L’Algérie accorde une importance capitale à la problématique posée par les gaz torchés. Comme vous l’avez constaté, notre pays à travers sa compagnie pétrolière Sonatrach, a consacré des efforts considérables et des investissements très lourds sur ses fonds propres, pendant ces trente dernières années. Ces actions ont permis le passage du ratio gaz associés torchés sur gaz produits de 80% à 11%. Cette option stratégique sera soutenue et renforcée afin de réduire le taux de torchage des gaz associés produits à moins de 7% pour la perspective 2007.

S’agissant, de l'élimination totale du torchage de gaz lié à la production pétrolière, le Gouvernement Algérien et Sonatrach la voient possible pour  l'horizon 2010.  Tout cela sera rendu possible grâce à la politique volontariste développé par Sonatrach pour la réduction du torchage et également au recours au partenariat ainsi qu’aux mécanismes de financement internationaux tel que le Mécanisme de Développement Propre.

Cette option stratégique s’inscrit pleinement dans les objectifs de la nouvelle politique énergétique nationale qui accorde une place privilégiée à la protection de l’environnement et la promotion du développement durable. 


Madame la Ministre, Mesdames, Messieurs,


En ce qui concerne les résultats auxquels a abouti cette rencontre qui clôture plusieurs mois de collaboration, un travail intensif mené conjointement avec les experts de la Banque Mondiale a permis le renforcement des capacités en matière d’élaboration de projets de Mécanismes de Développement Propre (MDP).

En effet, ce travail a permis également de mieux cerner l’opportunité et la rentabilité  des projets de récupération des gaz torchés au niveau de quelques champs pétroliers considérés préalablement non rentables tel que le projet pilote de réduction des gaz torchés à Ohanet.

L’Algérie est intéressée par les crédits carbones, un mode de financement qui serait d’une utilité certaine pour la réalisation de projets ayant un important impact en terme de protection de l’environnement en général et en terme de réduction des émissions de gaz à effet de serre en particulier.


Madame la Ministre, Mesdames, Messieurs,


En réitérant  la disponibilité de l’Algérie à participer activement à l’élimination des gaz torchés, je voudrais avant de terminer, remercier encore une fois Madame la Ministre d’avoir bien voulu être parmi nous, l’organisateur ainsi que tous les participants et particulièrement les représentant de la Banque Mondiale.

Je souhaite à tous un bon retour et déclare clos ce workshop.