Projet de loi sur les Hydrocarbures
Recueil des questions Réponses
Le présent recueil regroupe les questions enregistrées et les réponses à ces questions lors des différentes présentations de ce projet de loi devant :
- La Fédération Syndicale au siège du Ministère de lEnergie et des Mines, le 02/01/2001,
- Les cadres de la direction générale Sonatrach 08/01/2001,
- Les cadres de la région de Hassi Messaoud le10/01/2001,
- Les cadres de la région de Hassi Rmel 20/01/2001,
- Le Ministère des Finances le 22/01/2001,
- Les cadres de la région dIn Amenas le 02/02/2001,
- Les cadres de la région dArzew le 06/02/2001,
- Les cadres de la région de Skikda le 10/02/2001,
- les représentants des parties politiques au siège du Ministère de lEnergie et des Mines le 21/02/2001,
- Les cadres de la région de Bejaia le 27/02/2001,
- Tournée sur les sites de Sonatrach du 07 au 09/03/2001,
- Présentation à Sonatrach/DP Hassi Messaoud le 17/03/2001 (VP),
- Présentation à Sonatrach/DP In Aménas le 17/03/2001 (VP),
- Présentation à Sonatrach/DP Hassi RMel le 18/03/2001 (VP),
- Présentation à ZI dArzew le 18/03/2001 (VP),
- Présentation à ZI de Skikda le 19/03/2001 (VP),
- Présentation à NAFTEC Sidi Arcin le 10/04/2001 (VP),
- Présentation à NAFTAL Chéraga le 11/04/2001 (VP),
- Présentation à Sonatrach/DP TFT le 30/04/2001 (VP),
- Présentation à Sonatrach/DP Ohanet le 30/04/2001 (VP),
- Université dOran le 25/03/2001,
- Réunion avec la FNTGPC le 02 Avril 2001,
- LAssociation de lIndustrie du Gaz le 21/04/2001,
- Université de Constantine le 10/06/2001,
- Université de Guelma le 03/07/2001,
- Journée de débats techniques sur la loi organisée par lAIED/IAP et lAssociation des Ingénieurs de lENP El Harrach le 17/07/2001,
- Réunion avec la FNTGPC le 04 Août 2001,
Question : Lavant projet de loi est en contradiction avec la Constitution ?
Réponse : Aucune incompatibilité de lavant projet de loi avec la constitution puisque les ressources du sous sol resteront toujours un bien de la collectivité nationale (Etat) et ce, conformément à larticle 02 de lavant projet de loi qui réitère ce principe.
Il ny a pas de changement par rapport à la loi en vigueur, à savoir la loi 86-14 amendée par la loi 91-21. Le seul changement, est la récupération par lEtat de ses prérogatives de puissance publique, de propriétaire du Domaine Minier Hydrocarbures et de protecteur de lintérêt général dans le cadre de la séparation des rôles entre lEtat et lopérateur économique qui est Sonatrach. Sonatrach a joué ce rôle en tant que titulaire du titre minier qui est transféré à lentité ALNAFT.
Question : Avec ce projet de loi, Sonatrach sera privatisée ?
Réponse : Le projet de loi ne parle ni de la privatisation de Sonatrach, ni de la restructuration de Sonatrach, ni de louverture du capital de la Sonatrach. Si louverture du capital de Sonatrach est décidée par lAssemblée Générale, conformément au programme du Gouvernement, cette opération seffectuera à travers lamendement des statuts de Sonatrach par décret présidentiel et lEtat restera majoritaire.
Par ailleurs, louverture du capital permet aux entreprises davoir des moyens pour financer des projets, une meilleure discipline de gestion et la création de marché financier.
Question : Quelle est la mission des agences ?
Réponse : Le projet de loi prévoit la création de deux agences qui seront chargées de lapplication stricte de la réglementation édictée par lEtat. Elles auront lautonomie financière et administrative mais ninvestissent pas et ne commercialisent pas les hydrocarbures; leur fonctionnement et leur équipement seront financés par un pourcentage sur la redevance payée par les compagnies pétrolières et par le paiement des prestations de service quelles rendent aux compagnies pétrolières.
ALNAFT : Elle est chargée de la promotion du domaine minier hydrocarbures, elle gère et met à jour la banque de données en assurant un accès non discriminatoire aux investisseurs, dans le cadre de linvestissement de recherche et dexploitation, conclue un contrat unique pour la Recherche/Exploitation ou bien pour lexploitation uniquement, approuve les plans de développement des gisements de pétrole et de gaz et facilite laccès à linformation du marché gazier national et international. Pour cela, elle tiendra et actualisera les états des réserves en pétrole, condensât, GPL et gaz, les besoins en gaz, du gaz disponible pour lexportation et une banque de données des prix de vente du gaz. Elle sassurera également de lapprovisionnement en gaz du marché local en coordination avec lAutorité de Régulation de lElectricité et du Gaz (CREG). Elle aura un organe de consultation qui sera chargé de donner un avis sur les prix du gaz sur les différents marchés, et toutes informations possibles concernant le marché du gaz national et international. Autorité de Régulation : Elle sera chargée de veiller au respect de la réglementation technique en ce qui concerne lHygiène, la sécurité et lenvironnement édictée par le Ministère de lEnergie et des Mines et autres Administrations centrales.Elle étudiera les demandes dattribution de concessions de transport par canalisations et de transmettre ses recommandations au Ministère de lEnergie et des Mines qui octroi la concession sous forme dautorisation.
Elle veillera à lapplication de la réglementation en matière de tarif et du principe daccès aux tiers (transport et stockage), au respect du cahier des charges de construction (normes et standards) des installations de production et de canalisations et à lorganisation des opérations daudit pour le contrôle des coûts.
Question : Quels sont les impacts de la mondialisation sur le secteur des
hydrocarbures ?
Réponse : Depuis la chute du mur de Berlin, il y a eu de grands changements dans les rapports et les échanges entre les pays sur le plan international. Il y a eu également le regroupement de grands groupes pétroliers (Exxon-Mobil, BP-Amoco-Arco, Total-Fina-Elf).
Il faut rappeler aussi lévolution de la situation politico-économique du pays (multipartisme et début douverture vers léconomie de marché).
La mondialisation donne plus de facilités dinvestir aux partenaires, donc plus dactivités économiques, donc plus de richesse.Les Etats sintéressent de plus en plus aux populations locales et à leur spécificité et à la protection de lenvironnement sous toutes ses formes suite aux pressions et à linfluence des ONG qui simpliquent de plus en plus pour défendre les intérêts et les avantages sociaux des populations.
Question : Comment la Sonatrach pourra planifier ses investissements à moyen
et à long terme ?
Réponse : Actuellement, Sonatrach ne peut pas planifier ses investissements à moyen et long terme pour plusieurs raisons :
Ce projet de loi permet à Sonartach de disposer de contrats par gisement qui lui permettra davoir des partenaires, si elle le souhaite, pour améliorer les taux de récupération et lutilisation de nouvelles techniques et technologiques ainsi que des crédits de financement. Elle sera appelée à exploiter de façon rationnelle les gisements, davoir plus de liberté, une meilleure efficacité et une bonne maîtrise des coûts pour générer plus de profits. Elle pourra ainsi planifier ses investissements et définir sa stratégie. Elle aura ainsi des ressources importantes qui lui permettront de jouer son rôle commercial.
Le nouveau cadre donne à Sonatrach la possibilité de planifier et dinvestir pour améliorer la maîtrise des coûts (compétitivité). Elle pourra investir pour acheter des entreprises, acquérir les technologies modernes quelle pourra ensuite monnayer sur le marché international.
Le projet de loi permet, par ailleurs, à Sonatrach :
A travers sa connaissance du domaine minier, Sonatrach disposera datouts très recherchés par les compagnies pétrolières intéressées par les activités dexploration et dexploitation.
Il reste entendu que par les données dont elle dispose et son expérience du domaine minier, Sonatrach dispose de plusieurs longueurs davance sur les compagnies concurrentes.
Question : pourquoi ce taux de 25% sur
loption ?
Réponse : Cest seulement au cas ou Sonatrach nest pas déjà
partenaire dans lexploration.
Lintérêt de cette option permet à Sonatrach dêtre plus présente dans les gisements notamment pour le gaz. Elle permet aussi décrémer les plus values dégagées suite à laugmentation des prix du pétrole et en cas de découverte des gisements de taille plus importante que prévu. Ce taux est aussi comparable à celui pratiqué actuellement par Sonatrach dans les gisements en association lorsquelle a levé loption de participation à linvestissement de développement. Ce niveau de participation sil était plus élevé, augmenterait le risque du partenaire en lobligeant à dégager des taux de rendement interne plus élevé (TRI) et par conséquent des revenus plus faibles pour lEtat.
Question :
Réponse :
Cependant, notre présentation de la loi peut être considérée comme lébauche dun exposé des motifs
Question :
Réponse :
Les aspects qui ont suscités beaucoup de débats sont les suivants :
Les aspects sur lesquels le groupe Amont voudrait des enrichissements sont :
Question : Concernant la commercialisation du gaz, Sonatrach jouera t elle le rôle de « broker » ?
Réponse : Le rôle de lEtat cest à dire dALNAFT est de fournir toutes les informations possibles sur le marché gazier (national ou international). Pour cela, elle sera dotée dun organe de consultation, composé des producteurs de gaz en Algérie, des contractants ayant découvert des réserves de gaz non encore développées ainsi que des représentants de lAutorité de Régulation des Hydrocarbures et de lAutorité de Régulation de lElectricité et du Gaz.
Cet organe se chargera notamment, de donner linformation sur les prix de vente du gaz sur ces marchés, afin déliminer toute possibilité à certaines compagnies de vendre leur gaz à des filiales à des prix ne reflétant pas le marché. Les procédures dopérations de cet organe seront définis par texte réglementaire.
Sonatrach sera présenté dans tous les gisements si elle le souhaite il suffit quelle lève les options de participation, lorsqu il ya découverte dhydrocarbures, notamment de gaz, par les compagnies pétrolières. De toute les façon, la commercialisation du gaz sera conjointe. Ceci permettra aussi à lEtat en tant actionnaire dassurer par la répartition des dividendes, lécrémage des supers profits.
Question :
Sous prétexte déconomie de marché ne voudrait- on pas liquider Sonatrach ?
La libéralisation des activités aval, nentraînera telle pas celle des prix des produits pétroliers, déjà inaccessibles aux consommateurs Algériens ?
Réponse:
Dans lesprit du projet de la loi, lEtat récupère ses prérogatives quil exercera de façon plus organisée et avec les moyens nécessaires. Sonatrach en recouvrant ses prérogatives de base dentreprise commerciale, devrait être renforcée et améliorer davantage ses performances.
L avant projet de loi sur les Hydrocarbures ne traite pas des statuts de Sonatrach, il définit les nouvelles règles qui régiront les investissements dans les activités pétrolières, afin de faire régner la compétition, la transparence et d'encourager les investissements dans le secteur des Hydrocarbures conformément au programme du Gouvernement.
Question :
Réponse :
- les critères et les règles de pré qualification,
- les procédures de sélection des blocs à offrir en concurrence,
- le contrat type,
- les procédures de soumission des offres,
- les procédures dévaluation des offres et dattribution des contrats.
Question :
Réponse :
Cette option de participation permet à Sonatrach dêtre plus présente notamment pour le gaz et permet aussi à lEtat décrémer les plus values qui pourraient être dégagées suite à un prix de pétrole plus élevé ou bien suite à la taille dun gisement découvert qui savère être plus importante que prévue.
Des simulations sont en cours pour déterminer
la fiscalité que Sonatrach payera pour les gisements actuels afin que lEtat
continue de percevoir ce quil recevait précédemment. Sur les nouveaux permis les
termes de la nouvelle seront appliquée à lensemble des compagnies pétroliers y
compris Sonatrach, dans la transparence la pus total.
Il faut rappeler que les opérateurs étrangers cherchent généralement une
stabilité du cadre légal et du régime fiscal sur lequel ils se sont basés pour
réaliser leurs investissements.
Question :
Pour cela, il faudrait des Agences autonomes qui participent à la décision daffectation. Or le fait que ces Agences dépendent du Ministère de lEnergie et des Mines, ne peut il pas y avoir altération de laffectation des ressources du pays ?
Réponse :
Pour ce qui est des gisements existants en
association, Sonatrach se conformera à la nouvelle loi et la fiscalité sera calculée en
préservant les droits et obligations des partenaires de Sonatrach et en rémunérant
Sonatrach pour sa gestion des contrats.
Dans le système actuel, Sonatrach en tant que représentant de lEtat et
opérateur pétrolier verse à lEtat la redevance, limpôt pétrolier et
limpôt complémentaire sur le résultat calculé au taux de limpôt sur les
Bénéfices des Sociétés (IBS) qui lui revient après soustraction des charges et les
dépenses générales.
Dans le projet de loi, lEtat reprend ses prérogatives et Sonatrach verse la
part qui revient à Etat par gisement.
Il donne à Sonatrach, (si elle net pas
partie prenante au départ de prendre une option de participation qui peut atteindre 25% sur les nouvelles découvertes.
Ce qui intéresse les compagnies étrangères cest lattractivité et la
clarté du système fiscal en vigueur, il y a également, le côté institutionnel et le
risque politique (stabilité).
Ces deux Agences sont chargées de veiller à lapplication stricte de la réglementation et dune manière impartial.
ALNAFT est chargée de la gestion de la banque de données, de la promotion des investissements dans le domaine minier, de la gestion des contrats, et dassurer laccès à linformation sur le marché gazier.
Lautorité de régulation est chargée de veiller à lapplication de la réglementation technique, de sécurité industrielle, et de protection de lenvironnement. Elle est chargée de létude des demandes de concession de transport par canalisation, laccès libre aux transport et au stockage (ATR), de même quelle veille à la tarification nom discriminatoire des services de transport et de stockage.
Par ailleurs, elle étudie et veille à lapplication des règlements, des normes, et standard, des réalisations des installations de surface.
Il nexiste pas de dépendance entre les entités et le Ministère de lEnergie et des Mines du fait que laffectation des ressources est tracée par le Gouvernement dont le programme est approuvé par le Parlement. Les principaux dirigeants de ces entités sont nommés par décret présidentiel et soumis à un contrôle collégial (Conseil dAdministration).
Question :
Réponse :
Beaucoup dentreprises investissent, en
amont et en aval, tenant compte des avantages que sont accordées ainsi que la
transparence du processus qui est proposé, ceci, à linstar des résultats de la
loi 91, aura un impact positif à savoir plus dinvestissement plus de découverte,
laugmentation des réserves et laugmentation des revenus de lEtat.
Question : Louverture du capital de Sonatrach est pour quand ? Est-ce que Sonatrach vendra les 49% quelle détient dans le capital des sociétés para pétrolières ou les 51% de lEtat ?
Réponse : Lavant projet de loi ne traite pas de la privatisation, ni de la restructuration, ni de la réorganisation de Sonatrach ni des entreprises para pétrolières. Les 49% appartiennent au Holding services qui décide de la privatisation ou non des entreprises para pétrolières; toutefois le programme du Gouvernement prévoit louverture du capital des entreprises publiques. En ce qui concerne Sonatrach louverture de son capital pourra se faire à travers un décret Présidentiel qui pourrait modifier ses statuts.
Question :
Réponse :
Pour cela, elle tiendra et actualisera les
états des réserves en pétrole, condensât, GPL et gaz, les besoins en gaz, du gaz
disponible pour lexportation et une banque de données des prix de vente du gaz.
Elle sassurera également de lapprovisionnement en gaz du marché local
en coordination avec lAutorité de lElectricité et du gaz (CREG).
Elle aura un organe de consultation qui sera chargé de donner un avis sur les prix
du gaz sur les différents marchés, et toutes informations possibles concernant le
marché du gaz national et international.
Sonatrach peut construire et opérer de nouveaux gazoducs en concession. La loi actuelle permet le financement de construction dune canalisation par un partenaire étranger, Sonatrach remboursera son associé par la suite. Néanmoins, lavant projet de loi sur les hydrocarbures consacre le libre exercice de lactivité transport par canalisations qui sera ouvert à linvestissement privé national et étranger. Lexercice de cette activité se fera sous forme de concession octroyée par le Ministère de lEnergie et des Mines après examen du dossier par lAutorité de Régulation. Le libre accès au tiers selon un tarif unique non discriminatoire (timbre poste) est garanti. Ce tarif est calculé pour permettre au concessionnaire de couvrir lamortissement, le paiement des impôts et taxes, les frais financiers et davoir un TRI raisonnable.
Question : En cas de conflits entre Sonatrach et ALNAFT, comment sera traité
ce litige ?
Réponse : Sil sagit dun conflit technique, le problème ne se pose pas. Cependant, pour régler un éventuel litige juridique entre Sonatrach et ALNAFT, il est prévu le recours aux instances de la justice du pays, après que les voies darrangements à lamiable soient épuisées.
Question:
Réponse :
Question :
Réponse :
La procédure dattribution de contrat de recherche/exploitation se déroule de la façon suivante :
Après la publication dun avis dappel doffres dans la presse, les investisseurs intéressés viennent consulter les données, ils achèteront les données qui les intéressent pour étudier le dossier et remettre une offre à une date fixée à lavance par lavis de presse.
Louverture et lattribution se font en publique sur la base dun contrat type qui est le même pour tous les investisseurs.
La sélection est opérée sur la base dun critère unique connu de tous les soumissionnaires. On peut citer lexemple des 6 blocs offerts en promotion où cette démarche a été adoptée; 22 investisseurs ont répondu à lappel doffre dont 11 nont jamais opéré en Algérie. Louverture des plis est prévue pour le 15/02/2001.
Dans le cadre du nouveau projet de loi, les appels doffres sont lancées par lAgence de valorisation des ressources naturelles en hydrocarbures (ALNAFT) qui est chargée de la gestion et de la promotion du Domaine Minier.
Question :
Réponse :
Cest à Sonatrach quil appartient de définir sa stratégie de développement et dinvestissement.
Par conséquent Sonatrach sera traitée sur le même pied dégalité que les investisseurs étrangers pour ce qui est de lattribution de nouveau contrat de recherche/exploitation dans le cadre du nouveau système, et ce pour des raisons de concurrence loyale et une transparence la plus totale.
En réalité Sonatrach bénéficie dune avance par rapport aux sociétés étrangères du fait quelle connaît mieux le Domaine Minier national, en plus de lexpérience acquise à travers lexploitation de la majeure partie des gisements. En outre, Sonatrach dispose déjà de nombreux permis de recherche qui lui ont été octroyés sur sa demande; auxquels vient sajouter loption de prise de participation à hauteur de 25% dans touts les gisements découverts par une compagnie étrangère lorsquelle nest pas partie prenante dès le départ.
- De préserver et améliorés les revenues de lEtat,
- Dinviter les entreprises à réduire leur coûts tout en améliorant leur performance,
- De réduire les prix et daméliorer les services proposés au consommateurs
Question :
Réponse :
Actuellement cest Sonatrach qui la perçoit et qui la reverse aux trésor; donc il est tout à fait normale que ALNAFT en tant que puissance publique reprenne ce volet.
Une réflexion plus approfondie sur cette question sera engagée avec les parties concernées (Ministère des Finances, trésor ) pour décider qui va collecter la redevance et comment se fera lapprovisionnement du fonds sis au niveau du MEM et qui sert à alimenter les budgets des entités.
Question : La dette : comment faire pour la diminuer ?
Réponse : Le service de la dette est lourd (six Milliards à déduire des revenus); 70% de la dette proviennent des entreprises publiques. Sagissant de notre secteur, les entreprises nationales (Sonatrach notamment) sont incitées à ne plus recourir à la garantie de lEtat.
De cette manière la dette des entreprises du secteur sera sous la responsabilité des entreprises. De plus, Le mécanisme prévu par lOPEP pourrait stabiliser les prix, et ceci réduira le besoin de lEtat de recourir à la dette du fait de la stabilité des revenus. Dun autre côté, la gestion de la dette publique est du ressort du Ministère des Finances.
Question : Avec cette loi le capital de Sonatrach sera t-il ouvert ?
Réponse : Louverture du capital de Sonatrach nest pas consacrée dans le cadre de la loi sur les hydrocarbures. Les statuts de Sonatrach seront traités le cas échéant par un décret et ne peuvent être modifiés que sur décision du Gouvernement pour permettre louverture de son capital. Cette ouverture est consacrée dans le programme du gouvernement qui a été adopté par le Parlement.
Cependant, louverture du capital, si elle est décidée par le Gouvernement, permettrait à Sonatrach de :
Les contrats de production sur chaque gisement octroyés par ALNAFT à Sonatrach permettront à celle ci :
Question : Une fois les sociétés étrangères auront les contrats, quel
sera le mécanisme pour sauvegarder nos richesses ?
Réponse : Rien ne sera fait différemment de ce qui se fait actuellement sauf que lAutorité de régulation sera plus forte et mieux équipée pour sauvegarder lintérêt public.
Une réglementation existe pour lexploitation des gisements, les sociétés devront tenir compte de la réglementation technique, de la sécurité industrielle, dhygiène et la protection de lenvironnement.
Les agences ALNAFT et de Régulation sont autonomes, elles ne seront pas financées par lEtat, mais par une partie de la redevance et les prestations quelles auront à faire. Elles assureront un meilleur contrôle et elles auront les moyens pour le faire (personnel spécialisé, bureaux détudes).
LEtat est plus fort dans une économie de marché (Lexemple des USA), que dans une économie planifiée.
Question :
Réponse :
Pour attirer le capital limité de par le monde, il est nécessaire davoir un système fiscal compétitif et un cadre législatif et institutionnel transparent et stable.
Il faut rappeler que la concurrence ne se fait pas uniquement entre les compagnies, mais également entre les gouvernements.
Il ne faut perdre de vue que ce qui intéresse les compagnies, cest de réaliser leurs investissements, de dégager une rémunération et de transférer leurs bénéfices dans les meilleurs délais.
Question :
Quel est le mécanisme de contrôle des investisseurs étrangers.
Réponse :
Question :
Réponse :
Question :
Réponse :
Sonatrach aura quelque chose de nouveau, le contrat qui lui permettra davoir des crédits de financement de ses projets, sur chaque gisement et une meilleure stabilité de ses revenus à moyen terme.
Cependant, notre présentation de la loi peut être considérée comme lébauche dun exposé des motifs
On ne revient pas au système concessionnaire, la récupération par lEtat lui même des prérogatives en tant que propriétaire du Domaine Minier à travers une agence de lEtat ALNAFT est plutôt une vraie nationalisation.
Question :
Réponse : Les études à ce sujet sont en cours.
Le gaz sera utilisé pour la réinjection et leau éventuellement utilisée sera réutilisée pour lirrigation.
Question : Quel sera le devenir de Sonatrach après louverture de son
capital ?
Réponse : Le projet de loi ne parle pas de la privatisation de Sonatrach, ni de la restructuration de Sonatrach, ni de louverture du capital de la Sonatrach. Si louverture du capital de Sonatrach est décidée par lAssemblée Générale, conformément au programme du Gouvernement, cette opération seffectuera à travers lamendement des statuts de Sonatrach et lEtat restera majoritaire. Louverture du capital des entreprises publiques est consacrée dans le programme du gouvernement qui a été adopté par lAPN et le Sénat.
Cependant, louverture du capital, si elle est décidée, permettrait à Sonatrach de :
La nouveauté pour Sonatrach sera davoir un contrat par gisement qui lui permettra :
Question : Quels seront les mécanismes qui permettront de préserver nos
richesses naturelles, une fois que les sociétés étrangères opèreront dans le cadre de
cette nouvelle loi ?
Réponse : Le rôle de lEtat, en tant que propriétaire du domaine minier, sera précisément de réglementer et de contrôler lexploitation des richesses naturelles conformément aux normes et aux niveaux définis. Des décrets seront promulgués dans ce sens pour réglementer lexploitation des gisements par les opérateurs.
De plus, la loi prévoit la création dAgences autonomes, qui ne seront pas financées par lEtat, mais par une partie de la redevance et des prestations quelles auront à faire. Elles feront ainsi un meilleur contrôle avec les moyens appropriés (personnel spécialisé, bureau détudes).
Dans lesprit de la loi, lEtat récupère ses prérogatives quil exercera de façon plus organisée et avec les moyens nécessaires. En fait léconomie de marché nest nullement antinomique avec un Etat fort et présent à tous les niveaux (lexemple des USA ou lEtat est bien représenté au niveau de commissions à léchelle de tout le pays).
La rente sera maintenue au même niveau ou augmentera.
Question : Laspect ressources humaines nest pas pris en charge
par le projet de loi ?
Réponse : Le projet de loi consacre dans un article, et pour la première fois, laspect ressources humaines, qui bénéficiera de lexpérience des partenaires étrangers aux plans technique, technologique et de gestion.
Question : Quel est le devenir du réseau transport ?
Réponse : Le réseau transport actuel appartient à Sonatrach, le projet de loi permet laccès libre aux tiers moyennant un droit de péage non discriminatoire. Cependant, la possibilité de réalisation douvrages nouveaux est donnée à des investisseurs privés et ou à Sonatrach.
La concurrence ne se fait pas uniquement entre les compagnies, mais également entre les gouvernements. Il faut avoir un système fiscal compétitif mais aussi un cadre législatif et institutionnel attractif.
Question : Quel est le devenir des travailleurs de Sonatrach ?
Réponse : Sonatrach en recouvrant ses prérogatives de base devrait être renforcée, elle sera amener à améliorer davantage ses performances.
Le système de lactionnariat permet aux travailleurs actionnaires de bénéficier des dividendes distribués par Sonatrach en fin dexercice et de se sentir plus impliqué par la rentabilité de compagnie à travers une meilleure valorisation des ressources humaines; lactionnariat permettra des revenus en plus des revenus de retraite.
Question :
Réponse
Question : Louverture du marché ne va telle pas induire la
libéralisation et par conséquent la disparité des prix à léchelle nationale
notamment le GPL.
Réponse : LEtat continuera à réguler le système de tarification en utilisant la péréquation des prix et en continuant lapplication de programmes de soutien des zones déshéritées à linstar de lélectrification rurale et la distribution publique du Gaz.
Question : Sonatrach sera telle remplacée par ALNAFT ?
Réponse : ALNAFT ne remplacera pas Sonatrach. Cette dernière restera la même; la nouveauté cest que lEtat reprend son rôle de propriétaire du domaine minier quil exercera par lintermédiaire dune Agence qui na pas de conflit dintérêt, qui nest pas investisseur, mais qui est chargée de mettre à la disposition de tous les intervenants les données nécessaires à linvestissement.
ALNAFT représente lEtat, elle est créée pour simplifier le travail de Sonatrach et assurer les missions de lEtat, afin daccélérer les investissements tout en sauvegardant les intérêts de lEtat. LAutorité de régulation assure le contrôle de lEtat; elle fait appel aux bureaux détudes et aux experts qualifiés pour veiller à lapplication de la réglementation.
Question : Ne faut il pas remettre à niveau nos complexes et nos unités de
raffinage avant louverture ?
Réponse : Sonatrach a déjà injecté de largent pour éviter la faillite de NAFTEC.
Lidée cest de libérer les prix à lentrée et à la sortie pour que NAFTEC améliore sa gestion avec la liberté de vente des produits. Dans ce cas le raffinage peut facilement faire appel aux financements et aux partenariats avec cette vérité des prix.
Actuellement lEtat ne peut pas libérer les prix de vente des produits, car le citoyen ne peut pas supporter une hausse immédiate des prix. Un délais de cinq (05) années est donné pour assurer une liberté totale des prix. Durant cette période, Sonatrach continuera à assurer la couverture financière de NAFTEC.
Question : La régulation est liée à lenvironnement telle que prévue
par la loi pénalisera Sonatrach qui na pas de management environnemental par
rapport aux sociétés étrangères ?
Réponse : Les entreprises ont un délais de trois (03) ans pour sadapter et se conformer aux normes et standards dans le domaine et Sonatrach a déjà entamé des actions en matière de protection de lenvironnement.
Le projet de loi crée des incitations pour prendre sérieusement en charge laspect environnement. Plusieurs problèmes se posent aux entreprises : Gaz torchés, askarels, plomb dans lessence.
Lenvironnement a un coût économique, ce nest pas uniquement une question esthétique, les émissions de plomb ont par exemple un impact sur lintelligence des enfants. En faisant des projets dans le domaine de lenvironnement on découvre que cest rentable, on vend plus facilement et plus chère les produits à létranger (essence sans plomb par exemple).
Question : Le système bancaire va til se réorganiser avec la même
dynamique que pour le secteur des hydrocarbures ?
Réponse : Tout en remerciant lutilisation du qualificatif dynamique pour lavant projet de loi sur les hydrocarbures, je rappel lexistence de projet damendement de la loi monnaie et crédit et de projets de privatisation du CPA et de la CAAR et des installations de banques étrangères en Algérie. Des réformes sont également en cours dans le secteur des P et T.
Question : Lavant projet de loi prévoit laccès libre aux tiers,
se poserait le problème du taux de remplissage des canalisations pour un transporteur.
Prévoir une formule pour sécuriser le transporteur avec fixation des prix ?
Réponse : Un investisseur ne sengage que si il y une garantie de produits à transporter. Si les capacités de transport sont disponibles, la règle daccès des tiers aux réseaux est garantie.
A signaler que la capacité actuelle des oléoducs est saturée, ce qui amène Sonatrach, si elle le désire, à investir dans de nouveaux projets.
Les tarifs de transport seront régulés sur la base des paramètres liés à lamortissement, le coût financier, les coûts opératoires et la rentabilité du projet.
Les marges peuvent être libéralisées
graduellement pour les stations dessence. Le transport des produits et leur stockage
seront également régulés; les prix seront toujours régulés.
Question : La consolidation prévue comme une incitation dans le projet de loi est elle suffisante pour engager les sociétés présentes dans lamont à investir dans laval. Peut- on prévoir des mesures spécifiques à la pétrochimie à limage dautres pays obligeant une société présente dans lamont à réinvestir un pourcentage des bénéfices dans laval ?
Réponse : Il y a des incitations dans le
code des investissements et par la consolidation des bénéfices des compagnies prévue
par le projet de loi. Si lEtat doit octroyé des subventions, il faut qu il sache et
décide quoi subventionner par rapport à dautres possibilités. La subvention ne se
fera pas par le prix du gaz. Les mesures obligatoires nont pas toujours données des
résultats Un séminaire sur la pétrochimie est prévu le 26/02/2001 et toutes les
propositions seront les biens venues. Les subventions iront vers les régions
déshéritées et les populations défavorisées.
Question : Le projet de loi ne fait pas référence à lexistence de réseaux de stockage et de distribution pour attribuer la qualité de distributeur ?
Réponse : NAFTAL détient un monopole de fait dans ce domaine, alors que la distribution est libre. Le stockage, monopole naturel doit être régulé par lEtat. Un groupe de travail est en train de réfléchir sur ces questions.
Question : Avec les augmentations des flux à lexport, se posent les
problèmes des capacités portuaires ?
Réponse : Un groupe de réflexion composé de représentants du Ministère de lEnergie et des Mines et de Sonatrach a préparé un dossier qui doit faire lobjet dun CIM en mars prochain consacré à la situation des ports pétroliers. Une concertation sur ce dossier est déjà engagée avec les Ministères en charge du transport et de léquipement.
Déclaration syndicale :
Nous sommes par ailleurs étonnés de voir lentreprise nationale Sonatrach dont lavant projet de loi vise son affaiblissement et sa liquidation à moyen terme alors quelle est et demeure le pilier principal avec les institutions républicaines qui ont permis à lAlgérie de rester débout.
Nous considérons que cet avant projet nest pas concerté et risque daboutir à la liquidation de lentreprise Sonatrach et à la dislocation de toute léconomie nationale.
Concernant la branche transport des hydrocarbures par canalisation nous rejetons le régime des concessions qui fait perde le contrôle de la production des hydrocarbures à lEtat Algérien.
Réponse : Aucune incompatibilité de lavant projet de loi avec la constitution puisque les ressources du sol et du sous sol resteront toujours un bien de la collectivité nationale et dont lEtat est lémanation.
LEtat a décidé de reprendre ses prérogatives et décharger Sonatrach de ces missions de puissance publique qui saccommodent mal avec la nature dentreprise commerciale.
Ces actions sont prévues dans le programme du Gouvernement qui a décidé de lexploitation des ressources nationales en faisant appel à linvestissement public et privé national et étranger en toute transparence dans un cadre institutionnel clair et régulé.
Les seules ressources stratégiques sont les ressources humaines qua eu à développer lentreprise.
Par ailleurs, si lAlgérie veut avoir une place honorable à lavenir, des réformes doivent être menées au moment opportun et ne pas les subir de force plus tard avec des conséquences négatives.
Les réformes proposées permettront au contraire la création demplois. Les premières opérations engagées par le secteur (appel doffres concernant les six blocs dexploration, le projet de 2000 MW, les projets des raffineries dAdrar et dIn-Aménas ) montrent lexemple dinvestissements attendus.
Lavant projet de loi ne parle pas de privatisation de Sonatrach, ni de restructuration de Sonatrach, ni de louverture du capital de Sonatrach mais de la séparation des rôles de lEtat, en tant que propriétaire du domaine minier, de celui de lentreprise qui devra être strictement commercial.
Dans lesprit du projet de la loi, lEtat récupère ses prérogatives et lexercera de façon plus organisée et avec les moyens nécessaires. En fait léconomie de marché nest nullement antinomique avec un Etat fort et présent à tous les niveaux (à lexemple des USA ou lEtat est bien représenté au niveau des commissions à léchelle de tout le pays).
Sonatrach en recouvrant ses prérogatives de base dopérateur commercial, devrait être renforcée et améliorer davantage ses performances.
La nouveauté pour Sonatrach sera davoir un contrat qui lui permettra :
On ne revient pas au système concessionnaire, la récupération par lEtat de ses prérogatives en tant que propriétaire du domaine minier est plutôt une vraie nationalisation.
Commentaires du parti des travailleurs (PT) : Il relève quil ny a pas eu de consultation dans lélaboration de cet avant projet de loi notamment avec lUGTA, et les associations.
Le PT nest pas pour limmobilisme, ni pour la stagnation, seulement les réformes, qui sont une ligne politique du Gouvernement et qui sont nécessaires, ne doivent pas être interprétées comme une soumission aux différentes pressions internationales (grandes compagnies, OMC, UE, Banque Mondiale et le FMI).
La situation économique mondiale est dominée par la spéculation financière qui prend le dessus sur les investissements.
Cet avant projet de loi, donne la possibilité aux grandes compagnies pétrolières pour imposer leur dictat et casser le secteur des hydrocarbures, qui est le moteur de léconomie nationale. On constate donc, quil y a un problème de souveraineté de décision sur les Hydrocarbures, car lavant projet de loi est en contradiction avec larticle 17 de la constitution.
Lobjectif de cet avant projet de loi sur les Hydrocarbures est une privatisation de Sonatrach qui aura pour conséquences laugmentation du chômage, la précarité de lemploi (travail sous contrat).
La libéralisation des prix entraînera la perte de lesprit de solidarité nationale en matière de prix.
Réponse : Le projet de loi est basé sur le programme du Gouvernement.
En ce qui concerne la souveraineté nationale, lEtat reprend le contrôle et la gestion du Domaine Minier Hydrocarbures, à travers lavant projet de loi qui lui redonne le droit de propriétaire du domaine minier et de ce fait il nexiste aucune contradiction avec la constitution.
Dans le secteur des Hydrocarbures, il ny a pas de spéculation car cest de linvestissements direct.
A travers ce projet de loi, lEtat voudrait que Sonatrach puisse utiliser les mécanismes de financements qui existent sur le marché financier international.
Ce projet de loi permet à Sonartach de disposer de contrats par gisement qui lui permettra davoir des partenaires, si elle le souhaite, pour améliorer les taux de récupération et lutilisation de nouvelles techniques et technologiques ainsi que des crédits de financement. Elle sera appelée à exploiter de façon rationnelle les gisements, davoir plus de liberté, une meilleure efficacité et une bonne maîtrise des coûts pour générer plus de profits. Elle pourra ainsi planifier ses investissements et définir sa stratégie. Elle aura ainsi des ressources importantes qui lui permettront de jouer son rôle commercial.
Le nouveau cadre donne à Sonatrach la possibilité de planifier et dinvestir pour améliorer la maîtrise des coûts (compétitivité). Elle pourra investir pour acheter des entreprises, acquérir les technologies modernes quelle pourra ensuite monnayer sur le marché international.
Le projet de loi permet, par ailleurs, à Sonatrach :
Le programme du gouvernement prévoit louverture du capital des entreprises publiques, tout en laissant lEtat actionnaire majoritaire. LEtat, qui est propriétaire des entreprises publiques, décidera de lopportunité de louverture du capital de ces entreprises par simple Décret sans avoir recours à la loi.
Cependant, si louverture du capital de Sonatrach est décidé par le Gouvernement, celle ci donne à Sonatrach les avantages suivants :
disponibilité de liquidités qui lui permettront dinvestir, développement du marché financier Algérien, ce qui permettra aux citoyens de bénéficier de prêts à long terme pour financer lachat de logement, de véhicules , ce qui soulagera le budget social de lEtat.
Les Agences ALNAFT et lAutorité de Régulation sont des instruments de lEtat, propriétaire du domaine minier, qui lui permettront dassumer son rôle de promoteur du domaine minier et de protecteur de lintérêt général.
Sagissant de lemploi, il y aura création de postes demploi pour la simple raison que lavant projet de loi incite à laugmentation des investissements et le développement de la PMI/PME autour des pôles industriels.
En matière de précarité demploi, il y a une législation du travail qui est appliquée actuellement, si cette législation est modifiée, les entreprises (privées ou publiques) lappliqueront.
Lesprit de solidarité nationale en matière de prix reste en vigueur par lintermédiaire du système de péréquation des prix (prix unique par zone).
Sagissant de la communication, le projet de loi est largement discuté et on va continuer à le faire.
On adhère pas à lOMC sous leur condition et on va se plier à leurs exigences mai il faut se préparer pour affronter cette mondialisation et non pas la subir.
MSP : Commentaires
cest une tradition très encourageante; le projet de loi sinscrit dans le programme du Gouvernement.
Question :
Réponse :
LUnion Européenne est en pleine libéralisation (dérégulation) du marché de lénergie, ce qui a un impact sur lAlgérie car les contrats gaziers de lAlgérie incluent une clause de destination, cest à dire que la destination prévue dans le contrat ne peut être changé. Le secteur des Hydrocarbures est différent des autres secteurs parce quil y a la rente.
Pour cela, elle tiendra et actualisera les états des réserves en pétrole, condensât, GPL et gaz, les besoins en gaz, du gaz disponible pour lexportation et une banque de données des prix de vente du gaz.
Elle sassurera également de lapprovisionnement en gaz du marché local en coordination avec lAutorité de Régulation de lElectricité et du Gaz (CREG).
Elle aura un organe de consultation qui sera chargé de donner un avis sur les prix du gaz sur les différents marchés, et toutes informations possibles concernant le marché du gaz national et international.
b) Autorité de Régulation : Elle sera chargée de veiller au respect de la réglementation technique en ce qui concerne lHygiène, la sécurité et lenvironnement édictée par le Ministère de lEnergie et des Mines et autres Administrations centrales.Elle étudiera les demandes dattribution de concessions de transport par canalisations et de transmettre ses recommandations au Ministère de lEnergie et des Mines qui octroi la concession sous forme dautorisation.
Elle veillera à lapplication de la réglementation en matière de tarif et du principe daccès aux tiers (transport et stockage), au respect du cahier des charges de construction (normes et standards) des installations de production et de canalisations et à lorganisation des opérations daudit pour le contrôle des coûts.
NAHDA : Commentaires et question
Réponse:
- 25% de la production globale de pétrole est produite en association avec les compagnies étrangères en lan 2000. Ce niveau passera à 50% en 2004.
- 3 Milliards de dollars ont été investis par les compagnies étrangères.
- Transfert de nouvelles technologies (sismique, diagraphie, forage ect) et élévation du niveau de qualification du personnel Algérien.
- La responsabilité de la situation actuelle du secteur des Hydrocarbures est aussi bien partagée par lentreprise publique que par ladministration centrale qui nont pas assurées leurs missions convenablement pour plusieurs raisons. Lentreprise publique cumule le double rôle de puissance publique et dagent économique et commerciale. Cette situation engendre des confusions et des conflits dintérêts, doù la nouvelle loi sur les Hydrocarbures qui a pour objectif, notamment la séparation des rôles.
Commentaire : Représentant syndical de Béjaïa.
Je partage pleinement les critiques sur la situation actuelle du secteur. Les actions préconisées ne sont pas des solutions à apporter, lappréhension sur les liquidations et les compressions des personnels en mettant un accent sur les problèmes de gestion.
Réponse : Il ny aura pas de compression de personnel. Au contraire, lavant- projet de loi donne plus davantages à lentreprise Sonatrach que ne lui donne la réglementation actuelle. Actuellement les financements de projet se font partout sur les ressources propres du projet; à titre dexemple on peut citer le cas dAnadarko qui disposant dun contrat avec Sonatrach et de létude économique de rentabilité du gisement a obtenu auprès des banques les financements nécessaires pour le développement du gisement.
Par ailleurs, lavant projet de loi noblige pas Sonatrach à investir dans les canalisations de transport avec 10 à 12% de T.R.I, Sonatrach pourra investir dans des projets (de développement de gisements par exemple) ou le T.R.I est de 25 à 30%. Dautre sociétés peuvent investir dans de nouvelles canalisations de transport et Sonatrach pourrait utiliser, ces pipes dans le cadre des règles daccès aux tiers.
Lentreprise Sonatrach dispose actuellement de permis sur 49% des zones dexploration; elle peut négocier un partenariat profitable sur ses propres permis.
Donc lentreprise Sonatrach dispose actuellement en Algérie dune longueur davances et pas des moindres sur les autres partenaires pour répondre à la concurrence.
Aussi, dans le cadre de lavant projet de loi, elle dispose dune option de participation à hauteur de 25% sur toute découverte faite par un opérateur sur un autre permis. Elle continuera à gérer les contrats existants pour le compte de lEtat et lEtat la rémunérera en conséquence pour ce travail.
Est-il besoin de rappeler quil y a lieu den finir avec les méthodes de gestion archaïques des entreprises ou on avait imposé à celle-ci un rôle commercial et un rôle de service public et ces deux rôles conjugués ensemble ont certainement une part de responsabilité dans la situation confuse qui prévaut actuellement.
Il faut réfléchir à de nouvelles formules, sadapter continuellement et profiter de lexpérience des autres pays dans le monde. Deux cas doivent être rappelés à notre mémoire pour rechercher une meilleure place dans la mondialisation qui nous arrive à grand pas. Se préparer pour rentrer dans la mondialisation avec les meilleurs atouts ou la subir.
Exemple de la Chine : on ne peut être plus réalistes que les rois (plus socialistes) la chine qui vient douvrir le capital de ses sociétés et lever plus de 7 Milliards de $ daction sur la bourse de New York, BP, SCHELL. Exemple de la Norvège : qui a le même système quen Algérie ou on est en train de débattre de la privatisation de la Statoil.A signaler que les réformes engagés par le secteur entre dans le cadre de la mise en uvre du programme du Gouvernement.
Question :
Réponse :
Les règles doccupation des terrains
(publics et/ou privés) seront ainsi définies et explicitées à des conditions à
définir. Il en sera de même pour les canalisations existantes où leurs situations
juridiques et administratives seront résolues notamment pour ce qui est du terrain
dassiette).
Question : Le problème des moyens pour améliorer la gestion de Sonatrach se pose ?
Réponse : Les problèmes de gestion de lentreprise, le partage des dividendes, les bénéfices, tout le monde est impliqué.
En effet cest aux travailleurs et aux agents de la société de le dire et de définir les méthodes de gestion et comment doit se faire le choix des hommes.
Question : Comment doit seffectuer le choix des responsables aux différents niveaux et les problèmes de promotion ?
Réponse : Le Ministère a eu à connaître de ce problème et de lhéritage pour ce qui est des critiques concernant le problème des promotions. Un système douverture de concours et dappel à candidatures a été mis sur pied pour pourvoir aux différents postes de hauts fonctionnaires au sein de ladministration centrale avec la mise en place de commissions spécifiques pour chaque type de postes (02 postes de Directeurs, postes de sous Directeurs, postes dinspecteurs)
Un appel de candidature a concerné les cadres de lAdministration centrale et ceux des Direction des Mines et de Iindustrie. Les futures responsables ont été choisis sur la base des résultats de commissions qui ont été soumis à la hiérarchie pour approbation.
Il semble de lavis dautres départements ministériels que cest la première fois que ce système est mis en place et certains dentre eux se préparent à limiter.
Commentaires et Question : Le problème de louverture de la distribution
avec les intérêts à préserver se pose, laccès des tiers au réseau du groupe de
Sonatrach, les problèmes des marges avec les prix administrés et le problème de
léloignement de certains centres de consommation (ex trajet Bejaia / Msila)
problème qui aurait été résolu avec la construction dune raffinerie à Bejaia.
Le problème de cette réforme conçue ailleurs est également posé exemple le cas de lEgypte pays où ces réformes nont pas été expérimentées.
Le problème de lenvironnement tel que spécifié dans lavant projet de loi se pose également.
Réponse : Si des investisseurs sont intéressés par une raffinerie à Bejaia. Ils sont les biens venus. Pour le reste, au risque de se répéter on ne donne pas le bien de Sonatrach. On cherche plutôt comment attirer linvestissement vers lAlgérie.
Avec ce qui est fait par les autres pays pétroliers de la région pour attirer les investisseurs et la mondialisation qui nous tombe dessus; Il faut réfléchir aux pourquoi de la disparition des Dinosaures. Chez nous, les experts de sonatrach ont trouvé le fossile dun de ces dinosaures qui ont disparu parce quils nont pas pu sadapter.
Avec la mondialisation, on fait un choix : on sadapte ou on reste un Dinosaure. Un modèle de réorganisation est proposé et il concerne le secteur et non Sonatrach.. Ce modèle est conçu par des cadres algériens du Ministère et de Sonatrach qui nont pas à rougir et nont pas à dire quils nont pas bénéficié dinformations, de savoir faire et dexpériences dautres pays qui leurs a été communiquées par des experts étrangers.
Est- il besoin de rappeler lexpérience du secteur des télécommunications avec les responsables qui avaient décidé de se passer de laide et savoir faire étranger pour la mise en place du G.S.M avec les résultats quon connaît. Il n y a pas lieu et il ny aura pas matière à refaire les même erreurs dans le secteur de lEnergie. On a besoin daide et de savoir- faire et on le sollicitera autant que possible.
Par ailleurs, lexemple de lEgypte est mal choisi car avec une production de 60 Millions de tonnes, ils nont pas dEntreprises Nationales.
Pour ce qui concerne, le problème de la marge de Naftal, il y a accord de la revoir mais à condition que Naftal présente comme il lui a été réclamé les coûts de transport, la comptabilité analytique, Les marges peuvent être discutées et le problème résolu après réception et analyse de ses coûts par les services du Ministère.
Pour ce qui est de laccès des tiers au réseau de Sonatrach, il est encore une fois rappelé que ces accès sont permis avec lexistence de capacité disponibles et lentreprise propriétaire du pipe serait certainement intéressée à gagner plus en transportant et / ou en stockant des quantités supplémentaires.
Lenvironnement nest pas un luxe mais un problème économique et de santé avec certainement des investissements rentables et on peut prendre comme exemple les rejets des gaz déchappement ou il a été démontré que le plombs affecte lintelligence des enfants
(démontré par une étude à Mexico city); un investissement dans le domaine avec des essences sans plombs est largement rentable avec une population plus intelligente plus et mieux développé à tous les sens du terme avec des maladies en moins à soigner sur les budgets de lEtat.
En conclusion, lavant projet de loi permettra à Sonatrach de disposer des meilleures conditions notamment de financement pour préparer un véritable plan de développement et ne pas continuer dans la situation actuelle ou lEtat fait des ponctions dans la trésorerie de Sonatrach et celle ci ne peut connaître à lavance des volumes de ressources dont elle peut disposer.
Tournée du 07 au 09 Mars 2001 sur les sites de la Sonatrach suivants :
Cette tournée avait pour but de rencontrer les Cadres de ces sites de Sonatrach et débattre avec eux du projet de loi sur les Hydrocarbures.
Au début de chacune des cinq rencontres, Monsieur CHAKIB Khelil a tenu à :
- Rappel des objectifs stratégiques du gouvernement : augmentation des revenus du pays, diversification des revenus du secteur, introduction de la transparence dans les relations entre les opérateurs, nécessité dadaptation à léconomie de marché, etc.
- La constitutionnalité de la loi (article 2);
- La loi concerne essentiellement lAmont, et ne fait que consacrer cette liberté déjà accordée à lAval;
- La réorganisation du Secteur des Hydrocarbures avec la création de deux Agences (ALNAFT et lAutorité de Régulation) qui exerceront, pour le compte de lEtat, les missions de propriétaire du Domaine minier hydrocarbures et de puissance publique (promotion de linvestissement, défense de lintérêt général). Dans ce cadre, ALNAFT veillera à ce que la rente de lEtat soit au maximum. LAutorité de Régulation reprendra à son compte le rôle joué par la Direction Générale des Hydrocarbures du MEM et le rôle de contrôle technique quexerce SONATRACH sur les activités des Associés.
Les contrats pétroliers et les conditions de leur octroi : rendre le processus plus rapide, plus transparent et plus concurrentiel,
Lintérêt de la période de rétention dans lexploration : incitation à travailler plus vite, Loption de participation de 25%, conçue comme un avantage accordé à SONATRACH et un instrument dintervention de lEtat puissance publique, à travers la compagnie nationale, en cas de nécessité,
La Fiscalité et ses caractéristiques : taxation sur les superficies et les durées pour inciter les opérateurs à travailler vite en phase de recherche, imposition (redevance) modulée par zone de risque pour encourager lexploration dans les zones risquées, écrémage des superprofits (TRP), consolidation fiscale pour inciter les opérateurs de lamont à investir dans laval, etc.
Innovation en matière de redistribution de la rente en faveur des collectivités locales : 10% de la redevance iront dans un fonds qui alimentera les budgets des Wilayates.
La garantie de lAccès des Tiers au Réseau de transport (ATR) et de stockage pour protéger les consommateurs et lintérêt général (plus de production et dexportation, plus dopérateurs, satisfaction de la demande au moindre coût, etc). Les monopoles de fait ne seront pas permis. Les propriétaires dinfrastructures dévacuation, doivent permettre lutilisation de leurs capacités disponibles par des Tiers, sans discrimination, moyennant le paiement du service.
La possibilité offerte par la loi aux investisseurs de construire et dexploiter leurs propres réseaux de transport dans le cadre de concessions octroyées par le Ministère de lEnergie et des Mines après examen par lAutorité de Régulation, sur une base concurrentielle. SONATRACH ne sera plus ainsi obligée de construire des canalisations pour transporter des volumes dautres opérateurs. Elle pourra investir ses fonds dans des projets plus rentables, comme elle pourra aussi décider librement de réaliser des pipes, seule ou en partenariat.
La commercialisation conjointe du Gaz et le rôle dALNAFT. Les volumes nécessaires au marché national seront déterminés selon la méthodologie définie dans la loi sur lélectricité. Il sagit de ne pas surestimer la consommation nationale comme par le passé,
La période transitoire : les contrats dassociation actuels continueront à être gérés par SONATRACH, transfert dune copie de la banque de données à ALNAFT , période de 7 ans pour la mise en conformité de SONATRACH avec la nouvelle loi, ect.
Intérêt de la nouvelle loi pour SONATRACH : possibilité dutiliser les contrats pétroliers pour obtenir du financement sans recourir au bilan de la société, définition plus aisée des stratégies et des plans à long terme, SONATRACH décidera librement de ses projets sans obligation de réaliser des investissements non rentables ect.
A noter que lInfo Express et le projet de loi ont fait lobjet dune large diffusion sur place.
Question :
Les réformes vont-elles encourager la réunification de ces moyens ?
Réponse :
SONATRACH ne remboursera pas les dépenses dexploration et cest un avantage que lui accorde la loi.
En outre, pour la première fois, les contrats qui seront conclus avec lEtat lui permettront dobtenir des financements basés sur les flux des projets; SONATRACH pourra aussi ramener des partenaires.
SONATRACH paiera les mêmes impôts que les autres partenaires alors quactuellement, elle en paie plus.
Les discussions ayant eu lieu antérieurement avec les jeunes cadres, ont mis en évidence les mêmes problèmes (formation parrainée, non accès à lInternet, problème dAnglais ect)
Le souhait serait délaborer et de mettre en application :
- un plan de formation axé sur la langue, linformatique et le professionnalisme;
- un programme de communication;
- un programme de recyclage;
- un plan de carrières qui constitue un aspect - clé pour la gestion de SONATRACH dans cinq ou dix ans.
Question : Le modèle véhiculé par le projet de loi a-t-il été appliqué
dans un autre pays et quels en sont les résultats ?
Réponse : Deux modèles existent :
Question (à Monsieur le Wali) :
quelles sont les répercussions de cette réforme sur les localités ?
A t-on pensé à une redistribution réfléchie concernant les zones où sont localisées les richesses ?
Réponse (de Monsieur le Président Directeur Général) :
SONATRACH est propriété de lEtat. Il sera difficile à un Ministre de favoriser un investisseur privé par rapport à SONATRACH.
Les avantages pour les collectivités locales :
Un pourcentage de la Redevance ira aux collectivités locales,
Celles-ci peuvent définir dautres taxes,
Avec la consolidation fiscale permise par la nouvelle loi, les entreprises seront plus incitées à réaliser des investissements dans laval (électricité, distribution ) qui auront des retombées sur les collectivités locales. Celles-ci sont donc les alliées naturelles de la nouvelle loi.
Réponse (de Monsieur le Wali) :
Deux aspects positifs pour les collectivités locales :
- Laspect financier : Lattrait de investisseurs se traduira par plus de ressources financières locales. Cest très important étant donné la faiblesse des finances locales actuelles.
- Lexpropriation pour utilité publique : Les Wilayates en charge de cette question vont travailler dans la clarté pour résoudre les problèmes.
Question :
Réponse : Le but est de faire rentrer le maximum dargent à lEtat. Si SONATRACH ne passe pas par lappel doffres, comment peut-on savoir si elle donne le maximum de ressources à lEtat ? Le système de lappel doffres est meilleur pour lEtat puisquil permet à celui-ci de choisir le contractant qui offre le maximum dargent.
SONATRACH, qui a déjà 49% du domaine minier, doit passer par la procédure de lappel doffres, et peut se retrouver dans trois cas :
Concernant le prix de vente du gaz, SONATRACH doit recevoir le prix réel du marché. Toute subvention accordée doit être identifiée et récupérée par SONATRACH.
SONATRACH, en tant quentreprise publique, obéit aux procédures de lEtat en matière de salaires. LEntreprise étatique présente des avantages et des inconvénients; la stabilité professionnelle, par exemple, est un avantage de la société dEtat.
Question :
Réponse :
Le gouvernement argentin a décidé de tout privatiser, y compris la Compagnie
Pétrolière Nationale, pour introduire la concurrence, inciter à linvestissement
et relancer léconomie.
Comme résultats, le pays est devenu exportateur de pétrole et de gaz et a réussi à maîtriser son problème dhyper inflation. Son secteur dhydrocarbures se porte très bien et trois compagnies nationales privées y opèrent, dont Pluspetrol qui travaille en Algérie. Léconomie de lArgentine représente cinq fois celle de lAlgérie.
Question : Que répond Monsieur le Ministre de lEnergie et des Mines à
Monsieur Sid Ahmed GHOZALI ? (voir article paru dans la presse nationale) ?
Réponse : Je nai pas lu larticle.
Question :
Réponse :
Question : Quels sont les taux dimposition à la TRP et à lICR ?
Que donnent les projections de SONATRACH en matière deffectifs, de salaires, de statistiques avec lapplication de la loi ?
Réponse : Les taux de lTRP sont indiqués dans le texte de loi (art. 83). Ceux de lICR sont calculés au taux de lIBS donné par les lois de finances.
A une remarque de Monsieur le Wali sur le caractère non stimulatif du système de calcul de lTRP, la réplique fût : lincitation à linvestissement est donnée par le système de lup lift. LTRP intervient lorsque linvestissement est déjà en place.
La réponse incombe à SONATRACH. Un dialogue doit sinstaurer entre les cadres et les responsables de SONATRACH pour voir comment se préparer à assumer la responsabilité de cette Société dans 10 ans.
Dabord une amélioration de ses rentrées car avec laugmentation prévue de la Production, les revenus ne peuvent quaugmenter. La loi permet également à SONATRACH de diminuer ses risques puisquelle pourrait laisser les autres compagnies prendre le risque dexploration et nintervenir dans le développement des gisements quune fois la découverte faite.
Des opportunités de développement dactivités.
La possibilité de définir une stratégie et de la mettre en application.
Question :
Réponse :
Question : La loi étant claire, la crainte porte sur la phase dapplication de la nouvelle loi. Exemple : ALNAFT peut ramener un partenaire si SONATRACH ne gère pas bien un gisement.
Réponse : Je nai pas compris la question, ou bien SONATRACH ne gère pas selon les normes. Si SONATRACH nobéit pas aux normes environnementales par exemple et quelle neffectue pas les investissements nécessaires à la protection de lenvironnement, le coût retombera sur lEtat. LAgence de Régulation va fixer les normes; et si celles-ci sont dures, elle prévoira une période dadaptation.
Réponse (Vice Président EP) :
La crainte que SONATRACH ne soit pas à la hauteur nest pas fondée. La loi donne à SONATRACH les moyens pour améliorer son efficacité et ses performances, conditions critiques dans un contexte de compétitivité
Question : SONATRACH est allée dans les zones à haut risque car les
partenaires ny vont pas (objectif dexploration important : 58 puits/an).
Avec la nouvelle loi, les partenaires iront-ils dans ces zones, et SONATRACH pourrat elle
aller ailleurs pour ne pas dépenser son argent dans les zones risquées ?
Réponse : La décision revient à SONATRACH. Si quelquun dautre lui exige daller dans ces zones, il devra la dédommager. Si toutefois ces zones sont prometteuses, SONATRACH pourra y aller en partenariat ou seule et gagner. Il nest pas non plus interdit à SONATRACH daller en international seule ou avec des partenaires.
Question : SONATRACH soumissionnera au même titre que les autres Compagnies
Internationales, type Sonatrachell par exemple. Pourrait-elle alors rivaliser avec ces
sociétés sachant que ce qui est refusé à SONATRACH est permis aux opérateurs
étrangers (question des salaires) ? Le combat est inégal et SONATRACH na pas
de marge de manuvre.
Pourquoi ne pas porter le taux de participation de SONATRACH de 25% à 49% ?
Les Compagnies ne sont pas installées en Algérie. Le seront-elles après ?
Réponse : Le but de lappel doffres est de maximiser les rentrées de lEtat. SONATRACH est reconnue dans lamont et dans laval. Elle peut participer au développement dun gisement même si elle na pas participé à la phase dexploration de ce gisement. Concernant les salaires, SONATRACH est une entreprise dEtat et à ce titre elle ne peut mener une politique salariale tout à fait libérale. Mais SONATRACH peut être compétitive; le système actuel du PSC nest pas incitatif pour les coûts puisque tout est remboursé aux associés; le reste est partagé entre lEtat et SONATRACH. La nouvelle loi aide SONATRACH à avoir les ressources pour saméliorer. Elle doit pouvoir aller chercher lexpertise là où elle se trouve.
Le taux de 25% représente le taux moyen que détient SONATRACH actuellement dans les contrats de partage de production.
Réponse (Vice Président EP) :
SONATRACH a les moyens dêtre compétitive. Elle a le savoir faire et la connaissance du terrain et cest ce qui est recherché par les partenaires.
Question : Je souhaite une clarification sur le nouveau système fiscal. Est-ce
plus incitatif ?
Réponse : Le système fiscal proposé se distingue du système existant par le principe de lécrémage des plus values. Cest le marché qui va décider et non la négociation contractuelle. Les compagnies feront des analyses économiques comparatives entre pays et ne soumissionneront que si nous sommes compétitifs. Lappel doffres est quelque chose de très important. Les offres des compagnies soumissionnaires résument leurs intentions et les risques quelles veulent prendre (risques technique, économique, commercial, (risque - pays) suite à leurs analyses.
Question : Le privé national investit dans lenfûtage en utilisant la
bouteille « Naftal » sans vergogne. Y a t-il un moyen de régler ce problème
par voie légale ?
Les travailleurs de Naftal sont inquiets car ils nont pas les mêmes armes que les privés. Quel est le devenir des travailleurs de Naftal ?
Réponse : Naftal et le privé nont pas trouvé un arrangement dans lintérêt public. Il ny a pas de monopole de fait. Il faut trouver un arrangement à lamiable, se faire payer les bouteilles et faire en sorte que le consommateur puisse accéder au produit. Il faut développer linterchangeabilité des bouteilles par les opérateurs eux-mêmes pour que le consommateur nen souffre pas.
Naftal na pas de comptabilité analytique. Comment peut-on alors raisonner sur les marges ? Sur quelles bases doit-on revoir ces marges ?
Question : La loi doit sauvegarder les intérêts de SONATRACH. Investir sur
les activités futures sans consolider lexistant ne mènera pas loin.
Lurgence du moment prend le pas sur la construction de lavenir. La maîtrise des coûts et la rapidité dans la réaction constituent des conditions de rentabilité. Il faut préparer lavenir et sarmer, et SONATRACH nest pas armée; son horizon est flou. Le MEM doit nous éclairer sur lavenir de SONATRACH sur 5, ou 10 ans.
Réponse : Il ny a pas de divergence entre ce qui a été dit et la loi. Celle-ci sauvegarde les intérêts de SONATRACH, laquelle ne peut pas se battre avec les outils dhier. La loi lui donne les outils de demain (par exemple, les contrats lui permettront dobtenir du financement). SONATRACH doit donc sorganiser pour améliorer le présent et préparer lavenir. LEtat lui enlève deux fardeaux : le rôle de puissance publique et lobligation de réaliser des investissements non rentables. Elle lui donne un cadre dincitation pour améliorer lefficacité de lexistant.
Concernant la maîtrise des coûts, SONATRACH ne contrôle ni ses coûts, ni ceux des associés et cest inadmissible après 40 ans dactivité. Il faut laisser à dautres le soin de contrôler les coûts des partenaires. Le recours à lexpertise et à lassistance technique pour améliorer la gestion ne doit susciter aucune honte.
Quant à lavenir de SONATRACH, il nest pas flou. Elle appartient à lEtat et ses perspectives à long terme peuvent être tracées.
Question : Il y a une inquiétude concernant la question de la compression du
personnel ?
Réponse : Le secteur est en pleine expansion et il ny a donc pas de compression du personnel; bien au contraire, avec la croissance de la production et les nouveaux projets, cest une création demplois qui devrait en résulter.
SONATRACH doit créer des emplois en trouvant des projets de valorisation. Peut-elle répondre à ce défi, en réalisant rapidement des projets et en créant des richesses pour elle-même et pour la collectivité Nationale ?
Question : SONATRACH a les ressources humaines et le savoir faire; elle
nest pas compétitive en raison de la lenteur de ses procédures. Prévoit-on une
réorganisation ?
A quelle date le projet de loi sera til présenté à lAPN ?
Réponse : En matière de ressources humaines, SONATRACH fait face à un déficit dans certaines filières. Pour les moyens financiers, les contrats quelle aura lui permettront délargir ses sources de financement. Concernant une nouvelle organisation, lentreprise doit réfléchir à ce quelle voudrait être dans 10 ans.
Question : Cette nouvelle loi nous ramène à la période
anté-nationalisations. Pourriez-vous nous éclairer ?
Il faut préparer le changement comme on prépare un athlète, sinon SONATRACH va être phagocytée.
Réponse : SONATRACH ne sera phagocytée nullement. Elle appartient à lEtat et dispose de 43% du domaine minier quelle peut mettre en appel doffres elle-même. Elle dort sur des réserves.
La loi lui donne 07 ans pour mettre à niveau ses installations. SONATRACH nest pas à genou et na pas besoin de plan de redressement. Elle est dynamique et dispose de ressources. Il lui incombe de mieux sorganiser pour être plus efficiente. Ce nest pas à lEtat de le lui dire.
Question : Renflouer les caisses de lEtat pour quoi faire ? Pour
gaspiller plus ?
Réponse : En prévision de laugmentation de la population (40 millions dhabitants dans 10 ans), et en labsence de relève par les secteurs hors hydrocarbures, si on ne change pas les choses, le niveau de vie baissera certainement.
Lobjectif est davoir 10 à 15 investisseurs nouveaux pour augmenter le rente. En cas daugmentation de celle-ci, le gouvernement décidera de la manière dallouer les ressources. Nous avons un énorme potentiel quil faut exploiter.
Question :
Réponse :
Question : dans le cadre de la nouvelle loi, quelle sera la quote-part de
lEtat en cas de découverte importante où SONATRACH ne participe pas ?
Dans les 30 jours qui suivent la promulgation de la nouvelle loi, SONATRACH doit remettre les blocs dexploration et les champs quelle ne désire pas opérer. A clarifier.
Ne serait-il pas plus sage de dire que lEtat est majoritaire ?
Réponse : Avec lappel doffres, cest celui qui donne le meilleur partage qui sera retenu.
Si SONATRACH se désiste et sil ny a pas dautres preneurs, lEtat pourra lui demander de préparer le bloc à la fermeture et SONATRACH procédera au redéploiement de son personnel. On ferme un gisement quand il ne rapporte plus de bénéfices. SONATRACH doit donner les comptes et démontrer quelle est compétitive.
Question : lexpression «toute personne»utilisée dans le texte
introduit une préoccupation concernant celui qui investit.
Réponse : Il sagit de toute personne morale de droit public ou privé. Il ny a pas de restriction.
Question : En termes de moyens, SONATRACH est-elle en mesure de participer à
la compétition avec les entreprises internationales ?
Réponse : Quest ce que SONATRACH na pas ? La réponse est de son ressort.
Question : SONATRACH nest pas prête.
Réponse : Les cadres de SONATRACH doivent réfléchir ensemble et décider de la manière de la protéger demain.
Question : Quel est lorganigramme dALNAFT ?
Réponse : Il sera fixé une fois létude achevée. ALNAFT aura très peu de personnel. Une fois la loi adoptée, on procédera à la mise en place de lAgence qui aura à mettre en place toute la réglementation.
Question : ALNAFT aura-t-elle les mêmes missions que la DEC ?
Réponse : Non, contrairement à la DEC qui dépend du MEM, ALNAFT est indépendante et dispose de ressources propres qui lui proviennent dun prélèvement sur la redevance et dune rémunération pour services rendus.
Question : La production passera à 3 MM bbl/j. Si la politique de restriction
suivie par lOPEP continue, que fera ton alors ?
Réponse : La réduction se fera au prorata et tous les producteurs y contribueront, y compris les associés.
Question : Le délai de 30 jours accordé à SONATRACH pour lever loption
de 25% est-il suffisant, ou bien est-elle associée dès lapparition du rapport de
découverte ?
Réponse : Il sagit de ne pas donner trop de temps car le gisement doit être opéré le plus rapidement possible. Le délai de 30 jours court après lapprobation du plan de développement par ALNAFT. Cest le temps nécessaire au calcul économique que doit faire SONATRACH pour décider. Cest suffisant daprès le MEM. La question peut être encore posée aux spécialistes et si le délai savère insuffisant, nous le rallongerons.
Suggestion : SONATRACH doit être destinataire du rapport de découverte.
Question : Le texte ne parle pas des obligations des personnes exerçant les
activités de transformation (raffinage, pétrochimie).
Réponse : Ces activités sont libres, régies par le droit commun. Il suffit de répondre à la réglementation technique, économique et environnementale pour obtenir lautorisation dinvestir et dexploiter.
Question : Loption de participation de SONATRACH peut atteindre un
maximum 25%. Cest insuffisant comparativement à dautres pays se trouvant dans
une situation similaire à celle de lAlgérie (Mexique par exemple). Il faut donc
réviser à la hausse cette option.
Réponse : Cette option de 25% revient à lEtat qui décide de la donner à SONATRACH. Auparavant, celle-ci peut se retrouver dans trois situations :
- Soit elle décroche un contrat;
- Soit elle contracte conjointement avec un partenaire;
- Soit elle nobtient pas de contrat (ou ne soumissionne pas).
Dans les deux premiers cas, SONATRACH a choisi sa participation; dans le troisième cas, cest une autre compagnie qui a obtenu un permis et si elle trouve du pétrole, lEtat donne loccasion à SONATRACH de participer au développement et à lexploitation du gisement découvert.
Quant au Mexique, il est le seul pays au monde à ne pas octroyer de contrats en recherche/production. Sa constitution interdit lintervention du privé dans le secteur des hydrocarbures.
Réponse complémentaire (VP TRC) : Le taux de 25% est indicatif; SONATRACH peut négocier un taux plus élevé. Elle doit prendre librement le risque quelle souhaite assumer. Par exemple, dans le bassin de lAhnet, elle a pris volontairement une participation de 30%. SONATRACH a des avantages comparatifs et elle est recherchée par les autres compagnies. Réponse complémentaire (MEM) : Dans un contrat, on recherche lintérêt de lEtat. Loffre tient compte des avantages comparatifs avec les autres pays. Il faut être compétitif des points de vue fiscal, légal, économique, de laccès à linformation, de la clarté des règles du jeu,Nous ne pouvons imposer un taux de participation à un contractant qui, de ce fait, pourrait ne pas rentabiliser son investissement, et dans ce cas, il ne viendra pas investir chez nous.
Avec la loi existante sur les Mines, copiée sur celle relative aux hydrocarbures (taux de partage 49/51%), aucun étranger nest venu investir car le secteur minier na pas de rente comme celui des hydrocarbures. Il ny a rien à partager. Donc, une participation plus grande de notre part pourrait se traduire par une baisse de la rentabilité du partenaire et il ne viendrait pas dans ce cas.
Par ailleurs, le contrat doit être vu globalement et en considération de lintérêt de lEtat : la participation implique aussi des coûts pour SONATRACH.
Question : Pourquoi ne pas imposer le taux de 25% comme une obligation et
permettre à SONATRACH daugmenter ce taux par la négociation avec le
partenaire ?
On constate que plusieurs articles ne sont pas finis : est-ce un champ libre, ou est-ce des textes à ajouter ? Ny a-t-il pas un risque ?
Article 28 Cahier des charges et contrat : Est-ce un cahier des charges négociables ? Est-ce un alignement technique ? Peut-on penser que le cahier des charges est négociable mais pas le contrat ?
Réponse : Loption : SONATRACH peut faire une offre seule et gagner. Elle peut soumissionner avec un partenaire et gagner. Elle bénéficie de loption seulement lorsquelle ne fait pas doffre. Cest dangereux de ne pas fixer de taux car ceci entraîne une incertitude pour le partenaire. La fixation dun taux maximum constitue une sécurité pour le partenaire. Nous pouvons réétudier ce taux de 25% et laugmenter sil le faut. Dailleurs cest le niveau moyen actuel de SONATRACH.
Il y a un travail en cours au MEM, avec assistance, de remise à niveau des textes réglementaires. Il est question de revoir les normes et règles développées auparavant pour les adapter au contexte actuel.
En cas de modifications des cahiers des charges et des contrats durant la phase précédant louverture des plis, les soumissionnaires en seraient informés.
Question : On prévoit une augmentation de la production à 1,5 MM bbl/j à
lhorizon 2005. La réduction de lOPEP sappliquera t-elle seulement à
SONATRACH ou à tous les producteurs ? Les associés pourraient refuser. Il faut
penser à 2010 aussi.
Concernant la monnaie européenne, ne pourrait-on pas facturer le pétrole en Dollars et le gaz en Euros pour diversifier ?
Réponse : Linvestisseur qui vient en Algérie sait quil devra participer à la réduction prônée par lOPEP. LEtat également y contribue puisquil est contractant aussi.
Lutilisation de lEuro est de la responsabilité du Ministère des Finances. Nous ne pouvons prévoir lévolution de lEuro par rapport à celle du Dollar.
Question : La nouvelle loi va permettre aux investisseurs dinvestir dans
les domaines couverts par SONATRACH. Vu les systèmes fonctionnels et les conditions de
travail de lentreprise, des perturbations pourraient en résulter pour celle-ci. Ne
faudrait il pas prévoir des conditions transitoires pour permettre à SONATRACH de se
mettre à niveau ?
Réponse : Les partenaires recherchent SONATRACH parce quelle connaît le terrain, dispose de lexpérience, davantages comparatifs et de ressources humaines à bon marché. Même les grands ne vont jamais seuls dans les activités à risques.
SONATRACH de son côté, recherche chez le partenaire la technologie et la diversification du risque. Cette technologie lui est nécessaire pour se mettre à niveau dans tous les segments de la chaîne des hydrocarbures. Cest ce que SONATRACH a fait dans lexploration par exemple, et elle continuera à travailler de cette manière dans le cadre de la nouvelle loi.
SONATRACH doit aussi définir ses objectifs à long terme, tracer sa stratégie et ses plans dactions dans beaucoup de domaines, rechercher des alliances. Désormais, elle doit se comporter en entreprise, soucieuse de ses intérêts économiques propres, et laisser la défense des intérêts de lEtat aux Agences.
Question : A quelle stratégie du secteur obéit le projet de loi et que
représente cette stratégie dans celle du pays ? Peut-on avoir plus
dhydrocarbures ?
Réponse : On va passer de 30 à 40 Millions dhabitants dans 10 ans. A cette échéance, vaton dépendre un peu moins du pétrole ? Aujourdhui nos recettes en devises proviennent pour 96% des hydrocarbures. Ce secteur est critique, vital et il faut le développer tant quil ny a pas de relève par les autres secteurs.
Lobjectif stratégique de lEtat étant de maintenir le niveau de vie actuel du pays (1400 $/habitant), doù lorientation du programme du gouvernement daugmenter et de diversifier les revenus de lEtat.
Pour notre secteur, ceci se traduit par plus de projets (pétrochimie), plus de produits et par la nécessité de trouver dautres ressources dhydrocarbures. Lintensité dexploration de notre domaine minier est très faible, avec seulement 8 nouveaux puits/10000 km2, alors que ce ratio est de 500 pour les USA et de 100 pour la moyenne mondiale. Notre degré dexploration pourrait être multiplié par 2 sans crainte. Notre potentiel ne peut être moins important que celui de la Colombie, où pas moins de 80 compagnies opèrent. Nous dormons sur des réserves dhydrocarbures.
Dailleurs, il nest pas exclu quà très long terme une autre technique viendrait remplacer le pétrole. Les pays développés découragent déjà la consommation de pétrole et sengagent dans des programmes de diversification.
Question : Avec la production de 1,5 MM bbl/j prévue en 2005, quelle est la
part qui restera à lAlgérie ?
Réponse : En 2005, 50% de la production viendrait des gisements en association. Il faut rendre hommage à ceux qui ont élaboré la loi 86/14 modifiée en 1991, car sans cette loi, nous naurions pas cette production de 1,5 MM bbl/j.
Avec la nouvelle loi, nous avons déjà des contrats et nous pensons tripler le nombre dinvestisseurs; ce qui se traduira par une production plus importante.
Dans 10 ans, la production augmentera car le calcul est simple : la multiplication des contrats donnera lieu à des découvertes qui, par voie de conséquence, entraîneront une augmentation de notre production et donc de nos revenus.
Question : Ne serait-il pas souhaitable davoir des contrats pétroliers
à durée plus courte que les 40 ans préconisés pour le gaz par exemple ?
Réponse : La durée contractuelle inclut les phases dexploration, de développement et dexploitation. La durée dexploitation maximum pour les gisements de gaz est de 32 ans (gaz humide) et peut être étendue de 05 ans pour les gisements de gaz sec.
Il faut être compétitif et la compétitivité vient des conditions accordées aux investisseurs. Lindustrie gazière est très capitalistique et moins rentable que celle du pétrole. Il faut assurer aux investisseurs une rentabilité pour quils viennent chez nous.
Ne pas oublier que les investisseurs seront contrôlés par les Agences (le coût des Associés nest pas contrôlé actuellement) qui rendront des services aux opérateurs. Ce ne seront pas des fonctionnaires qui effectueront le contrôle.
Les Agences feront appel aux consultants privés. La stratégie du gouvernement est dencourager la création de bureaux détudes qui constituent la mémoire de la technologie dans un pays.
Question : Concernant le choix des cabinets daudit par ALNAFT, le fait
que les frais soient à la charge du contractant, ceci ne risque pas de limiter la
qualité et le choix de ces cabinets ?
Réponse : Le contrat est entre ALNAFT et le cabinet et ninflue donc pas sur la qualité et le choix du contractant.
Question : Peut on faire une comparaison avec les expériences du Mexique et de
lArgentine ?
Réponse : On peut faire une comparaison avec lexpérience brésilienne. Le Brésil a créé une grande Agence Nationale du Pétrole qui regroupe à la fois les missions dALNAFT, de lAgence de Régulation et de la Commission de Régulation de lElectricité. PETROBRAS a des contrats avec cette Agence. Elle opère librement et elle est devenue maintenant une grande compagnie, recherchée par les sociétés internationales pour son expertise (leader dans le forage off Sonatrachore). La comparaison peut se faire aussi avec la Norvège.
Pour le Mexique, cest le seul pays au monde qui noctroie pas de concessions ou de contrats. Aucune compagnie internationale ny travaille. Il y a 10 ans, le Brésil était dans la même situation. La Chine donne également des concessions. Pour lAlgérie, dans 5 ans, 50% de la production va provenir des gisements en association. Ce changement est bon et il a été obtenu grâce à la loi 86/14 modifiée en 1991. La nouvelle loi va accélérer ce processus en attirant de nouveaux investisseurs.
La Colombie a 80 Opérateurs, et lAlgérie 20, alors quelle ne dispose pas du même potentiel. Pourquoi nous sommes à 8 nouveaux puits dexploration alors que la moyenne mondiale est à 100 ? Nous avons des réserves dormantes.
LArgentine : La politique dautosuffisance pratiquée par ce pays était basée sur les compagnies nationales et la protection de lindustrie nationale. Les limites de cette politique étaient vite apparues et les problèmes ont culminé vers 1985 : hyper inflation, services très coûteux, rente captée par les sociétés privées nationales qui constituaient des monopoles de fait, la compagnie nationale dhydrocarbures YPF subventionnait toute lindustrie de transformation et des services. Le gouvernement a décidé alors une privatisation totale et a élaboré une loi supprimant la régulation et instaurant une concurrence totale pour la production de biens et services et laccès aux périmètres. Les résultats sont : hyper inflation maîtrisée, arrivée des grandes compagnies internationales et multiplication des compagnies nationales privées, baisse des prix par les opérateurs eux-mêmes permettant ainsi à YPF davoir plus de ressources financières,Actuellement, lArgentine exporte des hydrocarbures et son industrie énergétique est devenue plus compétitive (le coût de lélectricité a diminué de moitié).
Le revenu par tête est de 6000 $, positionnant ainsi lArgentine parmi les pays riches. Le Gouvernement a décidé de privatiser totalement YPF (rachetée par REPSOL) et en a tiré 40 Milliards de $.
Question : Ne pensez-vous pas que cette loi va pousser SONATRACH à revoir sont
organisation, ses statuts et à être privatisée même si la loi ne le mentionne pas
expressément ?
Réponse : Non. On peut ouvrir le capital de SONATRCH sans changer la loi, par simple modification des Statuts. Lobjectif de la nouvelle loi est daugmenter les revenus de lEtat et dintroduire la concurrence.
SONATRACH aura ce que lui permettra la loi. Les cadres et les dirigeants de lentreprise doivent réfléchir ensemble et définir ce qui est encore nécessaire à SONATRACH pour sadapter. Ils doivent décider de la stratégie de lentreprise, de ses objectifs à long terme et des voies et moyens pour concrétiser ces objectifs. Il est désormais indispensable de raisonner en tant que compagnie qui défend ses intérêts propres. Le débat doit être organisé à une échelle très large (un grand brainstorming).
Les ressources stratégiques pour SONATRACH, ce sont ses ressources humaines et non le pétrole. SONATRACH na pas pu organiser en interne un système de mémorisation et de valorisation de lexpérience et de lexpertise accumulées par ses cadres.
Notre faiblesse réside dans lindisponibilité de Consultants Nationaux de niveau international. Il serait plus judicieux alors de déléguer au privé le développement de certaines activités (les outils), car ce sont les Bureaux dEtudes qui peuvent accumuler et garder la mémoire. Lentreprise devrait garder les activités de conception, de supervision et de contrôle.
Question : Selon la nouvelle loi, toute personne a le droit dutiliser les
infrastructures existantes. Toutefois, celles-ci ont des capacités limitées. Qui
définit les priorités et les choix, surtout dans le raffinage ?
Réponse : LAgence de Régulation veille à lapplication de la réglementation en matière daccès des tiers aux infrastructures.
Pour le transport par canalisations, cest le principe du «premier arrivé/premier servi»qui sera appliqué.
Pour le raffinage, lactivité est libre : tout investisseur peut construire sa raffinerie; les marges seront définies par le marché; les raffineurs devront être plus compétitifs. Après cette ouverture, nous aurons peut-être des investisseurs dans ce créneau.
Question : Dans larticle 27, ne peut-on pas ajouter une clause anti-trust
pour éviter laccaparement de la majorité de la production par certaines
compagnies, en cas de grande découverte ?
Réponse : Est-ce dans lintérêt de lEtat de le faire ? Lapprobation dALNAFT constitue déjà une projection. Une taxe sur le transfert de droit est prévue. Peut-on anticiper dès la signature du contrat ?
Réponse (VP AVAL) : Des options existent : lécrémage, lexercice de loption de participation par SONATRACH, lEtat - Actionnaire pourrait jouer un rôle également.
Question : Dans larticle 41, que signifie «notamment» ?
Réponse : question de rédaction seulement.
Question :
Réponse :
Question :
Réponse :
Question : Concernant la distribution, ny aurait-il pas une saturation et
le risque de disparition des transporteurs actuels ?
Réponse : Posez la question aux citoyens. Ils seront heureux que le système de distribution se réorganise. La loi parle surtout du stockage. Cest un monopole naturel. Avec laccès des Tiers aux installations de stockage, Naftal pourrait optimiser lutilisation de ses installations, toucher un tarif. Les résultats seront : concurrence, économies pour Naftal, prix meilleur, consommateurs heureux.
Question :
Réponse :
Quant au travailleur de SONATRACH, il dispose de certains avantages : stabilité de lemploi, formation, travail intéressant etc. SONATRACH doit développer elle-même sa stratégie pour garder ses cadres.
Question : Quest ce qui a motivé deux lois : loi sur les
hydrocarbures, loi sur lélectricité ? Une seule loi donnerait moins de
structures et moins de charges ?
Réponse : Oui, on aurait pu faire une seule loi, mais lélectricité est un secteur différent des hydrocarbures :
Rien nempêche plus tard de rationaliser et de fusionner les deux lois sil savère utile de le faire. Pour le moment, il est préférable de garder la transparence entre les deux secteurs.
Question : Selon la nouvelle loi, laugmentation de linvestissement
va entraîner laugmentation de lemploi. Pour sinscrire dans la lutte
contre le chômage, ne faudrait-il pas ajouter une clause obligeant les sociétés
étrangères à utiliser la main duvre locale ?
Une expérience a été faite par SONATRACH/LTH et IHI (société japonaise de construction) où lapplication de la réglementation a été imposée par négociation.
Réponse (MEM) : Une compagnie étrangère nimporte pas de main duvre si elle trouve le personnel qualifié sur place parce quil lui revient moins cher.
Question : Que faire pour encourager linvestissement en aval, parce que
la réalité est là : il ny a pas de projets ?
Réponse : Ce nest pas un problème de textes, mais un problème dinitiative et de gestion de projets. Il y a des projets en cours : dessalement deau de mer, Hélium, 2000 MW,...ect.
SONATRACH doit prendre linitiative de développer des projets rentables, comme toute entreprise soucieuse de sa rentabilité. Pourquoi ne pas tester immédiatement le marché en lançant un appel doffres ?
Réponse (VP AVAL) : SONATRACH doit maximiser son profit, alors que les projets pétrochimiques sont coûteux et pas assez rentables. Il est difficile dopter pour un projet, seul ou en partenariat, sans sacrifier quelque chose. Nous ne voulons pas dune industrie pétrochimique à nimporte quel prix. Réponse (PDG) : LEgypte réalise des projets pétrochimiques rentables. Pourquoi SONATRACH devraitelle par exemple subventionner une industrie qui exporte un produit consommé à létranger ? Pourquoi subventionner le consommateur américain ou européen ? Si lEtat décide de déclarer un produit pétrochimique «stratégique», il doit alors le subventionner.Concernant le projet DEM : SONATRACH ne doit pas subventionner leau destinée au consommateur oranais; cest le rôle de lEtat. Il y a une justification à la subvention de lEtat, lequel doit cibler les citoyens ou les secteurs qui doivent en bénéficier. Dans une économie ouverte, la subvention doit être faite par lEtat et non à travers SONATRACH.
Pour SONATRACH, si elle souhaite soutenir un créneau ou une filière, elle doit le prévoir dans sa stratégie à long terme, et doit être sûre darriver à un résultat.
Les Exemples ne manquent pas :
Le GTL est subventionné maintenant par des compagnies car cest un produit prometteur.
PETROBRAS a énormément subventionné la recherche/ développement dans la technique du forage en off Sonatrachore. Elle en est leader maintenant.
SONATRACH devrait commencer à identifier un créneau prometteur à développer, où elle dispose davantages comparatifs.
Question : La loi va exacerber la fuite des cerveaux. Ceci ninquiète pas
le PDG ? Quest ce qui est prévu pour y remédier ?
Réponse : Pourquoi ?
Question : Les cadres ne coûtent pas cher par rapport aux expatriés.
Réponse : La loi nexacerbe pas la situation actuelle de fuite de cerveaux. Il est clair que ce problème ne sera résolu que si lEtat prend des mesures palliatives.
Toutefois, les cadres jeunes attendent de prendre les rênes du pouvoir à SONATRACH. Celle-ci doit réfléchir à la manière de créer des emplois, en termes innovateurs de projets. La nouvelle loi va atténuer cette fuite car elle créera un cadre de travail plus intéressant et entraînera la création de nouveaux postes.
Question : Beaucoup defforts ont été faits pour cette loi et cest
une bonne chose pour lamont. Pour laval, il ny a pas de stratégie
depuis 20 ans. Nous navons pas de critères de choix (exemples de léthane, du
projet DEM). Nous recommandons louverture dun chantier sur laval pour
avoir des orientations claires par rapport aux appels doffres, à la négociation,
aux alliances. Nous ne répondons pas actuellement aux demandes reçues.
Réponse : Daccord pour développer des stratégies et des critères de choix. Le groupe de réflexion qui travaille sur la Pétrochimie depuis une année, na rien recommandé en matière de stratégie. LEtat ne veut rien subventionner sauf en cas de retombées sur lemploi, les nouvelles technologies, les nouveaux marchés, ect, Il faut des projets rentables pour SONATRACH et cest elle qui doit développer sa propre stratégie.
Réponse (VP AVAL) : En résumé, la problématique est la suivante : dans le cadre de leur politique de délocalisation, les partenaires veulent réinstaller leurs industries chez nous tout en exigeant que nous leur garantissions un certain niveau de rentabilité. Ainsi, tout le risque est reporté sur SONATRACH à travers le prix de la charge.Les données ne sont plus les mêmes; trouvons des créneaux à développer sans demander des sacrifices à lEtat.
Question : Larticle 54 de la loi me donne froid au dos. On demande à
SONATRACH dêtre compétitive et on crée un monstre sacré appelé ALNAFT. Si
SONATRACH ne remplit pas ses engagements, le litige serait-il réglé à la Haye ?
Réponse : larticle 54 ne sapplique pas à SONATRACH.
Question : Je souhaite attirer lattention sur le raffinage. NAFTEC est
lésée en matière de rémunération payée par SONATRACH, qui ne prend pas en
considération les pertes inhérentes à lactivité. Une marge conséquente doit
être octroyée à NAFTEC pour sa remise à niveau.
Réponse : Le système actuel de détermination des prix ne permet ni à SONATRACH, ni à lEtat de juger des performances des raffineries. En attendant la libéralisation de lactivité, il faut essayer de mettre en place un système parallèle pour évaluer la performance, et qui devra permettre dobtenir le niveau de marge obtenu à lextérieur.
Réponse (DGA RCH, ex DG de NAFTEC)
: Le système actuel est administré. Des propositions ont été faites pour aller vers une période transitoire, avant la dérégulation du marché. Un consensus a été trouvé avec SONATRACH qui paiera une marge en rapport avec les charges du raffinage (conforme au benchmarking).Avec le cumul des déficits, NAFTEC a franchi la ligne rouge et sur proposition du MEM, SONATRACH a décidé dinjecter de largent pour équilibrer lexploitation.
Réponse complémentaire (Conseiller du Ministre) :
Des actions sont en cours pour résoudre les problèmes :SONATRACH va recapitaliser NAFTEC.
Des actions sont entreprises auprès du Ministère des Finances pour exonérer NAFTEC du paiement de la TVA.
Marge : trouver une situation intermédiaire pour arriver à la dérégulation. Il faut désolidariser le marché national du marché à l'exportation.
Réponse complémentaire (MEM)
: SONATRACH et NAFTEC doivent trouver une solution où la rémunération est basée sur les performances. La réflexion actuelle va dans ce sens; il faut la développer.Proposition de reformulation de larticle 104 :
REGIME FISCAL TRANSITOIRE
Pendant la période comprise entre la date de promulgation de la présente loi et la mise en vigueur des contrats définis à larticle 102, lentreprise nationale SONATRACH continuera à se soumettre au régime fiscal en vigueur.
Les versements quelle aura effectués dans ce cadre, seront considérés comme acomptes.
Une fois les contrats mis en vigueur, le régime fiscal défini dans la présente loi, sera appliqué à partir de la date de sa promulgation»
Question :
Réponse :
Cest pourquoi, lavant projet de loi incite les entreprises publiques à lefficacité économique, à la maîtrise des coûts et à lutilisation des techniques de financements qui ont cours de par le monde, comme le font toutes entreprises pétrolières notamment étrangères.
Question : Lavant projet de loi ne sintègre pas dans un cadre
global, il faudrait une politique Algérienne de lénergie. Il n y a quà
évaluer la situation énergétique mondiale qui vient dêtre bouleversée par la
nouvelle politique US de BUSH qui prévoit 2000 réacteurs nucléaires, de développer
lAlaska et de remettre en cause le protocole de Kyoto. Il faudrait que les
négociations pour ladhésion à lOMC et laccord avec lunion
européenne incluent lénergie. Lavant projet de loi traite essentiellement de
lAmont sans inciter le développement de la pétrochimie. La recherche
développement est occultée par cet avant projet de loi.
La maîtrise actuelle du baril est-elle connue ?
la structure actuelle du baril est-elle connue?
Comment se situe le coût de Sonatrach par rapport à la concurrence?
Est-ce que le savoir faire accumulé est capitalié ? Est-ce quil y a une gestion des connaissances ?
Réponse :
Il faudrait rappeler que pour négocier dans le cadre de
lOMC, il faut un préalable, à savoir disposer darguments dans la
négociation et cest la mise en uvre des réformes structurelles qui reste à
réaliser.
Sonatrach ne pourra quêtre renforcée en passant de statut dentreprise
publique à une entreprise pétrolière capable de créer plus de richesse et de plus
value. Elle sera dégagée des missions de puissance publique et se consacrera ainsi à
ses missions dopérateur économique et commercial.
En ce qui concerne le problème de laval, lavant projet de loi ne fait que consacrer ce qui est déjà ouvert au privé. Cest déjà une activité industrielle qui est gérée par le code des investissements. Cependant, il faut reconnaître que le problème du feed stock reste posé. Il faut signaler que les idées sur la pétrochimie en Algérie ne sont pas totalement arrêtées et le dispositif fiscal retenu par lavant projet de loi naborde que la consolidation des comptes comme mesure incitative.
Le prix du baril se situe entre 3-4 dollars/baril. Cependant, ceci reste une préoccupation qui dailleurs, a été recensée par les cadres de Sonatarch les 14 et 15 juin 2001.
Laccumulation du savoir faire sopère à Sonatrach qui a su maîtriser les dernières techniques. Cependant, elle est plus évidente dans entreprises parapétrolières qui maîtrisent les techniques de sismique 3D-4D et les forages déviés (horizontaux) ...ect
Question :
Réponse :
Question :
Réponse :
Il faut noter aussi que dans le cadre de la loi actuelle, le contrôle engendré par le contrat de partage de production (PSC) est très difficile tant au niveau de lentreprise nationale quau niveau de lEtat. Des moyens humains experts importants sont nécessaires de même quune organisation fiable est primordiale.
Le dilemme de lapplication de la loi 86-14 et 91-21 fait ressortir cette faiblesse quil y avait lieu de prendre en charge par lavant projet de loi.
Laudit prévu par lavant projet de loi permettra à lEtat de sassurer du respect des textes par les opérateurs sans être impliqué directement dans la gestion quotidienne et un contrôle des coûts permanent.
Question : Pourquoi loption de participation 25% est réservée à
Sonatrach strictement et non pas à toute entreprise publique telle que Sonelgaz ?
Réponse : Il faut dabord rappeler que cette option de participation, que donne lEtat à Sonatrach, sur toute nouvelle découverte effectuée dans le cadre de cette nouvelle loi nest valable que lorsque Sonatrach nest pas déjà partie prenante dans le contrat. LEtat a décidé de donner cette part, qui lui appartient, à Sonatrach pour la simple raison que la raison dêtre de cette entreprise, qui dispose de capacités techniques et financières, est de soccuper des activités Hydrocarbures. On ne peut concevoir quune entreprise, dont le métier de base nest pas lié directement à lactivité hydrocarbures, dexercer cette activité en toute efficacité.
Dailleurs, lavant projet de loi sur les hydrocarbures est clair à ce sujet car lArticle 40 de lavant projet de loi stipule que le contrat devra disposer de capacités techniques et financières nécessaires à la réalisation des travaux.
Réponses aux questions de la FNTGPC A leur envoi du 22 Février 2001
Il y a lieu de préciser que lavant projet de loi sur les hydrocarbures résulte des travaux dun groupe dit « Amont »qui a commencé ses réflexions au mois de février 2000. Ce groupe, auquel vous avez été convié à y participer, est composé de représentants du Ministère de lEnergie et des Mines et de représentants de lentreprise nationale Sonatrach.
Le travail de ce groupe auquel vous navez pas pu participer, sest déroulé dans la transparence la plus totale, dont une copie de la première mouture de lavant projet de loi vous a été transmise et a fait lobjet dune présentation, au siège du Ministère en date du 02 janvier 2001, à vous-même, aux représentants de la FNTPGC et par la suite aux cadres du Ministère, de Sonatrach à Alger et aux différentes régions du pays.
Au cours de cette présentation, nous avons eu loccasion de vous présenter le contexte international, régional et national ayant motivé lintroduction dun avant projet de loi sur les hydrocarbures. Ainsi, nous vous confirmons que lexposé des motifs, que vous recevrez prochainement, reprendra lensemble des éléments et concepts dont vous avez eu la primeur au cours de la présentation visée plus haut.
Cest ainsi que, considérant que la FNTPGC ayant été la première à être invitée à la présentation, nous avons convié au cours des différentes rencontres régionales, les syndicats locaux de chaque région.
Au cours des différentes présentations, au nombre de 15, il a été clairement exprimé et rappelé par le premier responsable du secteur, que cet avant projet de loi était susceptible denrichissements pourvu que les propositions restent en ligne avec le programme du gouvernement.
Nous tenons à vous souligner que nous sommes toujours disposés, comme le prouve notre rencontre du 02 avril 2001, à un débat organisé et responsable comme nous lavons déjà démontré en organisant une série de présentations suivies de débats.
Les débats qui ont eu lieu au cours de ces présentations ont fait lobjet dun recueil dont une copie est jointe en annexe.
Nous pouvons, sans crainte de nous tromper, affirmer quaucun projet de loi, na fait lobjet dune aussi large communication et autant de présentations et de débats en toute transparence.
Aussi, vous trouverez ci-joint une confirmation des réponses aux différents points soulevés dans votre document du 22 février 2001, et qui ont été abordés, comme indiqué ci-dessus, lors de notre rencontre du 02 avril 2001.
«La Fédération, qui na pas encore reçu lexposé des motifs du projet de loi, a enregistré la tenue des rencontres régionales organisées par le Ministère, rencontres auxquelles ont été conviés les syndicalistes sans pour autant que la Fédération ne soit invitée à y participer. En notre absence, notre base syndicale na pas manqué dexprimer bon nombre dinterrogations et de préoccupations qui, pour seule réponse, ont été situées dans labsence de suite écrite de la part de la Fédération; comme si une date limite avait été fixée pour lexpression de son avis motivé et de position».
Le groupe chargé des travaux de réflexion sur la loi des hydrocarbures a élaboré en premier lieu les termes de référence de létude sur la base dune analyse de la situation du secteur avant de se consacrer à la définition des concepts constitutifs de lavant projet de loi pour enfin rédiger lexposé des motifs qui devra situer les attendus et les résultats escomptés.
Aussi faudrait il noter quà la lecture de lavant projet de loi, on pourrait facilement saisir le but recherché à savoir :
Séparer le rôle de Puissance Publique du rôle dopérateur économique et commercial, créateur de richesse, qui doit fonctionner au moindre coût pour améliorer ainsi ses profits,
Mettre en place un régime fiscal adéquat permettant lécrémage des super profits lorsque les prix du pétrole sont élevés ou lorsque la découverte de gisement est plus importante que prévue,
Accroître la connaissance du Domaine Minier National qui est actuellement sous exploité avec lobjectif de mettre en évidence de nouvelles réserves dhydrocarbures,
Doter la Sonatrach spa des outils nécessaires (contrat par gisement, possibilité de faire appel au « project financing »), lui permettant de drainer les financements extérieurs à moindre coût sans engager son Bilan et sans recourir à la garantie de lEtat,
Permettre à la Sonatrach spa de se consacrer à ses métiers de base avec plus de possibilités de se redéployer à lextérieur pour plus defficacité et élargir les réserves en hydrocarbures de lAlgérie,
Accélérer le processus de négociation et de conclusions de contrats, par lintroduction dune nouvelle procédure de passation de contrats basée sur un model de contrat type, avec des critères de sélection clairs, transparents, ce qui permettra de susciter lattrait, donc, daugmenter le nombre de contrats, les investissements qui seront engagés et ouvrir ainsi plus de possibilités à de nouvelles découvertes tout en améliorant la rente de lEtat.
La première partie de la communication qui vous a été présentée en date du 02 janvier 2001, dresse le contexte général dans lequel se trouve la situation économique de lAlgérie ainsi que le contexte dans lequel se trouve le secteur des hydrocarbures en particulier. En effet, les aspects développés concernant les effets de la loi en vigueur se résument comme suit
- Effets positifs :
- Reconstitution des réserves dhydrocarbures au niveau de 197,
- Durant lannée 2000, 25% de la production globale de pétrole ont été produite en association avec les partenaires étrangers,
- Depuis 1986, année de la promulgation de la loi 86-14 qui a été amendée par la loi 91-21 relatifs à linvestissements dans lamont pétrolier, 3 milliard de dollars US ont été investi,
- Transfert de technologies relatives aux techniques pétrolières, notamment les méthodes de traitement géophysique, de diagraphie, de forage horizontal etc ce qui a permis lélévation du niveau de qualification des travailleurs de la Sonatrach. Il est également à signaler le transfert de connaissances et techniques spécifiques au domaine minier Algérien, notamment en matière de forage et dexploitation, vers les travailleurs des partenaires étrangers.
- Effets négatifs :
Malgré leffort dexploration réalisé jusquà maintenant, le domaine minier algérien reste largement sous exploré (8 puits / 10 000 km2) alors que la moyenne mondiale est de 100 puits / 10 000 km2. Ceci montre leffort qui reste à fournir en matière dexploration pour mettre en évidence le potentiel de réserves que recèle notre sous-sol tant les besoins financiers de lAlgérie sont importants.
Le système actuel de passation de contrat, qui est discrétionnaire, est caractérisé par une lenteur (2 à 3 contrats/an) qui le rend moins compétitif par rapport aux autres pays pétroliers.
Du fait que Sonatrach, qui est une entreprise publique à caractère économique et commerciale, assume des prérogatives de Puissance Publique, elle est confrontée à des conflits dintérêts engendrant une incidence négative sur sa vocation de génératrice de richesses pour elle-même et pour son propriétaire, qui est lEtat.
On peut noter également le manque à gagner de Sonatrach et de lEtat du fait de la non maîtrise de ses coûts et de ceux des associés.
Dans la situation actuelle, Sonatrach ne peut planifier ni définir sa stratégie dinvestissement et de développement car elle ne maîtrise pas ses revenus du fait du double rôle quelle assume.
Par conséquent, la réorganisation du secteur des hydrocarbures simpose afin de préserver les intérêts de lEtat et ceux de Sonatrach en redéfinissant les rôles de lEtat (propriétaire du domaine minier hydrocarbures, promoteur des investissements et protecteur de lintérêt général) et celui de Sonatrach qui doit être celui dune entreprise à caractère commercial, génératrice de richesses.
Cependant, il faut signaler que la responsabilité de cette situation est aussi bien partagée par Sonatrach que par ladministration centrale (Etat).
Il faut rappeler que la Sonatrach a bénéficié des prérogatives de Puissance Publique de manière provisoire et dans un contexte particulier, car une entreprise ne peut se substituer à lEtat de manière définitive.
Au fil du temps, le Ministère chargé des hydrocarbures, ayant perdu sa substance au profit de Sonatrach, ne pouvait jouer le rôle qui devait être le sien.
Les meilleures cadres ont rejoint Sonatrach laissant lEtat sans ressources humaines nécessaires lui permettant de jouer son rôle de contrôleur, régulateur des hydrocarbures comme représentant de la collectivité nationale. Il ne sagit en aucun cas ni de déshabillage de Sonatrach ni de remise en cause de la politique dintérêt national consacré par les nationalisations du 24 février 1971 puisque dune part, lEtat récupère ses prérogatives quil avait déléguées provisoirement à une entreprise nationale et dautre part, larticle 2 de lavant projet de loi sur les hydrocarbures renforce et consacre la propriété des ressources en hydrocarbures découvertes ou non découvertes à la collectivité nationale dont lEtat est lémanation conformément à la constitution (Article 17). La récupération par lEtat de ses prérogatives en tant que propriétaire du domaine minier est plutôt une vraie nationalisation.
Sonatrach aura tous les atouts nécessaires lui permettant de se consacrer à ses métiers pour devenir encore plus efficace et plus efficiente.
Lavant projet de loi lui donne la possibilité de conserver toutes les activités quelle désire conserver. Il lui donne aussi des contrats et des concessions, respectivement, sur tous les gisements et les pipes quelle exploite actuellement.
La seule exigence est une meilleure clarté, une meilleure maîtrise dans létablissements de ses comptes qui devront seffectuer par gisement et par concession. Tous les efforts dinvestissements quelle consentira lui permettront dalléger sa fiscalité lui procurant ainsi plus de profit.
Il faut signaler que lavant projet de loi saccompagne de tous les textes réglementaires prévus, en particulier les contrats type et les statuts des deux agences dont le rôle est bien précis et bien cerné, elles seront chargées de veiller à lapplication des textes réglementaires élaborés par le Ministère de lénergie et des mines (MEM) ainsi que par les autres administrations centrales liées aux activités pétrolières. Ce sont donc des outils du Ministère de lénergie et des mines pour la mise en uvre de la politique sectorielle approuvé par le gouvernement (cf : article 9 et 10).
Ces agences ne sont pas des Entreprise Publiques Administratives (EPA).
Leur budget est financé à partir dun fond alimenté par 0.5% de la redevance et par les recettes de prestations quelles auront à effectuer (data room, contrôle des installations etc), par conséquent, elles ne seront pas à la charge du trésor public.
Elles ne sont pas un cran supplémentaire, bien au contraire, elles sont destinées à accélérer les décisions et à réduire les délais et « temps morts »constatés jusquà présent.
Sonatrach devenant un investisseur créant plus de richesse en élargissant ses domaines dintervention à linternational.
Il faut préciser que la durée de 40 ans comprend une phase de recherche de 07 ans et une phase dexploitation de 33 ans.
Il nest nullement question dhypothèque des richesses nationales bien au contraire avec une durée similaire, il sera plus aisée dimposer aux contractants des régimes de production destiné à obtenir une récupération finale des réserves dhydrocarbures la plus élevée possible. Le contractant disposant dune durée plus allongée du contrat est encouragé à investir dans la récupération secondaire et tertiaire pour augmenter le facteur de récupération (et partager ainsi les surplus de revenus dégagés) sachant que les entités ALNAFT et lAutorité de Régulation des hydrocarbures veillent à lexploitation rationnelle et à la conservation des gisements (cf : articles 2, 9 et 10).
Le régime fiscal a été établi pour encourager linvestissement et réduire les coûts, afin de maximiser les recettes de lEtat tout en accordant une rémunération attractive aux investisseurs.
Le loyer nest pas seulement destiné à augmenter les recettes bien quun rapide calcul aurait indiqué que nous pouvons espérer des revenus conséquents surtout en période de rétention (cf : article 80).
Il faut reconnaître que cette notion est introduite pour la première fois; elle permet surtout déviter que des périmètres dexploration soient gelés par des contractants sans aucune contrepartie.
Le régime fiscal proposé par lavant projet de loi a le mérite dêtre clair et simple dans son application. Il est également compétitif avec celui des autres pays pétroliers (pour attirer linvestisseur en Algérie) tout en assurant la stabilité des revenus de lEtat.
Le régime fiscal introduit, permet de faciliter la recherche et lexploitation dans les zones éloignées et à haut risque économique. Il permet aussi décrémer les profits en cas de hausse de prix de vente ou de découverte de gisements géants.
Il garantit à lEtat des revenus stables, sinon supérieurs pour le même exercice par rapport à la loi 86-14 par le jeu de la redevance mobile et par le jeu de la taxe sur les revenus pétroliers basée sur la valeur cumulée de la production.
Les dispositions fiscales de la nouvelle loi sappliqueront aussi bien à Sonatrach quaux opérateurs privés nationaux et étrangers sur un même pied dégalité sans discrimination sur les gisements nouveaux.
Pour ce qui est des gisements existants en association, Sonatrach se conformera à la nouvelle loi et la fiscalité sera calculée en préservant les droits et obligations de ses partenaires, tout en rémunérant Sonatrach pour la gestion des contrats.
Dans le système actuel, Sonatrach en tant que représentant de lEtat et opérateur pétrolier, verse à lEtat la redevance, limpôt pétrolier et lIBS après avoir soustrait les charges et les dépenses générales. Par contre, dans le projet de loi, lEtat reprend ses prérogatives et Sonatrach lui versera la part qui lui revient par gisement.
Il nous paraît difficile de percevoir Sonatrach pénalisée sauf si elle ne sattelle pas à réduire ses coûts car dans le régime fiscal proposé, les coûts, à lexception des investissements et des coûts de formation, ne sont pas déductibles pour le calcul de la taxe sur le revenu pétrolier (TRP) qui est le dispositif central du régime fiscal proposé.
Il napparaît pas dans lavant projet de loi dinégalité entre contractants quils soient publics ou privés, nationaux ou étrangers, sinon dans lapplication des lois et règlements nationaux.
Dans cet avant projet de loi, le contractant est un sujet fiscal pour lamener à investir en Algérie à la première personne dans les activités couvertes par la présente loi et celle de lélectricité et de la distribution publique du gaz.
De ce fait, il sera amené à sinstaller en Algérie à travers des sociétés ou des succursales. Sonatrach, société résidente, bénéficie du droit dexporter librement toutes les devises nécessaires à ses activités à létranger et ce conformément à la réglementation en vigueur.
Ceci nest pas nouveau, à part que cest consacré dans lavant projet de loi, puisque le contrat de partage de production (PSC) prévu par la loi 86-14 autorise déjà les sociétés étrangères à récupérer toutes leurs dépenses et leurs profits en hydrocarbures, libres de toutes taxes au port de chargement sans simpliquer en terme de payement dimpôt et de redevance.
Dans le cas où des capacités sont disponibles, laccès aux installations de transport et de stockage des produits pétroliers est consacré dans lavant projet de loi, contre le paiement dun tarif non discriminatoire.
Le tarif pour le transport et le stockage sera fixé par arrêté pour le rendre applicable à tous les opérateurs sans discrimination. Néanmoins, ce tarif est calculé pour permettre au concessionnaire de couvrir lamortissement, le paiement des impôts et taxes, les frais financiers et de dégager un taux de rentabilité (TRI) raisonnable conforme à la pratique internationale.
De plus, le paiement dun tarif par les utilisateurs, permettrait à Sonatrach et ses filiales de valoriser au mieux ses installations (cf : Article 75, 89)
Il faut rappeler que rien nest changé dans la situation actuelle puisque Sonatrach, détenant les pipes et gazoducs, transporte les quantités revenant aux associés contre le paiement dun tarif.
De même que, la loi actuelle permet le financement de la construction de canalisations par un partenaire étranger et Sonatrach remboursera par la suite ce partenaire.
Lavant projet de loi consacre le libre exercice de lactivité transport par canalisation qui sera ouvert à linvestissement privé national et étranger. Lexercice de cette activité se fera sous forme de concession octroyée par le Ministère après examen du dossier par lAutorité de régulation des hydrocarbures.
Dans cet avant projet de loi, rien ne dépossède Sonatrach ou ses filiales de leurs droits de défense de leurs intérêts légitimes.
Comme les tarifs sont non discriminatoires, la concurrence nest pas déloyale bien au contraire, nous sommes attachés, dans cet avant projet de loi, à définir des mécanismes clairs, nets et transparents évitant tout pouvoir discrétionnaire, puisque même en cas de litige technique entre Sonatrach et ALNAFT, le recours à un expert indépendant reconnu est consacré.
Cest un souci que lavant projet de loi a pris en charge. Bien au contraire, cet avant projet de loi incite et encourage les contractants opérants en amont à investir dans laval et les activités couvertes par la loi sur lélectricité puisquil permet la consolidation des résultats des activités amont, aval et électricité pour le calcul de limpôt sur les bénéfices des sociétés (IBS) (cf : article 84).
Lapport des investisseurs étrangers est considérable dans lamont pétrolier ce qui libère lEtat de tout effort dinvestissement tout en accroissant ses revenus issus des hydrocarbures.
Lobjectif recherché à travers ce dispositif (consolidation des résultats) est le développement des PMI/PME autour des pôles industriels pétroliers qui sont connues pour être créateur demploi.
Lavant projet de loi sur les hydrocarbures ne traite dans aucun de ses articles de louverture du capital de Sonatrach et de ses filiales ni de leur privatisation. Il traite seulement de la réorganisation des activités hydrocarbures en adaptant le cadre législatif, institutionnel et réglementaire régissant les investissements dans les différentes activités pétrolières afin de permettre à lEtat dassumer son triple rôle de propriétaire, de promoteur des investissements dans ce secteur et de protecteur de lintérêt général.
Il faut rappeler que le statut de Sonatrach a été défini par décret présidentiel et tant que ce décret sera en vigueur, ni lorganisation ni le capital de Sonatrach ne seront modifiés.
Loption de participation (jusquà 25%) donnée à Sonatrach reflète cette volonté de donner à la société nationale une possibilité de participation à toute découverte commerciale effectuée sur le territoire national.
Il est clair que le triple rôle de propriétaire, de promoteur des investissements dans le secteur des hydrocarbures et de protecteur de lintérêt général est du seul ressort de lEtat, représenté par le Ministère de lEnergie et des Mines et ce conformément à la loi fondamentale du pays dans son article 17. Lavant projet de loi reprend donc ces prérogatives dans son article 2 et à travers les articles 8, 9 et 10.
Les entreprises publiques continueront à assumer leur seul rôle dagent économique et commercial qui doit générer des richesses (profits).
Les sociétés du secteur hydrocarbures doivent agir et réagir en société créatrice de richesses pour la nation qui les a crées et dotées. A travers lavant projet de loi, leurs prérogatives en tant que sociétés ne sont nullement entamées, bien au contraire, elles sont agrandies par le fait quelles auront à sy consacrer totalement sans avoir à subir la dualité société / prérogative de puissance publique.
Cet avant projet de loi a été préparé par un groupe de travail composé de cadres algériens émanant du Ministère et de la Sonatrach. Il est surtout destiné à accroître les investissements, élargir les réserves nationales en vue daugmenter les capacités économiques et financières nationales. Lexploitation de ces richesses sera menée tout en respectant les règles de conservation des gisements et de leur exploitation rationnelle, au profit de la nation, pour lui donner plus de moyens pour résoudre tous les problèmes posés par la santé, léducation nationale, les infrastructures etc.
En ce qui concerne loption de participation de Sonatrach prévue à larticle 44 de lavant projet de loi, elle lui permet dêtre plus présente et plus impliquée dans toutes les découvertes réalisées dans le cadre de cet avant projet.
Cest un autre dispositif décrémage des profits en faveur de lEtat, actionnaire unique de Sonatrach. Il est clair que cet avantage est donné à Sonatrach quand elle nest partie prenante dun contrat.
Cependant, Sonatrach peut évidemment soumissionner seule ou en partenariat après appel doffres international. Dans le cas où Sonatrach nest pas retenue, elle aura quand même la possibilité de participer à la production à un taux pouvant atteindre 25%, en cas de découverte commerciale. Dans ce cas, elle remboursera, au prorata de son taux de participation, les coûts du puits de la découverte, ceux des puits de la phase de délinéation et les investissements de développement, en revanche, elle ne remboursera pas les autres dépenses dexploration (sismique).
Lexemple de la Norvège nest pas exacte car STATOIL dispose dun droit de participation en prenant le risque de lexploration.
Contrairement à ce qui est avancé, cette option de participation de 25%, qui est la moyenne de participation de Sonatrach aux contrats dassociations existants, est destinée à la renforcer, à limpliquer dans toutes les découvertes futures et à lui faire jouer un rôle plus important.
Lavant projet de loi spécifie dans son article 3, limportance des ressources humaines nationales, cest la première fois quune loi de ce genre fait référence aux ressources humaines. De plus, pour bien souligner limportance de ce point, lavant projet de loi autorise les contractants à déduire les frais de formation pour les besoins de calcul de la taxe sur le revenu pétrolier (TRP).
Il est également précisé, avec clarté, dans les contrats types, que lutilisation de la main duvre étrangère est limitée à sa plus simple expression.
Ministère de lEnergie et des Mines
Préambule et réponse aux questions de la FNTGPC du 08/07/2001 concernant lavant projet de loi sur les hydrocarbures
Dans le cadre du contexte national, régional et international, lAlgérie a su faire évoluer le cadre législatif et réglementaire régissant les investissements dans le domaine des hydrocarbures.
En effet, en 1986 et 1991, lAlgérie a réussie à drainer les capitaux étrangers nécessaires (2.7 milliards US$ entre 1989-1998) pour relancer les travaux dexploration et dexploitation des hydrocarbures à travers ladaptation de sa législation pétrolière.
Cette relance a permis de reconstituer nos réserves en hydrocarbures a leur niveau de 1971. La part de production de pétrole brut issue des découvertes réalisées en association représente 25% de la production totale de pétrole brut du pays et ce taux passera à 50% en 2005. Ces résultats positifs, tant pour la Sonatrach que pour léconomie de lAlgérie, ont été rendues possibles grâce aux réformes de la législation pétrolière de 1986 et de 1991.
Ces dernières années, la situation économique et sociale de lAlgérie se caractérise par un certain nombre de distorsions et dysfonctionnements préjudiciables au développement économique et social du pays. En effet, le taux de croissance économique reste insuffisant et faible par rapport aux besoins sociaux et économiques de lAlgérie, ce qui se caractérise par un besoin important en investissements doù la nécessité de les encourager dans les différents domaines et particulièrement dans le secteur des hydrocarbures dont le rôle moteur reste consacré. Le taux de chômage élevé, qui avoisine les 30%, impose la nécessité de création demploi par des investissements productifs et générateurs de plus value et de richesse. Egalement, le niveau de la dette qui avoisine les 25 milliards de dollars et qui pèse lourdement sur le budget de lEtat, contraint et empêche lEtat de se consacrer à ses missions de santé publique, déducation, de justice et de défense nationale.
Concernant le secteur des hydrocarbures, il faut rappeler que lexploration du Domaine Minier Hydrocarbures reste limitée par rapport aux importantes potentialités existantes dans les bassins sédimentaires dune superficie de 1.5 million de km².
La densité de forage qui avoisine les 8 puits par 10 000 km² reste dérisoire comparée aux régions mâtures de par le monde (moyenne mondiale 100 puits par 10 000 km²).
Malgré que les potentialités soient importantes et prometteuses, la tendance à lessoufflement est ressentie puisque les contrats négociés et signés avec les partenaires étrangers se limitent à 2 ou 3 contrats par an, après avoir conclu 30 contrats durant la période de 1987 à 1994 et 10 contrats entre 1995 et 2000. Pour rappel, on peut citer comme exemple le dernier appel doffres des 5 blocs de recherche lancé en novembre 2000, dans le cadre de la loi en vigueur actuellement mais avec les nouvelles procédures dappel doffres proposé dans lavant projet de loi, qui a permis de signer 2 contrats en lespace de quatre (04) mois. Le lancement du deuxième appel doffres dexploration sur 10 blocs et lappel doffres de développement et dexploitation de gisements sur 5 projets, nous laisse prévoir la signature de 5 contrats dexploration et 3 contrats dexploitation soit un total de 10 contrats.
Dans ce contexte qui s'impose à nous, il est indispensable que la législation qui régit le secteur des hydrocarbures soit réadaptée et enrichie rapidement afin de stimuler l'arrivée des capitaux frais et des technologies nouvelles nécessaires à :
léconomie nationale en attente d'une croissance économique plus rapide et plus stable, créatrice d'emplois nouveaux;
l'Etat en recherche de ressources financières supplémentaires pour se désendetter et fournir aux citoyens ce qui leur est dû;
Sonatrach qui a besoin de se libérer de nombreuses contraintes d'ordre opérationnel et financier pour jouer pleinement son rôle de créatrice de richesses.
Tout cela, démontre la nécessité et lurgence de mener les réformes adéquates conformément au programme du gouvernement qui a été adopté par les instances parlementaires du pays au sein duquel le partenaire social est représenté.
En effet, le programme du gouvernement, dont sinspire fidèlement lavant projet de loi, définit la nouvelle politique du secteur de lEnergie et des Mines et qui préconise dans son chapitre intitulé Développement du Secteur de lEnergie et des Mines (ci-joint en annexe) de rendre à lEtat son triple rôle de propriétaire du domaine minier, de promoteur des investissements et de protecteur de lintérêt public.
La nouvelle politique sectorielle concilie les préoccupations de souveraineté nationale sur le domaine minier avec lamélioration continue des performances du secteur.
Elle nous aidera à faire face dans de meilleures conditions :
La concrétisation de ces objectifs implique une nette séparation des prérogatives de puissance publique de lEtat, des missions. techniques, économiques et commerciales qui relèvent des entreprises.
Ainsi, grâce aux nouvelles dispositions introduites par cet avant-projet de loi, l'Etat qui garde en tout état de cause la responsabilité pleine et entière de la politique économique, maîtrisera mieux les instruments destinés à faire respecter les lois et règlements par les opérateurs qui deviennent par ailleurs seuls comptables de leur gestion.
Partant de ces objectifs ce texte vise à harmoniser, méthodiquement et avec réalisme, les préoccupations de souveraineté nationale sur le domaine minier avec la réalisation des conditions qui favorisent le développement du potentiel en hydrocarbures et l'amélioration continue de la productivité du secteur pour optimiser les revenus qu'il génère au profit de la collectivité nationale (baisser le chômage, améliorer la croissance, baisser la dette et permettre à lEtat de se consacrer à ses missions de santé publique, éducation nationale, défense nationale).
Le but final recherché est de développer et de diversifier les sources de revenus de l'Etat et des collectivités locales tout en améliorant la quantité et la qualité des produits et services fournis aux consommateurs.
Les mesures préconisées par le présent avant-projet de loi s'inscrivent dans cette stratégie économique tout en se conformant strictement à l'esprit des dispositions de la Constitution sur la souveraineté nationale et la domanialité publique, notamment à ses articles 12 et 17.
Eléments de réponse aux questions de la FNTGPC :
Question : D'insérer dans l'avant projet de loi des dispositions législatives qui protégeraient la Sonatrach contre toute forme d'affaiblissement, de déstabilisation, de privatisation de son patrimoine, de ses potentialités actuelles et à venir, en l'institutionnalisant, lui confirmer, lui clarifier et lui conforter sa mission d'une manière explicite d'instrument national de développement de l'industrie des hydrocarbures algériens.
Réponse : Il est important de rappeler que la Sonatrach est une Société par actions tel que définie par ses statuts de 1998 qui régissent son fonctionnement et définissent ses missions et prérogatives.
L'Avant Projet de Loi prévoit des mesures justement dans le sens du renforcement et non daffaiblissement de la Sonatrach visant à maintenir sa situation et à l'améliorer à travers :
Le fait de disposer de contrats par gisement quelle exploite et de contrat par blocs dexploration quelle détient, lui permettra davoir des partenaires, si elle le souhaite, pour augmenter les taux de récupération et lutilisation de nouvelles techniques et technologies. Ces contrats lui permettent également dobtenir des crédits pour le financement de ses investissements à travers laccès au marché financier international, notamment, comme le font les compagnies pétrolières étrangères. Elle pourra ainsi planifier ses investissements et définir sa stratégie dinvestissements. Elle aura des ressources importantes qui lui permettront de jouer son rôle commercial.Lavant projet de loi donne à Sonatrach tout un cadre où elle aura la possibilité de planifier, dinvestir (selon la stratégie quelle aura définie par elle même) pour améliorer la maîtrise des coûts (compétitivité). Elle pourra par exemple investir pour acheter des entreprises, acquérir les technologies modernes quelle pourra ensuite monnayer sur le marché international (cf : Articles 101, 102 et 103).
Les termes des contrats que la Sonatrach tiendra sur les nouveaux gisements quelle aura découvert seule ou en association avec dautres partenaires, seront les mêmes que ceux des autres compagnies internationales, cest à dire un allégement important de la fiscalité. Bien sûr, Sonatrach continuera de payer les dividendes à son actionnaire.
Elle sera également libérée de nombreuses contraintes dordre opérationnel et financier, à travers la séparation des rôles (cf : Articles 8, 9 et 10) et les contrats dont elle disposera sur les gisements et les blocs de recherche (cf : Articles 101, 102 et 103). Sonatrach naura plus de conflits dintérêts et pourra ainsi, jouer pleinement son rôle de créatrice de richesses. En effet, dans le cadre de lavant projet de loi, le processus décisionnel de lentreprise sera allégé et débarrassé des contraintes de puissance publique puisque Sonatrach négociera ses transactions commerciales dans le seul intérêt de lentreprise. Ce sont désormais, les agences qui soccuperont de défendre lintérêt de lEtat. Ceci permettra certainement à Sonatrach de se consacrer uniquement à sa mission de base, celle de générer de la plus value et de la richesse (pour elle et au profit de son propriétaire quest lEtat) et avoir ainsi une meilleure efficacité et une meilleure maîtrise des coûts donc un meilleur profit pour lentreprise conformément au programme du gouvernement. Ceci aura une incidence positive sur les travailleurs puisquils perçoivent 2.5% du bénéfice que Sonatarch réalisera.
De même quune brève comparaison entre la situation de Sonatrach davant et daprès la nouvelle loi, permet de dresser le tableau suivant :
A. Situation actuelle de Sonatrach :
Le fonctionnement de lentreprise Sonatrach est entravé de contraintes et de fardeaux qui lempêchent de se consacrer efficacement et pleinement à ses missions. On peut citer notamment :
B. Situation future de Sonatrach :
Dans le cadre de lavant projet de loi sur les hydrocarbures, elle disposera des atouts suivants :
A travers notamment deux dispositions de lavant projet de loi, à savoir loption de participation et la commercialisation conjointe du gaz naturel (cf : Article 44), Sonatrach sera plus présente et plus impliquée dans toutes les découvertes, ce qui démontre que Sonatrach est et reste toujours un instrument privilégié de lEtat pour le développement de léconomie nationale.
Il faut également noter que lEtat nassume pas correctement ses missions par manque de moyens humains et financiers adéquats pour le contrôle et la gestion du Domaine Minier Hydrocarbures. De même que, Sonatrach éprouve des difficultés à gérer les associations pour les mêmes raisons notamment et du fait du double rôle quelle assume.
Cest pourquoi, lavant projet de loi sur les hydrocarbures renforce lEtat et Sonatrach, à travers la séparation et la clarifications des rôles (Articles 8, 9, 10 et 11), en mettant à dispositions des Agences, les moyens humains et financiers nécessaires.
Lavant projet de loi stabilise Sonatrach à travers :
L'option de participation qui varie entre 5 et 25% qui lui est donnée dans toute découverte où elle n'est pas investisseur au moment de l'attribution du contrat de recherche / Exploitation (cf : Article 44).
La commercialisation, conjointe de gaz qui est consacrée par la loi et qui donne à Sonatrach un accès à toute les données relatives au gaz (cf : Article 44).
Le maintien à Sonatrach et sur sa décision de tous les blocs en exploration, tout en régularisant la situation par des contrats avec ALNAFT (cf : Article 103).
Le maintien à Sonatrach de tous les gisements qu'elle veuille continuer à exploiter en régularisant la situation par des contrats d'exploitation avec ALNAFT (cf : Article 103).
Le maintien à Sonatrach des réseaux de transport par canalisation en exploitation, qu'elle organisera en système à sa discrétion mais qui devra être régularisé par l'attribution de concession sur demande de la Sonatrach (cf : Article 106). De plus, Sonatrach ne sera plus tenue de financer elle-même les canalisations futures (cf : Titre IV) comme l'exige la loi en vigueur actuellement. Les efforts et les moyens financiers ainsi épargnés pourront être affectés à d'autres investissements assurant un meilleur retour sur investissement, Ces dispositions ne pourront quaméliorer de leur côté la situation financière à long terme de la compagnie nationale.
La Sonatrach sera une Société Pétrolière qui consacrera ses efforts et moyens à valoriser les richesses du sous sol dont elle détient les contrats à travers les contrats d'exploration, des contrats d'exploitation sur les différents blocs.
Le seul changement pour Sonatrach qui a été introduit dans lavant projet de loi sur les hydrocarbures est relatif à la séparation des rôles. L'Avant Projet de Loi sur les Hydrocarbures redonne à l'Etat ses prérogatives de Puissance Publique et de Propriétaire du Domaine Minier Hydrocarbures.
Au vu de toutes ces missions et prérogatives, Sonatrach reste comme instrument de développement des hydrocarbures.
L'Avant Projet de Loi donne à Sonatrach l'opportunité d'améliorer ses performances nationales en matière de coût et d'efficacité et d'exporter son savoir faire qu'elle pourra mieux valoriser à l'exemple du GNL, du Transport par canalisation et du Développement du gaz
L'Avant Projet de Loi sur les Hydrocarbures encadre les activités du secteur dans un cadre transparent qui vise pour l'Etat la stabilisation et l'amélioration de ses revenus dans un environnement de marché libre et compétitif.
Pour ce qui est de la privatisation de Sonatrach, il n'est à aucun moment et endroit dans l'Avant Projet de Loi mentionné la Privatisation ou la cession de Sonatrach. S'il y a une décision de privatisation, elle sera prise par les Instances concernées du pays par la voie des Statuts de la société qui est une SPA et dont la capital est détenu à 100% par l'Etat. Le programme du gouvernement, qui prévoit lactionnariat privé et dispersé, stipule que lopportunité douverture du capital des entreprises publiques et le niveau douverture sera décidé par lui même.
En définitive, Sonatrach SPA dont l'Etat est l'actionnaire exclusif, est allégée des missions de puissance publique qu'elle a exercées jusque là pour le compte de l'Etat et qui entrent en conflit direct avec l'exercice de ses métiers de base commerciaux et industriels.
Cet avant-projet de loi ne change rien aux textes réglementaires définissant le capital social, les missions, et le fonctionnement de Sonatrach.
Question :
"La restructuration du secteur hydrocarbures découlant de cet Avant Projet de Loi aura des effets certains par des compressions et des délocalisations d'effectifs. Nous demandons que l'Avant Projet de Loi doit explicitement définir les mesures à prendre dans ce domaine, consolidé par un accord d'interdiction de compression d'effectifs qui doit surtout être élaboré et signé par les deux parties"
Réponse :
L'article 3 de l'Avant Projet de Loi préconise déjà la nécessité de donner la priorité aux Ressources Humaines nationales par son développement et son utilisation, il en est fait un vecteur. De même, quil faut rappeler que cest la première fois quune telle disposition est prévue dans la loi. Le plan à moyen terme de lentreprise (PMTE) prévoit déjà la création de 5000 emplois. A travers le programme du gouvernement qui incite les entreprises publiques à plus defficacité et à une meilleure maîtrise des coûts, il est clair que les entreprises publiques sont plutôt incitées indirectement à la création de nouveaux emplois par la multiplication des investissements et une meilleure gestion. Un des objectifs du programme du gouvernement est la création demplois à travers lencouragement de lexpertise nationale bureaux détudes).
On peut aussi citer les répercussions positives sur le développement économique et social du pays par le biais de :
la multiplication des opportunités de création demplois nouveaux par la diversification et lencouragement des investissements;
développement des PME/PMI autour des pôles industriels;
amélioration et élévation du niveau de qualification de la ressource humaine nationale.
Dans le cadre du système fiscal de lavant projet de loi, il est prévu explicitement que les efforts de formation engagés par les investisseurs donne droit à des avantages fiscaux du fait de la déduction des dépenses de formation considérées comme étant un investissement (Article 83).
Les nouveaux contrats types de Recherche / Exploitation ou dExploitation uniquement, qui sont approuvés par décret, mentionnent clairement la nécessité et la priorité à accorder aux moyens nationaux telles les entreprises de services et de travaux ainsi qu'aux moyens humains nationaux.
Laccélération et la multiplication des appels doffres pour lattribution des contrats de recherche et de production visent en particulier l'intensification des investissements dans les différents créneaux Amont et Aval qui sont à la base de création d'emploi et de richesse.
La compression des effectifs n'est ni à l'ordre du jour de la loi ni l'objectif. De plus, il faut signaler que la Sonatrach éprouve des difficultés dans la gestion des contrats dassociation par manque de moyens humains notamment.
Par conséquent, il est prévu d'augmenter le nombre d'emploi et non de le diminuer, mais ceci dépend du dynamisme de Sonatrach et des investisseurs.
Question : L'Avant Projet de loi doit consacrer dans ses différentes définitions le maintien à la Sonatrach de l'ensemble des gisements, les permis de recherche, les installations de surface, les complexes de traitement des hydrocarbures, les ouvrages de transport par canalisation exploités et gérés à ce jour par Sonatrach, le maintien également de toutes les dispositions juridiques, fiscales et contrat d'exploitation actuellement à l'avantage de Sonatrach.
Réponse : L'Avant Projet de Loi spécifie clairement que Sonatrach dispose du libre choix des investissements à garder. Elle est seule décideur de ce qu'elle veut garder et de ce qu'elle veut restituer à l'Etat. Dans ce dernier cas, lEtat mettra en compétition ce que Sonatrach aura restituer delle même, conformément à la loi et aux procédures qui seront mises en place (cf : Articles 101 et 102).
La Sonatrach détient actuellement des permis de recherche / Production sur 43% du Domaine Minier Hydrocarbures, représentant 56 titres miniers (détenus en totalité par Sonatrach) dont 13 sont opérés en association. Il est à noter également que 14 demandes de titres miniers, dont 02 en association, sont en cours denquête administrative pour attribution. Elle intervient seule sur le plus grand nombre de gisements en exploitation (85 sur un total de 103). Elle est investisseur dans un certain nombre de contrats d'association, elle est partenaire et représente l'Etat dans le reste des contrats de recherche ou de gisements en exploitation. Elle détient tout le réseau de transport par canalisation, elle est propriétaire des installations de surface et de traitement.
La mise en uvre de la nouvelle loi sur les hydrocarbures régularisera cette situation, pour la première fois, soit par des contrats entre Sonatrach et ALNAFT pour les cas de Recherche / Production (cf : Article 103), soit par l'attribution de concession pour le transport par canalisation (Article 106).
Actuellement, la part de lEtat est déterminé par la différence entre la rente et lensemble des coûts de Sonatrach, sachant que le système actuel (Rente moins coûts) nincitent pas une rentabilité à la mesure des compagnies pétrolières alors que, le nouveau système proposé par lavant projet de loi incite à la maîtrise des coûts donc à plus de bénéfice. Dans le cadre de lavant projet de loi sur les hydrocarbures (séparation des rôles), la rente est divisée entre ce qui va à lEtat, en tant que propriétaire du domaine minier, et le reste pour Sonatrach pour couvrir ses coûts et avoir une rentabilité similaire à celle des compagnies privées.
Question : La régulation doit comporter des mécanismes de protection de la production nationale sur tous les produits et matières premières, produits et distribués par les entreprises du secteur. Les mêmes mécanismes doivent protéger et développer le savoir faire de tous les services parapétroliers fournis par les entreprises du groupe Sonatrach et moyens nationaux.
Réponse : Pour ce qui est des mécanismes de protection de la production nationale produits et distribués par les entreprises du secteur, elles incombent à dautres Administrations centrales telles que les Ministères de lindustrie, participation et coordination des réformes et surtout ceux du commerce et finances.
Le Ministère de lEnergie et des Mines, à linstar des autres administrations, applique la réglementation nationale en la matière.
Une des missions et rôle de l'Agence ALNAFT est d'aider à la promotion de l'industrie nationale (cf : Article 10). Cette clause (aide et soutien à lindustrie nationale) est également repris dans les contrats.
Il est aussi rappelé que le processus d'approbation reste toujours en vigueur à savoir par voie du Gouvernement par texte réglementaire.
La régulation devra de toute façon veiller à la saine compétition dans un cadre transparent dénué de toute forme de dumping qui pourrait être utilisé par les compagnies concurrentes.
Question : Prendre les dispositions législatives afin de doter Sonatrach de moyens organisationnels, technologiques et financiers avec la levée des contraintes bureaucratiques et d'environnement pour faire face à une concurrence qui est pratiquement, dans l'étape actuelle, défavorable à Sonatrach.
Réponse : La raison de la loi est de séparer les rôles de l'Etat de celui d'opérateur économique et commercial créateur de richesse et de plus value.
Dans le cadre de lavant projet de loi sur les hydrocarbures, Sonatrach est renforcée à travers les dispositions prévues que lon a cité précédemment. En effet, il est important de rappeler que Sonatrach détient la majorité des titres miniers et la majorité des gisements en production ainsi que tout le réseau de transport des hydrocarbures. Elle a acquit des connaissances techniques minières importantes, elle détient une technologie etc, Les investisseurs étrangers ou même nationaux chercheront certainement le partenariat de Sonatrach du fait de sa connaissance du Domaine et son expertise.
Il faut également noter quà travers les nouveaux contrats, qui sont un important instrument daccès au marché financier international comme le font tous les groupes pétroliers, quaura Sonatrach dans le cadre de la nouvelle loi sur les hydrocarbures et une meilleure gestion, en plus des atouts cités précédemment, elle sera doté de moyens financiers adéquats lui permettant de maintenir aisément sa position dominante.
Sonatrach devra donc développer ses capacités techniques et financières, selon la stratégie quelle aura définie par elle même, afin daméliorer :
Telles sont les principales préoccupations des travailleurs recensées lors de la réunion des cadres qui sest déroulée à Hassi RMel. Cest pourquoi, lavant projet de loi sur les hydrocarbures incite et renforce Sonatrach pour améliorer son efficacité, son organisation et la gestion de la ressource humaine à travers les dispositions énoncées plus haut.
Sagissant des moyens organisationnels, il faut noter que des actions sont entreprises afin de doter Sonatrach de ces moyens à travers les réunions de Hassi RMel, visites sur les bases de lentreprise, plusieurs réunions du CE ainsi que la réunion avec les cadres femmes.
En effet, les principales mesures décidées dans ce sens à Hassi RMel se résument comme suit :
Du fait du très large champ dactivités du groupe et de la nécessité de se positionner sur le marché international et régional, la problématique de la maîtrise des coûts reste un objectif permanent pour lensemble du management.
Dans le but de renforcer et développer la motivation des membres du groupe Sonatrach afin datteindre les objectifs assignés, il est indispensable de développer lesprit dappartenance de lensemble des collectifs des travailleurs, par la communication et linformation, pour la réussite et la réalisation des objectifs.
Pour ce qui est des moyens technologiques, lavant projet de loi encourage et incite lentreprise publique vers le partenariat avec les compagnies étrangères qui détiennent ces technologies. Une meilleure gestion permettra assurément un meilleur financement des investissements de lentreprise afin dacquérir les technologies pétrolières modernes.
Les contraintes denvironnement telles que les systèmes bancaire et de télécommunication existent. Cependant, il est vrai quil est impératif dintroduire les réformes nécessaires de ces systèmes qui doivent être menées par les Ministères concernés conformément au programme du gouvernement.
Question : Le projet de création des agences ALNAFT et de régulation doit être revu complètement par une valorisation et un recentrage effectifs du rôle et de la mission de l'Etat puissance publique du Domaine Minier et confié réellement et sans détour à une structure interne de l'Autorité directe du Ministère de l'Energie et des Mines et le Conseil National de l'Energie.
Réponse : Il s'agit là d'une organisation des services de l'Etat donc qui dépendent de ses prérogatives de les agencer comme il l'entend.
Le fait de concentrer ces missions au niveau de l'Administration du Ministère donnera certainement les résultats que nous enregistrons actuellement, par la non possibilité de rémunérer la ressource humaine experte nécessaire à la prise en charge des missions et prérogatives de l'Etat.
Une autre conséquence de cette concentration au niveau de lAdministration centrale est déliminer le pouvoir darbitrage, à travers le Ministère, que lEtat doit jouer en dernier ressort entre ALNAFT et les opérateurs quels quils soient.
Il faut rappeler que le Ministère s'était déjà en 1989 / 90 préparé à mettre en place des Agences du même genre au vu des faibles performance et résultats de l'Administration Centrale et de Sonatrach en matière de gestion du Domaine minier, notamment en association. Le projet de création des agences de lépoque ne pouvait aboutir du fait du statut de fonctionnaires qui ne permettait pas davoir les moyens humains expertes nécessaires à ce genre de missions.
ALNAFT, Agence de contrat n'est pas une nouvelle Sonatrach; c'est un démembrement de l'Administration Centrale qui prend en charge les missions et les prérogatives de l'Etat déléguées momentanément à Sonatrach par manque de moyens humains experts. ALNAFT na pas de conflits dintérêts entre rôle de lEtat et le rôle commercial puisquelle ne peut pas investir, elle veille à lapplication et au respect de la réglementation en vigueur régissant les activités pétrolières.
ALNAFT n'est pas une SPA, c'est une entité à statut juridique spécifique donné par la loi sur les hydrocarbures qui la dote d'autonomie de gestion technique, administrative, financière. Cette entité est chargée de l'application stricte de la réglementation concernant les activités pétrolières en matière de promotion des investissements, dappel doffres et procédures dattribution de contrats de recherche/exploitation ou exploitation uniquement, suivi et contrôle de la mise en uvre des contrats en sa qualité de partie contractante. Elle est également chargée de la gestion des banques de données relatives au Domaine Minier Hydrocarbures, donc plus douverture et de transparence et traitement non discriminatoire en matière dinformations géologiques, géophysiques notamment.
Question : Ces situations en perspective seront aggravées par les multiples problèmes d'interface qui se poseront à l'avenir entre les différentes entreprises publiques et même privées du secteur de l'Energie.
Réponse : La loi sera suivi immédiatement par l'élaboration des textes d'application qui d'ailleurs sont en cours par la mise à jour des textes existants et l'élaboration de nouveaux.
Ces textes clarifieront beaucoup de zones qui semblent encore obscures, ils permettront aussi de simplifier l'exécution des concepts de la loi sur le terrain.
La mise en uvre de la loi vise à multiplier les intervenants et le nombre des investisseurs tant privés que publics, dans le but de multiplier les opportunités de création d'emploi et de création de richesse.
En ce qui concerne les «difficultés d'interface», nous ne voyons aucune difficulté dinterface. Néanmoins, si vous pouvez nous éclairer sur ces problèmes dinterface, il peut être mis en place une équipe technique pour évaluer et discuter ces types de problèmes et leur apporter les propositions de solutions ou de démarches utiles.
En conclusion, on peut dire que L'Algérie est reconnue aujourd'hui comme un pays à fort potentiel en hydrocarbures. Les dispositions de cet avant-projet de loi sont destinées d'abord à mettre en évidence et à faire fructifier ces réserves dormantes au profit de la collectivité nationale, à linstar de ce qui est stipulé dans la loi sur les Mines qui vient dêtre adoptée par le Parlement.
Si la mondialisation nous impose des défis, elle nous ouvre en même temps des opportunités d'insertion dans le processus de globalisation que nous devons savoir saisir à temps. Des mesures dadaptation appropriées sont nécessaires, comme le préconise le Programme du Gouvernement, pour parer à la fois aux effets de la compétitivité internationale et pour nous permettre de nous intégrer harmonieusement à ce processus au lieu de le subir.
La nouvelle politique de lénergie qui inspire cet avant-projet de loi, s'inscrit dans cet esprit. C'est à ce prix que le secteur des hydrocarbures pourra continuer à jouer le rôle datout maître, entre nos mains, pour la conduite et la réussite de notre développement.
A N N E X E
Le développement du secteur de lEnergie et des Mines
Le développement de lénergie et des mines est un impératif pour la stabilité financière de lEtat, la viabilité des finances extérieures, la satisfaction des usagers et la croissance de lemploi. Ce développement nest plus souhaitable sur la base exclusive des capitaux publics. Il est indispensable, comme la déjà montré le partenariat dans le secteur des hydrocarbures, dassocier des capitaux privés, locaux et étrangers, à la mise en valeur du potentiel formidable de développement que recèle ce secteur.
Objectifs de la nouvelle politique énergétique et minière
La nouvelle politique concilie les préoccupations de souveraineté nationale sur le domaine minier avec lamélioration continue des performances du secteur.
Les buts spécifiques de cette politique sont :
Dans ce contexte, des amendements aux lois et réglements sur les hydrocarbures, lélectricité et les mines, et aux statuts des entreprises publiques savèrent indispensables. Ils porteront notamment, sur les dispositions suivantes :
Le développement de nouveaux types de contrats dexploration et de production des hydrocarbures et des minerais, simples, transparents et faciles à exécuter, et de moyens de contrôle et daccélération des procédures de mise en place des nouveaux contrats et de mise en production des nouveaux gisements;
La libéralisation, à moyen terme, des transactions des raffineries et de leur participation dans la distribution et la commercialisation des produits raffinés sur les marchés extérieurs;
Le libre accès de toutes les entreprises, publiques et privées, aux réseaux de transport par oléoducs et gazoducs et délectricité, avec application de tarifs non discriminatoires pour le transport des produits de tous les opérateurs qui veulent vendre leur brut, leur gaz naturel ou leur électricité sur le marché intérieur;
La liberté à accorder aux investisseurs privés pour la construction et lexploitation futures délectricité et de gaz naturel. Les entreprises publiques concernées par lélectricité (actuellement Sonatrach et Sonelgaz) agiront seules ou en association avec dautres entreprises publiques ou privées. Pour les exportations futures de gaz naturel, la Sonatrach continuera à vendre le gaz naturel seule ou en association avec des entreprises publiques ou privées.
Laccès des citoyens défavorisés et des régions déshéritées aux produits énergétiques et celui des citoyens à leau produite à partir dunités de dessalement associés aux projets énergétiques, sera renforcé, sur une base sélective et de maîtrise des coûts avec un apport direct public en partenariat avec le secteur privé. Un effort particulier sera consacré au développement des énergies renouvelables.
Ces changements législatifs, réglementaires et institutionnels augmenteront le niveau des revenus de lEtat provenant des hydrocarbures, de lélectricité et des mines. A moyen terme, ces revenus augmenteront en fonction des prix des produits et des performances des entreprises dans la maîtrise des coûts.