Valoriser d'avantage les richesses nationales :

De nombreux gisements de richesses peuvent améliorer encore leur contribution au développement durable, soit par une meilleure mise en valeur, soit par un intérêt plus accru. 

  1.   domaine des hydrocarbures et des mines : 

Le gouvernement parachèvera les dispositifs législatifs, réglementaires et institutionnels destinés à attirer l’investissement privé national et à développer davantage les investissements étrangers directs ou en partenariat, dans les secteurs des hydrocarbures, de l’énergie et des mines, y compris dans des activités telles que l’aval des hydrocarbures et la production d’énergies renouvelables.
Des mesures appropriées seront également élaborées dans le cadre d’un dialogue transparent, pour augmenter la rentabilité de l’exploitation pétrolière et développer l’exploration énergétique dans les zones encore vierges de notre espace territorial.

En outre, le Gouvernement oeuvrera à adapter et moderniser les infrastructures portuaires destinées aux exportations des hydrocarbures pour accompagner le développement de la production. 

Par ailleurs, le Gouvernement poursuivra également le programme de raccordement des populations rurales aux réseaux de distribution de gaz et d’électricité. Le cadre de fixation de la tarification de l’électricité et du gaz connaîtra quant à lui, une adaptation. Celle-ci tiendra compte de la condition des zones et des citoyens défavorisés. Elle tiendra également compte des besoins de la croissance ainsi que de l’investissement accompagné d’une valeur ajoutée socio-économique durable, dans les secteurs de l’industrie et de la PME, de la pétrochimie, de l’agriculture, du tourisme et de l’exportation d’électricité. 
De plus, une politique de marge sur les produits pétroliers sera mise en place graduellement, pour promouvoir l’investissement national et étranger, direct ou en partenariat dans les activités de distribution, et de favoriser une utilisation plus importante du GPL carburant et de l’essence sans plomb. En accompagnement de l’ouverture de la distribution, le Gouvernement mettra en place les institutions appropriées de régulation économique et de contrôle de la santé, de la sécurité industrielle et de protection de l’environnement.

Enfin, le Gouvernement poursuivra les efforts de protection et d’entretien des infrastructures de l’industrie des hydrocarbures pour garantir la sécurité des travailleurs et celle de leur environnement.

2.  le dessalement de l’eau de mer :

un programme important de réalisation de grandes stations de dessalement est en cours, par le biais du recours à la concession, dans le cadre d’entreprises mixtes et en association avec le secteur de l’énergie qui y engage des capitaux.

Le secteur de l’énergie continuera d’y œuvrer en étroite collaboration avec celui chargé des ressources en eau. Le Gouvernement étudiera la possibilité pour le Trésor de prendre part au capital des sociétés mixtes de réalisation et de gestion des ces stations pour réduire le coût final de l’eau dessalée. En outre, le programme en cours de réalisation de petites stations de dessalement sera parachevé. 

Les infrastructures ferroviaires

Le réseau ferroviaire national nécessite encore d’importants efforts d’extension, de modernisation et d’amélioration des équipements ainsi que pour l’amélioration de sa gestion.

 Le portefeuille des projets à réaliser est important et couvre :

i.
la réalisation de la ligne Redjem Demouche-Mecheria,
ii.
le prolongement de la rocade des Hauts Plateaux de Msila à Saida via Ain Oussera et Tiaret,
iii.
la boucle sud de Hassi Messaoud à Djelfa via Touggourt et Djelfa,
iv.
La modernisation de la voie entre Relizane et Tiaret,
v.
le doublement et l’électrification de la voie entre Thenia et Tizi Ouzou ainsi que de la ligne est-ouest dans le nord du pays.
vi. La rénovation de la ligne minière à l’est
vii.
ainsi que la modernisation du réseau ferroviaire de la capitale. 

La planification de ce programme à court et moyen termes sera nécessaire, en tenant compte de l’ensemble des programmes nationaux d’infrastructures y compris dans le secteur de l’eau. Il est également nécessaire de maîtriser les études de ces projets et de prévenir tout retard augmentant les coûts une fois que les réalisations sont lancées. 

Les infrastructures portuaires

          
En matière d’entretien et d’extension des ports, un programme substantiel sera poursuivi annuellement et devra associer de plus en plus les capacités des entreprises de gestion.
Ce programme portera notamment sur :

i. 
:l’entretien et le développement des infrastructures,
ii.
 :le développement et la mise à niveau des ports pétroliers ;
iii. : la réalisation et l’équipement d’un second terminal à conteneurs au niveau du port d’Alger ainsi que l’extension du terminal du port d’Oran, l’aménagement d’un terminal de transbordement des conteneurs au port de Djendjen et la réalisation d’un terminal polyvalent au port de Bejaia.

En matière de modernisation des ports, l’intérêt sera porté sur :

i. :
la mise en place des autorités portuaires,
ii. : la spécialisation des quais,
iii. :
le renouvellement et la modernisation des équipements de manutention et de navigation, 
iv. :
la généralisation de la mise en place des outils modernes de gestion et l’informatisation ;
v. : la codification et la contractualisation des relations commerciales entre epriseportuaire, l’opérateur et usager ;
vi. :
l’amélioration des conditions d’accueil des passagers ;
vii.
: le renforcement de la sécurité des enceintes portuaires et du contrôle y compris par la généralisation des scanners.